Une tentative d'incendie a visé la résidence secondaire des grands-parents du petit Émile, au Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence), samedi 16 mai 2026. L'incident a conduit à l'interpellation d'un homme de 78 ans, dont la garde à vue a été prolongée dimanche matin. Les grands-parents de l'enfant, dont la disparition en juillet 2023 avait défrayé la chronique, dénoncent désormais un danger persistant et critiquent leur traitement médiatique, selon Franceinfo – Faits divers.
Ce qu'il faut retenir
- Une tentative d'incendie a endommagé la résidence secondaire des grands-parents d'Émile au Haut-Vernet, samedi 16 mai 2026.
- Un homme de 78 ans a été interpellé et placé en garde à vue, dont la durée a été prolongée dimanche matin.
- Les grands-parents affirment se sentir « en danger » et dénoncent un lynchage médiatique après leur précédente garde à vue en 2025.
- En juillet 2023, Émile avait disparu, entraînant en 2025 une garde à vue des grands-parents et de deux de leurs enfants pour « homicide volontaire » et « recel de cadavre ».
- L'avocat de la grand-mère, Anne Vedovini, évoque un événement « particulièrement éprouvant » dans un contexte déjà chargé émotionnellement.
Une résidence secondaire endommagée par un départ de feu
Samedi 16 mai 2026, vers la fin de journée, un incendie a pris dans la résidence secondaire des grands-parents d'Émile, située au Haut-Vernet, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Les flammes ont provoqué des dégâts matériels importants, mais n'ont heureusement fait aucune victime. Les secours sont intervenus rapidement pour maîtriser le sinistre, évitant ainsi une propagation plus large.
Dès le lendemain, dimanche 17 mai, les grands-parents ont tenu à s'exprimer auprès de BFMTV. Ils ont exprimé leur inquiétude quant à leur sécurité, déclarant : « Aujourd'hui, nos enfants et nous-mêmes sommes en danger car après les gardes à vue, nous avons été broyés et jetés en pâture dans les médias. » Ils estiment que des personnes malveillantes pourraient encore chercher à leur nuire.
Un homme de 78 ans en garde à vue prolongée
Un suspect de 78 ans a été interpellé dans le cadre de cette affaire. Selon les informations recueillies par Franceinfo – Faits divers, sa garde à vue, initialement prévue pour une durée de 24 heures, a été prolongée dimanche matin par les autorités judiciaires. Les motifs précis de cette prolongation n'ont pas été divulgués, mais elle pourrait s'expliquer par la nécessité d'approfondir l'enquête ou de recueillir des éléments supplémentaires.
Cette interpellation s'inscrit dans un contexte judiciaire déjà complexe pour les grands-parents d'Émile. En effet, ceux-ci, ainsi que deux de leurs enfants majeurs, avaient été placés en garde à vue en 2025 pour des chefs d'accusation graves, avant d'être relâchés 48 heures plus tard faute de preuves suffisantes.
Un contexte judiciaire et médiatique déjà lourd
La disparition d'Émile en juillet 2023 avait marqué l'opinion publique et suscité une couverture médiatique intense. Les grands-parents, qui avaient été brièvement suspectés à l'époque, avaient toujours clamé leur innocence. Leur garde à vue en 2025, pour « homicide volontaire » et « recel de cadavre », avait relancé les interrogations autour de cette affaire non élucidée.
Julien Pinelli, l'avocat d'Anne Vedovini, a souligné la gravité de la situation : « Cette tentative d'incendie était un événement particulièrement éprouvant, et à plus forte raison dans un lieu aussi chargé sur le plan de l'émotion. » Il a également évoqué la possibilité de mettre en place une protection pour les grands-parents, estimant qu'une telle mesure pourrait s'avérer « utile » compte tenu des risques qu'ils décrivent.
« Aujourd'hui, nos enfants et nous-mêmes sommes en danger car après les gardes à vue, nous avons été broyés et jetés en pâture dans les médias. Il restera toujours des personnes soucieuses de nous faire du mal. »
— Les grands-parents d'Émile, s'exprimant auprès de BFMTV
Des craintes persistantes malgré la libération en 2025
Après leur garde à vue en 2025, les grands-parents d'Émile avaient été libérés faute de charges suffisantes. Pourtant, la procédure judiciaire n'a pas permis de faire la lumière sur la disparition de l'enfant, laissant de nombreuses zones d'ombre. Les déclarations des grands-parents ce week-end révèlent une angoisse persistante, alimentée par la récente tentative d'incendie et l'interpellation d'un suspect âgé de 78 ans.
Le Haut-Vernet, où se situe la résidence secondaire concernée, est une zone rurale des Alpes-de-Haute-Provence. Ce territoire, déjà marqué par l'affaire Émile, voit désormais sa tranquillité perturbée par ces événements récents. Les autorités locales n'ont pas communiqué sur d'éventuelles mesures de protection renforcée pour la famille.
Cette nouvelle étape judiciaire laisse plusieurs questions en suspens : les motivations du suspect de 78 ans seront-elles élucidées ? Une protection renforcée sera-t-elle accordée aux grands-parents ? Enfin, l'enquête sur la disparition d'Émile, ouverte depuis près de trois ans, pourrait-elle connaître un tournant grâce à ces récents développements ? Autant de réponses qui pourraient émerger dans les semaines à venir.
Ils estiment être en danger en raison de la tentative d'incendie qui a visé leur résidence secondaire samedi 16 mai 2026, ainsi que des répercussions médiatiques de l'affaire Émile. Selon eux, cette médiatisation les a exposés à des risques persistants, et ils craignent que des personnes malveillantes cherchent à leur nuire.