Un bus de la ligne 27 de la RATP a entièrement pris feu ce jeudi 18 juin au matin dans le XIIIe arrondissement de Paris, alors qu’il était stationné à son terminus Porte d’Ivry. Selon Le Figaro, aucun voyageur ne se trouvait à bord au moment de l’incident, qui n’a fait aucun blessé.

Ce qu'il faut retenir

  • Un bus entièrement calciné : le véhicule articulé a été réduit en cendres par les flammes, selon le maire du XIIIe arrondissement, Jérôme Coumet.
  • Une explosion entendue : des riverains ont rapporté avoir perçu de forts bruits d’explosion avant l’embrasement.
  • Aucun blessé : l’incendie a été maîtrisé rapidement par les pompiers, sans conséquence humaine.
  • Un précédent dans le département : il s’agit du vingtième incendie de bus en service recensé en France en trois ans, un phénomène qui interroge.
  • Une enquête en cours : les causes exactes de l’incendie restent à déterminer par les autorités locales.

Un bus réduit en cendres en plein terminus

Le véhicule, stationné à son point d’arrivée Porte d’Ivry, a été entièrement « calciné » par les flammes, a indiqué Jérôme Coumet, maire du XIIIe arrondissement, dans un message publié sur Facebook. « Le bus articulé est entièrement calciné, des arbres et un candélabre autour ont également pris un coup de chaud », a-t-il précisé. Les riverains ont également signalé avoir entendu de « importants bruits d’explosion » avant l’embrasement, selon l’édile.

L’incendie s’est déclaré en début de matinée, alors que le bus n’était pas en service. Aucune victime n’est à déplorer, a confirmé la mairie dans son communiqué. Les équipes de la RATP sont actuellement mobilisées pour procéder au retrait de l’épave, a ajouté Jérôme Coumet, qui a salué l’intervention « efficace » des pompiers.

Les pompiers maîtrisent l’incendie en moins d’une heure

Les secours sont intervenus rapidement sur place. D’après les informations communiquées par les pompiers de Paris au Parisien, le feu a été maîtrisé à 7 heures, soit moins d’une heure après son déclenchement. Les autorités n’ont signalé aucun blessé, ni parmi les passagers ni dans les environs. Les circonstances exactes de l’incendie restent à ce stade inconnues et font l’objet d’une enquête par les services compétents.

Un incendie de ce type, même s’il n’a pas fait de victime, soulève des questions sur la sécurité des transports en commun à Paris. Le XIXe arrondissement avait déjà été touché par un incendie similaire en 2023, rappelant la vulnérabilité des véhicules stationnés en extérieur.

Un phénomène récurrent qui interroge les autorités

Il s’agit du vingtième incendie de bus en service recensé en France en trois ans, selon les données disponibles. Début mai 2026, plusieurs bus avaient déjà pris feu à Neuilly-Plaisance, en Seine-Saint-Denis, provoquant une onde de choc dans le secteur des transports publics. Ces événements récents ont poussé le groupe de la gauche communiste, écologiste et citoyenne au conseil régional d’Île-de-France à demander à Valérie Pécresse, présidente de la région, d’ouvrir une mission d’enquête sur ces incendies à répétition.

Parmi les hypothèses évoquées pour expliquer ces départs de feu, les bus électriques sont parfois pointés du doigt. Les batteries lithium-ion, utilisées dans certains modèles récents, peuvent présenter des risques accrus en cas de défaillance ou de surchauffe. Cependant, aucune cause officielle n’a encore été établie pour ces incidents, et les constructeurs insistent sur les protocoles de sécurité en place.

Un retour des bus électriques Bolloré à Paris

Les bus électriques de la marque Bolloré avaient été retirés du réseau parisien en 2022 après deux incendies. Or, selon des informations rapportées par Le Figaro, ces véhicules pourraient faire leur retour dans la capitale. Une décision qui intervient dans un contexte où les autorités cherchent à verdir les transports en commun, mais qui suscite des interrogations après les récents incidents.

Les associations de défense des consommateurs et certains élus locaux appellent à une vigilance accrue sur les normes de sécurité appliquées aux nouveaux modèles de bus électriques. La question de la maintenance et de la résistance des batteries en cas de forte chaleur, notamment en période de canicule, est également au cœur des débats.

Et maintenant ?

Les autorités locales et la RATP devraient publier sous peu un rapport préliminaire sur les causes de l’incendie de ce jeudi. Une mission d’enquête régionale, si elle est effectivement lancée par Valérie Pécresse, pourrait permettre de dresser un état des lieux des risques liés aux bus en service en Île-de-France. D’ici là, les riverains et les usagers des transports publics pourraient être invités à signaler tout comportement suspect ou anomalie concernant les véhicules stationnés en extérieur.

Côté technique, les résultats des expertises menées sur les batteries des bus incriminés devraient être communiqués d’ici la fin du mois, selon des sources proches du dossier. Ces données permettront peut-être de clarifier les causes récurrentes de ces départs de feu.

L’incident de ce jeudi rappelle une fois encore les défis posés par la transition énergétique dans les transports, entre impératifs écologiques et exigences de sécurité. Une équation qui ne manquera pas de faire l’objet de discussions dans les semaines à venir, tant à l’échelle locale que nationale.

Les bus électriques, notamment ceux équipés de batteries lithium-ion, sont particulièrement surveillés en raison des risques d’emballement thermique, un phénomène qui peut provoquer un incendie difficile à maîtriser. Plusieurs incendies de ce type ont déjà été recensés en France et en Europe ces dernières années, poussant les autorités à renforcer les contrôles sur ces véhicules.

À ce stade, aucune décision de suspension n’a été annoncée par la RATP. La société continue d’évaluer la situation et de collaborer avec les autorités pour garantir la sécurité des usagers. Les prochaines semaines devraient apporter des éléments de réponse sur les mesures à venir.