Le marché des vélos électriques urbains s’enrichit d’un nouveau modèle avec le Nakamura Crosslite, proposé par Intersport sous sa marque dédiée aux VAE. Selon Frandroid, qui a pu tester ce vélo, ce modèle se distingue par sa fourche en carbone, sa transmission monovitesse à courroie et son capteur de couple, malgré un lancement perturbé par la faillite de son partenaire technologique en juin 2025.
Présenté initialement pour l’automne 2025, le Crosslite a dû être repensé après l’échec de l’intégration du système de sécurité PentaLock. Le remplacement de cette technologie par un capteur de couple a finalement permis une commercialisation en mars 2026, au même tarif annoncé sous les 2 000 €. Disponible en noir et en deux tailles (M ou L), ce VAE mise sur un design à la fois cossu et sportif, avec un cadre fermé et une géométrie adaptée à la ville.
Ce qu'il faut retenir
- Un lancement retardé : initialement prévu pour l’automne 2025, le Crosslite a été reporté à mars 2026 en raison de la faillite de PentaLock, le fournisseur du système de sécurité initialement prévu.
- Un prix attractif : proposé à 1 899,99 €, le modèle se positionne comme une alternative abordable aux VAE haut de gamme comme le Voltaire Legendre (2 490 €) ou le Shiftbikes 2 (2 290 €).
- Une transmission innovante : équipé d’une courroie et d’un capteur de couple, le Crosslite offre un démarrage dynamique et une utilisation simplifiée, sans boîte de vitesses.
- Une autonomie limitée : avec une batterie de 345 Wh, l’autonomie réelle oscille entre 40 et 50 km selon les conditions, bien en deçà des 80 km annoncés par le constructeur.
- Un éclairage intégré, mais perfectible : les phares avant et arrière sont intégrés au cadre et au cintre, mais leur positionnement et leur puissance pourraient être améliorés pour une meilleure visibilité.
Un design polyvalent et une finition soignée, mais quelques compromis
Le Nakamura Crosslite se distingue par son allure à la fois robuste et élancée, avec un cadre fermé et une fourche avant en carbone. Selon Frandroid, ce modèle mise sur un équilibre entre confort et sportivité, grâce à une géométrie active et une position de conduite dynamique. La fourche carbone, en particulier, limite les vibrations sur les pavés, ce qui améliore le confort sur les trajets urbains.
Côté équipements, le Crosslite intègre un éclairage intégré, légèrement asymétrique à l’avant et intégré au cintre, ainsi qu’un feu arrière discret. Le porte-bagages, emprunté au Nakamura Crossover GT, est doté de deux sacoches latérales limitant le poids total à 10 kg. Cependant, la sonnette fournie est jugée trop encombrante pour le cintre, et les poignées, bien que confortables, sont un peu trop souples pour les longs trajets. Le poids total annoncé de 19,4 kg (20,8 kg selon les mesures de Frandroid) reste dans la moyenne pour un VAE urbain.
Une transmission monovitesse à courroie et un moteur bruyant
Le Crosslite repose sur une transmission monovitesse à courroie, couplée à un moteur arrière de type moyeu (Naka Hub One) développant un couple de 42 Nm. Cette configuration, simple et peu exigeante en entretien, se révèle adaptée à un usage urbain, même si elle limite la polyvalence sur les routes vallonnées. Le capteur de couple permet un démarrage immédiat, même si des ratés occasionnels ont été observés lors des tests.
Le moteur, bien que réactif, émet un bruit perceptible à basse vitesse, ce qui peut donner une impression de manque de finition. L’assistance se décline en deux modes, mais la différence entre les deux est surtout notable en côte. Le braquet permet facilement de dépasser les 25 km/h réglementaires, poussant les testeurs à rouler naturellement autour de 30 km/h sur le plat. En mode off, le vélo reste maniable, même si le pédalage exige un effort accru.
Une autonomie décevante et des voyants d’autonomie illisibles
La batterie de 345 Wh, annoncée pour 80 km d’autonomie, affiche en réalité des performances bien inférieures. Selon les mesures réalisées par Frandroid en conditions idéales (22 °C, terrain plat, mode 1), l’autonomie atteint à peine 50 km. À 10 °C, ce chiffre chute à 40 km, et le mode 2 ne prolonge que marginalement cette autonomie. La recharge rapide (168 W) permet de récupérer 25 % en 40 minutes et 75 % en deux heures, mais les voyants de batterie, placés sur le tube supérieur, sont quasi illisibles en journée.
Les instabilités des voyants compliquent encore l’évaluation de l’autonomie restante. Une fois le niveau descendu sous les 25 %, le vélo ne donne plus d’indication précise, et l’assistance se coupe brutalement après deux derniers kilomètres sans avertissement clair. La possibilité d’ajouter une batterie externe de 250 Wh (Naka Booster) permet de porter l’autonomie théorique à 75 km, mais cette option n’est pas encore disponible sur le site officiel.
Un rapport qualité-prix intéressant, mais des concurrents mieux équipés
Avec un prix de 1 899,99 €, le Nakamura Crosslite se positionne comme une alternative économique face à des modèles plus onéreux comme le Voltaire Legendre (2 490 €), le Shiftbikes 2 (2 290 €) ou l’Ellipse E1 (2 390 €). Son principal rival reste le Tenways CGO600 Pro, disponible à 1 758 € avec porte-bagages, qui mise sur un écran et une autonomie supérieure. Le Crosslite compense ces lacunes par une garantie à vie sur le cadre et la fourche, ainsi qu’une fabrication française assurée par l’usine MFC de Machecoul.
Malgré ses compromis (absence d’écran, moteur bruyant, autonomie limitée), le modèle séduit par sa conduite stable et son design soigné. Il s’adresse particulièrement aux utilisateurs recherchant un VAE simple, robuste et facile à entretenir, sans prétendre rivaliser avec les références du segment en termes de technologie ou de polyvalence.
En attendant, le Nakamura Crosslite reste une option séduisante pour les citadins recherchant un vélo électrique abordable, maniable et doté d’une transmission moderne, malgré ses quelques limites techniques.
Parmi les principaux concurrents du Nakamura Crosslite à moins de 2 000 €, on trouve le Tenways CGO600 Pro (1 758 €), l’Ado Air 30 Ultra (1 799 €) et le Winora iRide Pure X10 (1 649,99 €). Ces modèles proposent des équipements variés, comme des écrans ou des batteries plus performantes, mais à des tarifs souvent proches.
À ce jour, la batterie externe Naka Booster n’apparaît pas sur le site officiel d’Intersport. Le constructeur n’a pas encore communiqué de date pour sa mise en vente, laissant planer un doute sur sa disponibilité future.