Selon Journal du Coin, la Banque centrale d’Iran (BCI) a récemment constitué une réserve en cryptomonnaies incluant du bitcoin (BTC), de l’ethereum (ETH) et du tether (USDT). Cette initiative s’inscrit dans un contexte de tensions économiques persistantes et de recherche d’alternatives aux systèmes financiers traditionnels.

Ce qu'il faut retenir

  • La Banque centrale d’Iran détient désormais une réserve en bitcoin (BTC), ethereum (ETH) et tether (USDT).
  • Cette décision intervient alors que le pays cherche à contourner les sanctions internationales et à stabiliser son économie.
  • L’USDT, stablecoin indexé sur le dollar, représente une part significative de cette réserve.

Une stratégie financière face aux sanctions internationales

La constitution de cette réserve en cryptomonnaies par la Banque centrale d’Iran reflète une volonté de diversifier ses actifs financiers. Téhéran, soumis à des sanctions économiques depuis plusieurs années, explore des solutions pour préserver la valeur de ses réserves et faciliter les échanges internationaux. D’après Journal du Coin, cette approche s’inscrit dans une logique de contournement des restrictions imposées par les États-Unis et l’Union européenne.

Les cryptomonnaies, notamment le bitcoin et l’ethereum, offrent une alternative aux systèmes bancaires traditionnels. Leur utilisation permet à l’Iran de maintenir des flux financiers malgré l’isolement économique. Le tether, quant à lui, apporte une stabilité relative grâce à son ancrage sur le dollar, limitant les risques de volatilité.

Un contexte économique marqué par l’inflation et l’instabilité

L’économie iranienne traverse une période de forte inflation et de dépréciation de sa monnaie locale, le rial. En 2025, le taux d’inflation a atteint près de 50 %, selon les estimations des économistes. Face à cette situation, les autorités iraniennes multiplient les initiatives pour sécuriser leurs réserves et limiter l’impact des sanctions.

La Banque centrale d’Iran avait déjà annoncé en 2024 son intention de diversifier ses avoirs en incluant des actifs numériques. Cette politique s’accélère désormais, avec une réserve désormais officiellement constituée de BTC, ETH et USDT. Comme le rapporte Journal du Coin, cette stratégie pourrait s’étendre à d’autres cryptomonnaies à l’avenir.

Les cryptomonnaies, un outil de résilience pour l’économie iranienne ?

L’utilisation des cryptomonnaies par la Banque centrale d’Iran soulève plusieurs questions. D’une part, cette démarche pourrait renforcer la résilience du système financier iranien face aux sanctions. D’autre part, elle expose le pays à des risques réglementaires et technologiques, notamment en matière de cybersécurité et de conformité aux normes internationales.

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Cette réserve en cryptomonnaies est une réponse aux défis économiques auxquels l’Iran fait face, mais elle comporte des risques que les autorités devront gérer avec prudence »,
a indiqué un analyste financier cité par Journal du Coin. La Banque centrale devra également composer avec la volatilité des marchés crypto, un secteur réputé pour ses fluctuations brutales.

Et maintenant ?

Les prochains mois seront déterminants pour évaluer l’impact de cette réserve en cryptomonnaies sur l’économie iranienne. Les autorités devront surveiller de près la stabilité des actifs détenus et leur intégration dans les mécanismes de paiement internationaux. Une éventuelle reconnaissance officielle de ces cryptomonnaies par d’autres pays pourrait aussi influencer leur rôle dans l’économie iranienne.

Reste à voir si cette initiative permettra à l’Iran de contourner durablement les sanctions ou si elle se heurtera aux limites imposées par le système financier mondial.

L’USDT a été sélectionné pour sa stabilité relative, son ancrage sur le dollar et sa liquidité élevée sur les plateformes d’échange. Contrairement à d’autres cryptomonnaies volatiles comme le bitcoin ou l’ethereum, le tether offre une valeur plus prévisible, ce qui en fait un choix stratégique pour une réserve de précaution.