La Biennale d'art urbain, qui se tient à l'aciérie de Völklingen, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, a ouvert ses portes ce samedi 14 mai 2026. Selon Euronews FR, des dizaines d'artistes urbains venus de 17 pays se sont donné rendez-vous sur l'un des sites industriels les plus importants d'Europe pour une exposition qui exploite pleinement ses vastes espaces et cette omniprésente impression d'abandon.
Ce qu'il faut retenir
- La Biennale d'art urbain se tient à l'aciérie de Völklingen, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.
- Des dizaines d'artistes urbains venus de 17 pays participent à l'exposition.
- L'aciérie de Völklingen est un site industriel important en Europe.
- L'exposition exploite les vastes espaces de l'aciérie et l'impression d'abandon qui y règne.
- La Biennale d'art urbain se tiendra jusqu'au 15 novembre 2026.
La Völklinger Hütte, ancienne usine sidérurgique allemande, sert de décor à l'Urban Art Biennale 2026. Selon Ralf Beil, directeur général du site, ouvert au public en tant que musée, « Ce lieu est au cœur de l'art urbain et du graffiti ». Les artistes adorent cet endroit et ils créent des œuvres pour la Völklinger Hütte, dans la Völklinger Hütte, avec la Völklinger Hütte », ajoute-t-il.
L'édition de cette année réunit 50 artistes. Parmi eux, l'artiste installé en France Tomas Lacque, dont l'installation met en scène une petite camionnette, un tas de pneus, des jouets et des débris recouverts d'une couche de peinture. Présentée dans une halle où les fours tournaient autrefois, l'œuvre semble évoquer une mobilité fondée sur les énergies fossiles, recouverte de cendres comme Pompéi.
L'artiste néerlandais Boris Tellegen, plus connu sous le nom de Delta, a réalisé une imposante sculpture en bois vert et noir qui illumine l'intérieur de l'aciérie. Le collectif Vortex-X, basé en France et spécialisé dans le recyclage de matériaux de récupération, a tendu des faisceaux de tissu industriel blanc à travers l'une des halles du bâtiment, dans une œuvre intitulée « Memory in transit ».
L'artiste espagnol Ampparito a peint les mots « no hay nada de valor » (littéralement : « il n'y a rien de valeur ici ») en énormes lettres blanches sur le toit de l'un des immenses hangars du site, une œuvre qui se découvre idéalement depuis une plateforme d'observation située à 45 mètres au-dessus du sol.
La conclusion de l'article, rédige par les journalistes d'Euronews FR, mentionne que la Biennale d'art urbain continuera à mettre en valeur les vestiges de l'aciérie de Völklingen.