La réindustrialisation française a connu un net ralentissement en 2025, avec seulement 19 ouvertures ou extensions nettes d'usines en France, selon BFM Business. Ce chiffre représente une baisse significative par rapport à l'année précédente, où le solde net d'ouvertures et d'extensions de sites industriels était de +88.

Ce ralentissement est attribué à la dégradation du contexte international, caractérisé par une concurrence accrue et l'essor de surcapacités asiatiques, ainsi que l'instauration de droits de douane par les États-Unis en 2025 et la hausse des prix de l'énergie.

Ce qu'il faut retenir

  • 19 ouvertures ou extensions nettes d'usines en France en 2025
  • Baisse de 4,5 fois par rapport à 2024
  • La dégradation du contexte international est considérée comme l'un des facteurs clés du ralentissement
  • Certaines industries, comme l'industrie verte et l'aéronautique, continuent de croître
  • D'autres secteurs, tels que la chimie et la métallurgie, connaissent un déclin

Les secteurs en bonne santé

Malgré le ralentissement général, certains secteurs continuent de connaître une croissance positive. L'industrie verte, par exemple, a enregistré 26 ouvertures nettes, suivie de la défense, l'aéronautique et le spatial avec 19 ouvertures nettes, et l'électronique avec 12 ouvertures nettes.

Ces secteurs bénéficient souvent de politiques de soutien et d'investissements ciblés, qui contribuent à leur développement. L'industrie verte, en particulier, est considérée comme un secteur clé pour la transition énergétique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Les secteurs en déclin

À l'opposé, certains secteurs connaissent un déclin marqué. Les transports, par exemple, ont enregistré 14 fermetures nettes, suivis de la chimie avec 8 fermetures nettes, l'industrie mécanique avec 8 fermetures nettes, et la métallurgie avec 6 fermetures nettes.

Ces secteurs sont souvent confrontés à des défis tels que la concurrence internationale, les coûts élevés de production et les réglementations environnementales. Le gouvernement et les acteurs économiques doivent travailler ensemble pour trouver des solutions et soutenir ces secteurs en difficulté.

Les réactions et les attentes

Face à ce ralentissement, l'État assure poursuivre son soutien à l'industrie française à l'échelon national, via ses dispositifs de financement, et « intensifie son action » au niveau européen en faveur du soutien à la compétitivité de l'industrie.

Bpifrance estime que la réindustrialisation de la France « est sur un plateau » mais qu'« il faut de plus en plus d'efforts » pour s'y maintenir, selon son directeur général Nicolas Dufourcq. Le gouvernement et les acteurs économiques doivent continuer à travailler ensemble pour relancer la croissance industrielle et créer des emplois.

Et maintenant ?

Malgré les défis actuels, la dynamique de création d'usines devrait se poursuivre en 2026, avec 150 usines en cours de création, soutenues par le crédit impôt pour l'industrie verte, l'appel à projets « Première usine » du plan d'investissement France 2030, ou annoncées dans les dernières éditions de Choose France.

Les prochains mois seront cruciaux pour déterminer l'avenir de la réindustrialisation française. Les acteurs économiques et le gouvernement doivent continuer à travailler ensemble pour trouver des solutions et soutenir les secteurs en difficulté, tout en encourageant la croissance des secteurs en bonne santé.

En conclusion, la réindustrialisation française a connu un ralentissement en 2025, mais des secteurs clés continuent de croître. Les acteurs économiques et le gouvernement doivent poursuivre leurs efforts pour soutenir l'industrie et créer des emplois, afin de relancer la croissance économique et de préparer l'avenir de la France.