Le département du Trésor américain a annoncé lundi que le principal service de renseignement cubain, la Dirección de Inteligencia, ainsi que d'une dizaine de hauts responsables, dont le président de l'Assemblée nationale, sont désormais sous sanction.

Ce qu'il faut retenir

  • Le principal service de renseignement cubain, la Dirección de Inteligencia, est désormais sous sanction.
  • Une dizaine de hauts responsables, dont le président de l'Assemblée nationale, sont également sous sanction.
  • La sanction gèle les avoirs et interdit à toute entreprise américaine de commercer avec les entités et personnalités visées.
  • Cette décision intervient dans un contexte de forte tension entre les États-Unis et Cuba.
  • Des responsables cubains accusent Washington de préparer le terrain politique pour une intervention contre l'île.

Le ministère américain des Finances a annoncé lundi avoir ajouté le principal service de renseignement cubain, la Dirección de Inteligencia, ainsi qu'une dizaine de hauts responsables du pays à sa liste des entités et personnes sous sanction.

La sanction a été annoncée par le département du Trésor américain dans un communiqué de son Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC). Le président de l'Assemblée nationale cubaine, trois ministres et quatre généraux sont désormais sous sanction.

Une inscription à la liste de l'OFAC interdit à toute personne ou entreprise américaine, ou ayant une filiale aux États-Unis, de commercer ou faire des affaires avec les personnes ou entreprises sanctionnées.

Cette annonce intervient dans un contexte de forte tension entre les deux pays. Des responsables cubains accusent Washington de préparer le terrain politique pour une intervention contre l'île. Cette semaine, le site Axios a rapporté que Cuba avait envisagé d'utiliser des drones militaires contre la base américaine de Guantanamo.

Les États-Unis avaient déjà annoncé début mai un durcissement des sanctions contre Cuba. Dans ce contexte, le directeur de la CIA, John Ratcliffe, s'est rendu jeudi dernier à La Havane pour une réunion exceptionnelle avec de hauts responsables cubains.

La défense civile de l'île a diffusé ces derniers jours un "guide de la famille" destiné à la "protection face à une agression militaire", selon plusieurs sites officiels provinciaux. Le président de Cuba, Miguel Diaz-Canel, avait déclaré mi-avril que son pays était "prêt" à faire face à une agression militaire américaine.

Et maintenant ?

Il est difficile de prédire ce qui se passera à court terme, mais il est probable que la tension entre les États-Unis et Cuba se maintiendra. Il est possible que les deux pays engagent des négociations pour essayer de résoudre les différends, mais il est également possible que la situation se dégrade encore.

Les États-Unis ont imposé des sanctions à Cuba en raison de la tension politique entre les deux pays. Les États-Unis accusent Cuba de soutenir des mouvements révolutionnaires dans la région.

Cela signifie que les États-Unis et Cuba se trouveront probablement dans une situation de confrontation diplomatique. Les deux pays pourraient également engager des négociations pour essayer de résoudre les différends.