Le philosophe des sciences Étienne Klein, figure médiatique reconnue, se retrouve au cœur d’une polémique académique majeure. Selon Libération, l’université Paris-Cité a révélé ce jeudi 11 juin 2026 qu’une enquête interne avait mis au jour des copier-coller massifs dans sa thèse de doctorat. Les investigations menées par l’établissement ont révélé que deux tiers du document doctoral reprenaient des passages sans citation ni attribution appropriée.

Ce qu'il faut retenir

  • L’université Paris-Cité a découvert des copier-coller dans deux tiers de la thèse d’Étienne Klein, selon Libération.
  • L’établissement a confirmé avoir prononcé des décisions individuelles à l’encontre du philosophe.
  • Cette affaire s’ajoute à une série de scandales académiques récents impliquant des personnalités publiques.
  • L’enquête interne a été menée par l’université Paris-Cité, sans implication externe signalée.

L’université Paris-Cité, où Étienne Klein avait soutenu sa thèse, a confirmé à Libération avoir pris des mesures individuelles à son encontre. Libération précise que ces décisions ont été prises dans le cadre d’une procédure interne, sans plus de détails sur leur nature exacte. L’établissement n’a pas communiqué publiquement sur les suites concrètes réservées au philosophe, se contentant de confirmer l’existence des mesures prises.

La révélation de ces plagiats massifs intervient alors qu’Étienne Klein est une personnalité publique souvent invitée dans les médias pour ses prises de parole sur la science et la société. Son travail doctoral, portant sur l’histoire et la philosophie des sciences, avait été soutenu il y a plusieurs décennies. Libération indique que l’enquête a été menée récemment, sans préciser si elle avait été déclenchée par une alerte externe ou une initiative interne.

Dans le milieu académique, de tels manquements à l’éthique de la recherche sont considérés comme graves. Ils remettent en cause non seulement la validité des travaux concernés, mais aussi la crédibilité de l’institution qui les a validés. L’université Paris-Cité, créée en 2019 de la fusion de plusieurs établissements, n’a pas encore précisé si d’autres cas similaires avaient été identifiés au sein de ses rangs.

« L’université Paris-Cité confirme avoir prononcé des décisions individuelles à l’encontre du philosophe. » — Libération, 11 juin 2026

Et maintenant ?

Les prochaines étapes restent floues. Si Étienne Klein a bien été privé de son doctorat, l’université n’a pas encore communiqué sur d’éventuelles sanctions supplémentaires ou sur la possibilité pour le philosophe de faire appel. La question de la publication d’un erratum ou d’une rétractation de la thèse n’a pas non plus été abordée. Une source proche du dossier a indiqué à Libération que « l’affaire pourrait prendre une tournure judiciaire si des éléments supplémentaires étaient révélés ».

Cette affaire soulève également des interrogations sur le processus de validation des thèses dans les universités françaises. Plusieurs cas de plagiats ont été médiatisés ces dernières années, notamment dans des établissements prestigieux, interrogeant la rigueur des comités de lecture et des jurys. Pour l’heure, l’université Paris-Cité n’a pas répondu aux demandes de précisions de Libération sur les mesures envisagées pour prévenir de tels manquements à l’avenir.

La publication de cette information par Libération intervient alors que le débat sur l’intégrité académique gagne en visibilité. Les universités sont de plus en plus incitées à renforcer leurs dispositifs de détection des fraudes, notamment avec l’utilisation d’outils logiciels spécialisés. Reste à savoir si cette affaire incitera d’autres établissements à revoir leurs procédures internes.

Pour l’heure, l’université Paris-Cité a confirmé avoir pris des décisions individuelles à son encontre, sans préciser leur nature. Cela pourrait inclure la perte de son titre de docteur, voire des sanctions disciplinaires. Aucune information n’a été donnée sur d’éventuelles répercussions professionnelles ou médiatiques.