Le réseau électrique cubain a été reconnecté, jeudi 5 mars à l’aube, après une nouvelle panne qui a touché les deux tiers de l’île, dont La Havane, a annoncé le ministère de l’énergie et des mines, selon nos confrères de Le Monde.
Cette panne a eu lieu dans un contexte particulièrement tendu en raison de la crise énergétique aiguë qui touche l’île, mise sous pression par Washington. La capitale cubaine a connu ces derniers jours des délestages de plus de quinze heures, qui peuvent durer plus d’une journée en province.
Ce qu'il faut retenir
- Le réseau électrique cubain a été reconnecté après une nouvelle panne géante.
- La panne a touché les deux tiers de l’île, dont La Havane.
- La crise énergétique aiguë qui touche l’île est mise sous pression par Washington.
- La capitale cubaine a connu ces derniers jours des délestages de plus de quinze heures.
- Aucun bateau chargé de pétrole n’est officiellement entré à Cuba depuis le 9 janvier.
La situation énergétique à Cuba
L’île de 9,6 millions d’habitants est soumise depuis plus de deux ans à des coupures massives récurrentes, dont certaines ont affecté l’ensemble de l’île, parfois pendant plusieurs jours. Cette nouvelle panne est toutefois survenue dans un contexte particulièrement tendu en raison de la crise énergétique aiguë qui touche l’île, mise sous pression par Washington.
Le centre et l’ouest du pays, dont la capitale et ses 1,7 million d’habitants, étaient sans électricité depuis mercredi à la mi-journée à la suite d’une déconnexion partielle du réseau due à une déconnexion « inattendue » de la centrale électrique Antonio Guiteras, la principale de l’île.
Les conséquences de la crise énergétique
La population subit de très longs délestages quotidiens, qui se sont aggravés après la capture, en janvier, du président du Venezuela, Nicolas Maduro, et la fin des envois, sous pression de Washington, de pétrole de ce pays à destination de l’île.
Les autorités cubaines ont été forcées de prendre des mesures drastiques de rationnement et de réorganisation des activités économiques et sociales. Pour justifier cette politique de pression, Washington invoque une « menace exceptionnelle » que ferait peser Cuba, île caribéenne située à seulement 150 kilomètres des côtes de la Floride, sur la sécurité nationale américaine.
La Havane accuse Donald Trump de vouloir « asphyxier » l’économie de l’île communiste, sous embargo américain depuis 1962 et qui a subi ces dernières années un renforcement des sanctions américaines. Les réactions des autorités cubaines et des autres pays concernés par la crise énergétique à Cuba restent attendues.
