Depuis près de deux décennies, l’Égypte domine sans partage le squash mondial, tant chez les hommes que chez les femmes. À partir de ce vendredi 9 mai 2026, le pays va de nouveau briller sous les projecteurs en accueillant les Championnats du monde de squash sur son sol, plus précisément à Gizeh, près du Caire. Comme le rapporte Le Monde, cette édition s’inscrit dans la continuité d’une suprématie égyptienne qui ne se dément pas depuis le début du XXIe siècle.

Ce qu'il faut retenir

  • L’Égypte domine le squash mondial depuis 20 ans, avec une mainmise sur les classements et les titres internationaux
  • Les Mondiaux 2026 se déroulent à Gizeh, du 9 au 17 mai 2026
  • Les joueurs et joueuses égyptiens figurent parmi les favoris de cette compétition
  • Le pays a remporté plus de 80 % des titres mondiaux depuis 2000

Ce rendez-vous sportif, organisé sous l’égide de la Fédération internationale de squash (WSF), marque aussi un tournant pour l’Égypte, qui confirme son statut de nation phare de la discipline. D’après Le Monde, les athlètes égyptiens trustent les premières places des classements mondiaux depuis le début des années 2000. Une domination illustrée par des performances répétées en tournois majeurs, comme les Open du Qatar ou les British Open, où les joueurs locaux trustent les podiums.

Parmi les figures emblématiques de cette génération dorée, on compte Ali Farag et Karim Abdel Gawad chez les hommes, ainsi que Nour El Sherbini et Nouran Gohar chez les femmes. Ces athlètes, tous classés dans le top 10 mondial, incarnent cette excellence égyptienne. « Le squash est une affaire de famille ici. Les jeunes grandissent en regardant les champions locaux et rêvent de les rejoindre », a expliqué Amr Shabana, légende égyptienne et quadruple champion du monde, interrogé par Le Monde.

L’organisation des Mondiaux 2026 à Gizeh s’inscrit dans cette dynamique. Le complexe sportif choisi, situé à proximité des célèbres pyramides, offre un cadre spectaculaire pour une compétition qui promet d’être intense. Selon la WSF, cette édition pourrait attirer plus de 10 000 spectateurs sur place, un record pour un Championnat du monde de squash. « C’est une occasion unique de montrer l’étendue de notre passion pour ce sport », a déclaré Mahmoud Khattab, président de la Fédération égyptienne de squash, cité par Le Monde.

Et maintenant ?

Les prochains jours s’annoncent décisifs pour les favoris égyptiens, mais aussi pour leurs adversaires. La compétition, qui se tiendra jusqu’au 17 mai 2026, pourrait révéler de nouveaux talents ou confirmer la suprématie de la « génération dorée » égyptienne. Pour les observateurs, une victoire en simple pourrait renforcer encore l’influence du pays sur la scène mondiale, tandis qu’un échec inattendu serait analysé comme un signal d’alerte pour la discipline.

Au-delà de l’enjeu sportif, ces Mondiaux soulèvent des questions sur l’avenir du squash en Égypte. Avec plus de 500 000 licenciés dans le pays, le squash est bien plus qu’un sport : c’est un phénomène culturel. Les autorités locales misent sur cette édition pour promouvoir le squash auprès des jeunes générations et développer les infrastructures dédiées.

Pour les amateurs de la discipline, l’Égypte reste donc la Mecque du squash. Une réputation que les Mondiaux 2026 pourraient encore consolider — ou remettre en question, ne serait-ce que pour une poignée de secondes dans un match serré.

Parmi les principaux favoris égyptiens figurent Ali Farag et Karim Abdel Gawad chez les hommes, ainsi que Nour El Sherbini et Nouran Gohar chez les femmes. Ces quatre athlètes, tous classés dans le top 5 mondial, sont considérés comme les grands espoirs de médailles.