Les départements ont consacré 47,8 milliards d'euros à l'aide sociale en 2024, enregistrant une augmentation de 4,5% en un an, comme le révèle BFM Business. Cette hausse est portée principalement par l'aide sociale à l'enfance, selon une étude de la Drees publiée ce vendredi 17 avril.
Ce qu'il faut retenir
- En 2024, les dépenses sociales des départements ont atteint 47,8 milliards d'euros, en hausse de 4,5% par rapport à l'année précédente.
- L'aide sociale à l'enfance a enregistré une augmentation de 6,7%, atteignant 11,7 milliards d'euros.
- Les dépenses pour les personnes handicapées ont augmenté de 6,2% pour s'élever à 10,9 milliards d'euros en 2024.
- Les dépenses d'aide sociale aux personnes âgées ont progressé de 4,1% pour atteindre 9,2 milliards d'euros.
Augmentation des dépenses pour l'aide sociale à l'enfance
Les dépenses annuelles brutes allouées à l'aide sociale à l'enfance ont connu une augmentation significative, s'élevant à 11,7 milliards d'euros en 2024, soit une progression de 6,7% par rapport à l'année précédente. Cette croissance nationale cache cependant des disparités marquées entre les départements, certains enregistrant des hausses bien supérieures à la moyenne, tels que les Hautes-Alpes, les Côtes-d'Armor ou la Guyane avec une hausse de 20%.
Augmentation des dépenses pour les personnes handicapées
Les dépenses consacrées aux aides sociales en faveur des personnes handicapées ont également augmenté, de 6,2% en un an pour atteindre 10,9 milliards d'euros en 2024. Les deux tiers de ces dépenses sont dédiés aux aides à l'accueil, avec une progression de 9,5% pour les autres dépenses d'aide à domicile.
Progression des dépenses pour les personnes âgées
Les dépenses d'aide sociale aux personnes âgées ont progressé de 4,1% en un an pour atteindre 9,2 milliards d'euros. Cette augmentation est notamment due à l'augmentation du nombre de bénéficiaires de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) et à la revalorisation des salaires des professionnels des services d'aide et d'accompagnement à domicile, ainsi qu'à la hausse du tarif national minimum de ces services.
