Les hôpitaux publics en France ont connu une activité « extrêmement dynamique » en 2025, selon la Fédération hospitalière de France (FHF). En effet, le nombre de séjours hospitaliers a progressé de 4,7% après déjà 4,3% en 2024. Cette tendance est révélée par nos confrères de BFM Business.

D'après BFM Business, en deux ans, entre 2023 et 2025, en excluant l'obstétrique, le nombre de séjours en médecine et chirurgie a même « augmenté de près de 10% ». Sur une période plus longue, le nombre de séjours annuels dans les établissements publics est passé de 13,4 millions en 2010 à 17 millions en 2024.

Ce qu'il faut retenir

  • Le nombre de séjours hospitaliers a progressé de 4,7% en 2025.
  • Le nombre de séjours en médecine et chirurgie a augmenté de près de 10% entre 2023 et 2025.
  • Le nombre de séjours ambulatoires a bondi de 19% en deux ans.
  • Le déficit prévisionnel des hôpitaux est estimé à 2,5 milliards d'euros fin 2025.

Les chiffres clés

Les pouvoirs publics ont poussé les établissements à suivre le « virage ambulatoire » qui explique, en partie, la fermeture de certains lits dans les établissements. Selon l'agence technique de l'information sur l'hospitalisation (ATIH), le volume de séjours sans nuitées a dépassé le nombre d'hospitalisations complètes pour la première fois en 2023 - 9,9 millions contre 9,5 millions. Et la tendance s'est confirmée après avec 10,5 millions de séjours ambulatoires comptabilisés en 2024.

Comme le rapporte BFM Business, la situation financière des établissements reste « très préoccupante » : le déficit prévisionnel est estimé à 2,5 milliards d'euros dans les hôpitaux fin 2025, 2,7 milliards en incluant les Ehpad et autres activités médico-sociales, après 2,9 milliards au total en 2024, a indiqué Zaynab Riet, déléguée générale de la FHF.

Les réactions

Zaynab Riet a constaté « une très légère amélioration globale liée notamment à l'impact de la hausse d'activité et aux revalorisations ciblées demandées et obtenues » l'année dernière sur certaines activités « sous-financées » : notamment la réanimation, la médecine et les chirurgies lourdes, la pédiatrie, les soins palliatifs. La déléguée générale a rappelé que les récentes revalorisations salariales des soignants, décidées notamment à l'occasion du Ségur de la Santé, n'ont « pas été totalement compensées » dans le budget des hôpitaux.

Et maintenant ?

La FHF souligne que le sous-financement de récentes décisions politiques s'élève à « 1,7 milliard d'euros en cumulé fin 2024 hors inflation », comme l'affirme un récent rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) publié en février. La fédération estime aussi que le sous-financement de l'inflation atteint environ 1,3 milliard d'euros « pour la seule année 2024 ». Elle a appelé les pouvoirs publics et candidats à la présidentielle de 2027 à réfléchir à des « réformes structurelles » pour mieux organiser les soins sur le territoire et « une loi de programmation en santé », pour garantir le bon financement des besoins de santé à long terme.

Les prochaines échéances seront cruciales pour déterminer l'avenir du système de santé en France. Les acteurs concernés devraient se pencher sur les moyens de stabiliser financièrement les hôpitaux et d'améliorer l'efficacité des soins, tout en tenant compte des besoins croissants de la population.

En conclusion, la situation des hôpitaux publics en France est complexe et nécessite une attention particulière pour assurer la qualité et la disponibilité des soins pour la population. Les défis financiers et organisationnels doivent être abordés avec sérieux et pragmatisme pour préserver l'efficacité du système de santé.