Alors que la France accueille cette semaine deux événements majeurs dédiés à l’innovation technologique, le salon VivaTech à Paris et le sommet du G7 à Évian, le gouvernement affiche sa volonté de renforcer sa position de leader européen en matière d’intelligence artificielle et de souveraineté numérique. Selon Ouest France, Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, a réaffirmé cette ambition lors d’un entretien accordé au journal. « La France s’affirme comme le leader européen dans l’intelligence artificielle et la souveraineté numérique », a-t-elle déclaré, soulignant que ces deux rendez-vous internationaux en étaient la preuve tangible.

Ce qu'il faut retenir

  • La France se positionne en leader européen en intelligence artificielle et souveraineté numérique.
  • Le salon VivaTech (Paris) et le sommet du G7 (Évian) illustrent cette ambition.
  • Anne Le Hénanff, ministre déléguée, évoque une entrée en vigueur de la majorité numérique à 15 ans « idéalement dès la rentrée scolaire ».
  • La réforme s’inscrit dans une stratégie globale de renforcement des compétences numériques des jeunes.

Dans un contexte où la protection des données et l’autonomie technologique deviennent des enjeux stratégiques, la France mise sur des mesures concrètes pour accélérer sa transition numérique. Anne Le Hénanff a rappelé que l’Hexagone ne se contentait pas de discours, mais agissait pour « s’imposer comme un acteur incontournable ». Les deux événements internationaux qui se tiennent cette semaine à Paris et en Haute-Savoie sont présentés comme des vitrines de cette dynamique. Pour la ministre, ils constituent des opportunités pour « montrer au monde que la France est un pays innovant et résolument tourné vers l’avenir » – autant dire que l’ambition dépasse le simple cadre national.

Parmi les initiatives phares portées par le gouvernement, la question de la majorité numérique à 15 ans revient régulièrement dans le débat. Anne Le Hénanff a indiqué, lors de son entretien, que cette réforme devrait être mise en œuvre « idéalement dès la rentrée scolaire ». Une annonce qui s’inscrit dans le prolongement de la loi sur la protection des mineurs en ligne, adoptée l’an dernier. « Cela permettra aux jeunes d’accéder plus tôt à un espace numérique sécurisé », a-t-elle précisé, tout en insistant sur la nécessité d’accompagner cette mesure par des actions de sensibilisation dans les établissements scolaires.

« La France s’affirme comme le leader européen dans l’intelligence artificielle et la souveraineté numérique. »
— Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique

Cette volonté de placer la France à l’avant-garde du numérique s’accompagne d’investissements massifs dans la recherche et l’éducation. Le gouvernement a récemment annoncé le doublement des financements dédiés à l’IA d’ici 2027, ainsi que la création de nouveaux parcours de formation dans les écoles et universités. « Nous ne voulons pas seulement consommer de la technologie, mais la maîtriser et la développer », a ajouté la ministre, sans entrer dans les détails des prochaines étapes législatives. Autant dire que les prochains mois s’annoncent décisifs pour concrétiser ces promesses.

Et maintenant ?

Si l’entrée en vigueur de la majorité numérique à 15 ans est envisagée pour la rentrée 2026, plusieurs textes réglementaires devront encore être finalisés d’ici la fin de l’année. Le ministère a indiqué qu’un projet de décret serait soumis à consultation publique dès l’automne, avant une adoption définitive au premier trimestre 2026. Par ailleurs, les discussions au sein du G7 pourraient aboutir à des recommandations communes sur la régulation de l’IA, ce qui pourrait influencer la position française lors des prochaines négociations internationales.

Alors que les défis liés à la cybersécurité et à la souveraineté des données restent prégnants, la France entend jouer un rôle de premier plan. Les prochains mois seront déterminants pour traduire ces annonces en actions concrètes. Une chose est sûre : l’ambition affichée par Anne Le Hénanff ne laisse guère de place au doute. Reste à voir comment les acteurs publics et privés parviendront à concilier innovation et protection des utilisateurs.

Selon les informations rapportées par Ouest France, cette mesure permettra aux mineurs de 15 ans de créer leur propre compte sur les plateformes numériques sans l’accord parental obligatoire. Elle s’accompagnera d’actions de sensibilisation dans les collèges et lycées pour les former aux enjeux de la protection des données et de la cybersécurité. Aucun détail n’a encore été précisé sur les modalités pratiques, mais la réforme s’inscrit dans le cadre de la loi sur la protection des mineurs en ligne adoptée en 2025.