Le Japonais Kotozakura s’est imposé dimanche à l’Accor Arena de Bercy, remportant ainsi la troisième édition du Tournoi de Paris de sumo, selon Le Figaro. Cette compétition, qui marquait le retour de la discipline au Japon depuis plus de trente ans, a réuni quelque 25 000 spectateurs sur l’ensemble des deux journées de combats.
Ce qu'il faut retenir
- Le Japonais Kotozakura s’est imposé en finale contre le Mongol Hoshoryu, l’un des deux seuls Yokozuna en activité.
- Ce tournoi à l’Accor Arena de Bercy était la première édition française depuis 1995.
- 25 000 spectateurs ont assisté aux 62 combats durant le week-end.
- Le vainqueur a remporté un trophée et un bœuf wagyu entier, offert par un sponsor.
- L’Association japonaise de sumo a relancé les déplacements à l’étranger après plusieurs décennies d’absence.
Le Japonais Kotozakura, déjà vainqueur de la journée de samedi, a confirmé sa domination en s’imposant dans la grande finale du dimanche face au Mongol Hoshoryu. Ce dernier, l’un des deux seuls Yokozuna — le grade ultime en sumo — encore en activité, n’a pu empêcher la victoire du Rikishi nippon. Le combat, l’un des plus longs du week-end avec environ 16 secondes, s’est conclu par la remise d’un trophée et d’une récompense symbolique : un bœuf wagyu entier, offert par l’un des sponsors de l’événement. Une pratique courante dans le milieu, où les lutteurs sont souvent récompensés par des lots de grande valeur.
Ce tournoi à l’Accor Arena de Bercy constituait une étape historique pour le sumo. En effet, après les éditions de 1986 et 1995, il s’agissait de la troisième fois que la discipline faisait étape en France. Dans les années 1980 et 1990, les déplacements des rikishis — les lutteurs de sumo — à l’étranger étaient fréquents. Pourtant, depuis trois décennies, ces voyages étaient devenus extrêmement rares, voire inexistants. C’est pourquoi l’Association japonaise de sumo (AJS), institution vénérable fondée il y a plus de 100 ans, a décidé l’an dernier de relancer ces tournées hors de l’archipel nippon.
Au total, 62 lutteurs, parmi les meilleurs au monde, se sont affrontés lors de ces deux journées de compétition. Les organisateurs ont enregistré la présence de 25 000 spectateurs, venus applaudir les combats sous les yeux d’un public varié, mêlant passionnés de sumo et néophytes. L’événement, parrainé par la marque BMW, a débuté samedi à 16 heures, avec des duels serrés qui ont tenu en haleine les spectateurs jusqu’à la fin du week-end.
« C’est une grande fierté pour moi de remporter ce tournoi en France. Le public était incroyable, et je suis heureux d’avoir pu offrir cette victoire à mes supporters. »
Kotozakura, après sa victoire en finale, selon Le Figaro.
L’organisation de cet événement n’a pas été sans défis logistiques. Selon Le Figaro, la gestion des déplacements des lutteurs, dont certains pèsent plus de 200 kg, a nécessité une préparation minutieuse. Des sièges d’avion renforcés et des toilettes adaptées ont dû être prévus pour répondre aux besoins spécifiques des rikishis. Une logistique colossale, qui a mobilisé des centaines de personnes pour assurer le bon déroulement de la compétition.
Ce retour du sumo en France après plus de 30 ans d’absence a été salué par les autorités locales et les fédérations sportives. Si les prochaines éditions devaient se concrétiser, elles pourraient contribuer à populariser davantage cette discipline traditionnelle japonaise en Europe. Pour l’heure, les regards se tournent déjà vers le Japon, où les prochains tournois nationaux s’annoncent particulièrement attendus.
Aucune date n’a encore été officiellement annoncée. L’Association japonaise de sumo n’a pas communiqué de calendrier précis pour les prochaines étapes internationales après le Tournoi de Paris.