Monaco, 14 juin 2026 — Lors du Grand Prix de Monaco, une marche blanche a été organisée pour Lyhanna, jeune victime d’une affaire criminelle qui secoue la France. Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, et le secrétaire national du Parti communiste français, Fabien Roussel, ont tous deux réagi publiquement à cette affaire, selon BFM - Politique.
Ce qu'il faut retenir
- Une marche blanche a eu lieu à Monaco en mémoire de Lyhanna, victime d’une affaire criminelle largement médiatisée.
- Jordan Bardella a appelé à un durcissement massif des sanctions et à une perpétuité réelle dans le droit français.
- Il a également proposé la création d’un parquet national spécialisé pour les victimes mineures.
- Fabien Roussel a qualifié l’affaire Lyhanna de « scandale d’État », estimant que « ce n’est pas un fait divers ».
- Il a souligné la nécessité d’aborder la question de l’immigration dans le débat public.
Jordan Bardella : appel à une justice plus ferme et à une réforme du parquet
Intervenant lors du Grand Prix de Monaco, Jordan Bardella a multiplié les propositions pour renforcer la lutte contre la criminalité, notamment en matière de protection des mineurs. « Il faut un durcissement massif et inédit des sanctions », a-t-il déclaré, avant d’ajouter que « le ministre de la Justice aurait dû remettre sa lettre de démission ». Selon lui, cette affaire illustre les failles du système judiciaire actuel, qu’il promet de corriger si le RN arrive au pouvoir. « Nous devons rendre la perpétuité réelle dans le droit français », a-t-il insisté, tout en proposant la création d’un « parquet national spécialisé pour les victimes mineures ».
Bardella n’a pas épargné le gouvernement d’Emmanuel Macron, l’accusant d’avoir « failli à protéger les Français ». Pour lui, l’affaire Lyhanna marque un « tournant dans la vie de notre pays ». Il a également évoqué l’impact économique de la guerre en Ukraine, estimant que « chaque jour de guerre supplémentaire est un jour douloureux pour l’économie française ».
Fabien Roussel (PCF) : l’affaire Lyhanna, un « scandale d’État »
Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, a également pris la parole pour commenter l’affaire, la qualifiant de « scandale d’État, ce n’est pas un fait divers ». Il a jugé nécessaire d’aborder publiquement « la question de l’immigration », un sujet qu’il estime trop souvent tabou. « Il faut savoir parler de l’immigration », a-t-il souligné, tout en appelant à un débat plus ouvert sur ce thème.
Roussel a également critiqué la gestion politique de ce dossier, estimant que les responsables doivent rendre des comptes. Son intervention s’inscrit dans un contexte où l’immigration est devenue un sujet central du débat public, notamment en vue de l’élection présidentielle de 2027.
Marche blanche à Monaco : un symbole de mobilisation nationale
La marche blanche organisée à Monaco pour Lyhanna a rassemblé des centaines de personnes venues rendre hommage à la jeune victime et exprimer leur indignation face à cette affaire. Cet événement, qui s’est tenu en marge du Grand Prix, a mis en lumière la portée nationale de cette affaire, bien au-delà des frontières monégasques. Les participants ont porté des pancartes et des messages de soutien, tandis que des hommages floraux ont été déposés en mémoire de la victime.
Cette mobilisation s’inscrit dans une série de manifestations organisées en France pour dénoncer les violences faites aux mineurs et réclamer une justice plus protectrice. L’affaire Lyhanna, médiatisée depuis plusieurs semaines, a ravivé les débats sur la sécurité des enfants et l’efficacité du système judiciaire.
Les associations de défense des droits de l’enfant appellent quant à elles à une réforme structurelle du système judiciaire pour mieux protéger les mineurs. Reste à voir si ces revendications seront prises en compte par le gouvernement ou si elles resteront lettre morte.
Jordan Bardella a proposé un durcissement massif des sanctions, l’instauration d’une perpétuité réelle dans le droit français, la création d’un parquet national spécialisé pour les victimes mineures, ainsi que la démission du ministre de la Justice.