« En se moquant de noms juifs, Mélenchon a activé la dimension xénophobe de l’antisémitisme », a déclaré Milo Lévy-Bruhl, docteur en philosophie politique et expert associé à la Fondation Jean Jaurès, selon nos confrères de Le Figaro. Cette déclaration intervient alors que le Parti socialiste (PS) promet une rupture franche avec Jean-Luc Mélenchon, accusé pour la première fois d’antisémitisme par ses anciens partenaires.
Milo Lévy-Bruhl estime que cet événement préfigure « les reconfigurations de la gauche de l’après-Mélenchon ». Il est également l’auteur du « Théâtre de Léon Blum » (Éditions de l’Aube, 2023) et spécialiste de Léon Blum et du socialisme français.
Ce qu'il faut retenir
- Le PS dénonce « les caricatures complotistes et propos antisémites intolérables » de Jean-Luc Mélenchon.
- Mélenchon est accusé pour la première fois d’antisémitisme par ses anciens partenaires.
- Milo Lévy-Bruhl estime que cet événement préfigure « les reconfigurations de la gauche de l’après-Mélenchon ».
Le contexte
Le PS donne trois raisons à sa critique de La France insoumise (LFI) : son soutien réitéré à la Jeune garde, alors même qu’une partie de ses membres sont impliqués dans le meurtre de Quentin Deranque ; le complotisme ; et enfin les propos antisémites. Mélenchon étant coutumier des propos complotistes et antisémites, c’est sans doute l’affaire de Lyon qui motive véritablement la critique.
Reste que, pour la première fois, le PS condamne officiellement l’antisémitisme de Mélenchon. Ses multiples déclarations sur le « peuple déicide » ou qui a « horreur du mélange » ou sur les juifs « arrogants » du Crif ont suscité de vives critiques.
Les réactions
« La mort d’Ali Khamenei, bourreau du peuple iranien, ne justifie pas les moyens qui l’ont provoquée », a écrit le leader de La France insoumise. Comme Jordan Bardella, Marine Le Pen plaide pour jouer sur les taxes sur l’énergie pour alléger quelque peu la facture. « Il est précipité et même politicien de demander des aides à hauteur de plusieurs dizaines de milliards d’euros » a rétorqué la porte-parole du gouvernement.
Les conséquences
Une étude Ifop-Fiducial pour Sud Radio et Le Figaro place le Rassemblement national (RN) largement en tête du premier tour avec plus d’un tiers des voix. Mais l’affiche du second tour reste ouverte, selon que le président d’Horizons est dans la course ou non.
En conclusion, l’accusation d’antisémitisme portée contre Jean-Luc Mélenchon par le PS ouvre une nouvelle page dans l’histoire de la gauche française. Les conséquences de cet événement seront à suivre de près dans les semaines et les mois à venir.
