Jérôme Caso, 46 ans, a perdu sa fille Leila, 20 ans, dans un accident directement lié à la consommation de protoxyde d’azote. Depuis, cet éducateur sportif s’engage auprès des jeunes pour les mettre en garde contre les dangers de cette substance, qu’il compare à « jouer à la roulette russe ». Son témoignage, rapporté par Ouest France, illustre les risques méconnus de ce gaz hilarant, dont l’usage se généralise malgré ses dangers avérés.

Ce qu'il faut retenir

  • Leila Caso, 20 ans, est décédée dans un accident causé par la consommation de protoxyde d’azote, selon Ouest France.
  • Son père, Jérôme Caso, 46 ans, éducateur sportif, témoigne auprès des jeunes pour les alerter sur les dangers de ce gaz.
  • Il compare la consommation de protoxyde d’azote à « jouer à la roulette russe » en raison de ses effets imprévisibles.
  • Le gaz hilarant, souvent utilisé de manière récréative, est interdit à la vente aux mineurs en France depuis 2021.

Un accident évitable selon la famille

Le drame s’est produit il y a plusieurs mois, mais Jérôme Caso n’a pas attendu pour en parler publiquement. Selon ses déclarations à Ouest France, l’accident qui a coûté la vie à sa fille est directement lié à l’absorption de protoxyde d’azote, une substance parfois banalisée pour ses effets euphorisants. Leila Caso, décédée à seulement 20 ans, participait à une soirée entre amis lorsque les faits se sont produits. Les circonstances exactes de l’accident n’ont pas été précisées, mais la famille insiste sur le lien de causalité avec la consommation du gaz.

Jérôme Caso, éducateur sportif de profession, a choisi de témoigner non pas pour accabler, mais pour informer. « Je ne veux pas faire la morale aux jeunes, mais leur montrer la réalité », a-t-il expliqué. Pour lui, le protoxyde d’azote n’est pas un simple produit anodin, mais une substance aux effets imprévisibles, dont la consommation peut avoir des conséquences irréversibles.

Le protoxyde d’azote, un danger sous-estimé

Le gaz hilarant, autrefois réservé au milieu médical ou culinaire, est aujourd’hui détourné pour ses effets euphorisants et désinhibants. Pourtant, ses risques sont bien réels. Outre les accidents liés à une perte de contrôle, le protoxyde d’azote peut provoquer des carences en vitamine B12, entraînant des troubles neurologiques, ou encore des asphyxies en cas d’inhalation excessive. En France, sa vente est interdite aux mineurs depuis 2021, une mesure prise pour limiter son usage récréatif, mais qui semble insuffisante selon les observateurs.

Selon les dernières données disponibles, les cas d’intoxication liés au protoxyde d’azote ont augmenté de 30 % entre 2023 et 2025, touchant principalement les jeunes de 15 à 25 ans. Les associations de santé publique alertent régulièrement sur ce phénomène, tout en soulignant le manque de moyens pour contrôler son trafic illicite. « On sous-estime la dangerosité de cette substance », a rappelé un médecin urgentiste cité par Ouest France, qui a traité plusieurs cas d’overdoses ces derniers mois.

Un témoignage pour briser le silence

Jérôme Caso ne se contente pas de parler en public : il intervient régulièrement dans les lycées et les centres de formation pour rencontrer les jeunes directement. Son approche se veut pragmatique. « Je leur explique ce que j’ai vécu, sans leur faire la morale », précise-t-il. Pour lui, l’enjeu n’est pas de diaboliser ceux qui consomment, mais de leur montrer que le protoxyde d’azote n’a rien d’un jeu.

Son message résonne d’autant plus fort que Leila Caso n’était pas une grande consommatrice, selon les proches. « Elle n’avait pas de problème particulier, mais elle a cru pouvoir essayer, comme beaucoup d’autres », a confié Jérôme Caso. Ce détail rappelle que le danger ne concerne pas uniquement les profils à risque, mais peut toucher n’importe quel jeune, même occasionnel.

Et maintenant ?

Face à l’augmentation des cas liés au protoxyde d’azote, les autorités pourraient renforcer les contrôles sur la vente en ligne, où le gaz circule encore librement. Une proposition de loi visant à durcir les sanctions contre les distributeurs est en discussion à l’Assemblée nationale, mais son adoption n’est pas encore garantie. Par ailleurs, les associations appellent à une campagne nationale d’information ciblant spécifiquement les jeunes, comme celle menée par Jérôme Caso dans sa région.

Le drame de Leila Caso rappelle cruellement que les substances comme le protoxyde d’azote ne sont pas des produits anodins. Entre interdiction légale et prévention, le débat reste ouvert sur la meilleure façon d’enrayer cette tendance.

Le protoxyde d’azote peut provoquer des asphyxies en cas d’inhalation excessive, des carences en vitamine B12 entraînant des troubles neurologiques, et une perte de contrôle pouvant mener à des accidents. Son usage récréatif est particulièrement risqué en raison de ses effets imprévisibles.