Les quatre principaux aéroports de Moscou ont été brièvement fermés dans la nuit de dimanche à lundi 22 juin 2026 après une attaque de drones ukrainiens, selon Le Figaro. Entre 02h39 et 05h16, heure locale, les infrastructures de Cheremetievo, Zhoukovski, Domodedovo et Vnoukovo ont été successivement immobilisées avant que les restrictions ne soient levées à 05h39.
Ce qu'il faut retenir
- Près de 60 drones ukrainiens ont été abattus par les défenses antiaériennes russes en une heure et demie.
- Les quatre aéroports de Moscou (Cheremetievo, Zhoukovski, Domodedovo et Vnoukovo) ont été fermés entre 02h39 et 05h16, heure locale.
- La fermeture a été levée à 05h39 après l’interception des drones, selon les autorités russes.
- L’Ukraine a intensifié ses attaques contre la Russie ces dernières semaines, alors que Moscou bombarde quotidiennement son voisin depuis février 2022.
- Le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a évoqué des « essaims » de drones en direction de la capitale.
L’incident s’inscrit dans le cadre d’une escalade des tensions entre Kiev et Moscou, alors que la guerre, débutée en février 2022, se poursuit sans relâche. Selon les autorités russes, les systèmes de défense antiaérienne ont intercepté 59 drones en moins de deux heures, une performance qui a permis la réouverture rapide des aéroports. « Les essaims de drones volant en direction de la capitale ont été neutralisés », a déclaré le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, dans une série de messages publiés sur Telegram.
Les fermetures, bien que brèves, illustrent la vulnérabilité de la capitale russe face aux frappes ukrainiennes. Les aéroports de Cheremetievo, Zhoukovski, Domodedovo et Vnoukovo, qui concentrent l’essentiel du trafic aérien de la région, ont dû interrompre leurs opérations pendant près de trois heures. Cette situation a pu entraîner des perturbations pour les voyageurs, bien que les autorités n’aient pas communiqué sur d’éventuels retards ou annulations de vols. La levée des restrictions à 05h39, soit moins de trois heures après les premières fermetures, suggère une réponse rapide et efficace des forces de défense.
L’Ukraine, de son côté, a intensifié ses attaques contre le territoire russe ces dernières semaines. Depuis le début du conflit, Moscou bombarde quotidiennement les infrastructures et les zones civiles ukrainiennes, tandis que Kiev riposte en ciblant des sites stratégiques en Russie. Les frappes de drones, comme celle survenue dans la nuit, s’ajoutent à d’autres moyens de pression, tels que les missiles ou les opérations spéciales. « L’Ukraine multiplie les actions pour affaiblir la capacité de nuisance de la Russie », analyse un expert en sécurité interrogé par Le Figaro.
Une stratégie ukrainienne axée sur les frappes ciblées
Cette attaque de drones s’inscrit dans une stratégie plus large adoptée par Kiev pour frapper des cibles en profondeur sur le territoire russe. Les drones, moins coûteux et plus difficiles à intercepter que les missiles, permettent à l’Ukraine de menacer des infrastructures critiques ou symboliques. Selon des sources militaires citées par Le Figaro, les drones utilisés lors de cette opération seraient de type Shahed-136, des engins iraniens modifiés que Kiev a appris à adapter.
Les autorités russes ont confirmé que les drones abattus provenaient de plusieurs directions, suggérant une coordination complexe. « Les défenses antiaériennes ont dû faire face à des trajectoires variées, ce qui a compliqué leur interception », a précisé un porte-parole du ministère de la Défense russe, cité par l’agence TASS. Cette attaque intervient quelques jours après d’autres frappes similaires visant des raffineries ou des dépôts de munitions dans des régions frontalières.
Moscou minimise l’impact, mais la pression s’accentue
Malgré la gravité apparente de l’incident, les autorités russes ont cherché à minimiser son impact. Sergueï Sobianine a salué l’efficacité des défenses antiaériennes, soulignant que « 59 drones sur 60 ont été abattus ». Une performance qui, selon lui, démontre la solidité du système de protection de la capitale. « La situation est sous contrôle », a-t-il affirmé, avant d’ajouter que les aéroports pourraient reprendre leurs activités normalement dès l’aube.
Pourtant, cette attaque rappelle que la Russie n’est pas à l’abri des représailles ukrainiennes, malgré la distance entre les deux capitales. Les frappes de drones, bien que moins destructrices que les missiles, créent un climat d’insécurité et perturbent la vie quotidienne. « Chaque incident de ce type montre que la guerre n’est pas cantonnée à la ligne de front », souligne un analyste politique basé à Moscou. De plus, ces attaques pourraient avoir un impact économique, en particulier si elles visent des infrastructures énergétiques ou logistiques.
Dans ce contexte, la communauté internationale observe avec attention l’évolution de la situation. Les pays occidentaux, principaux soutiens de Kiev, pourraient être amenés à accélérer leurs livraisons d’armes, notamment de systèmes de défense antiaérienne plus performants. Pour l’instant, aucune déclaration officielle n’a été faite par les capitales européennes ou américaines, mais des consultations sont en cours pour évaluer l’impact de ces attaques sur la stratégie globale de la guerre.
Les aéroports de Moscou sont des infrastructures stratégiques, vitales pour l’économie et la logistique russes. En les ciblant, l’Ukraine cherche à perturber les opérations militaires et civiles, tout en démontrant sa capacité à frapper au cœur du territoire ennemi. Ces attaques servent aussi un objectif psychologique, en créant un sentiment d’insécurité dans la capitale russe.
Selon les sources militaires citées par Le Figaro, les drones abattus seraient des Shahed-136, des engins iraniens modifiés et adaptés par l’Ukraine. Ces drones, peu coûteux et faciles à produire en masse, sont souvent utilisés pour des frappes de saturation ou des attaques ciblées sur des infrastructures.