« Je ne reviens pas avec l’étiquette de favori », déclare sans détour Nicolas Lunven, 43 ans, à quelques heures du départ de la Solitaire du Figaro Paprec 2026. Selon Le Figaro, le navigateur breton, qui fait son retour dans cette épreuve après une décennie d’absence, aborde cette édition avec humilité malgré un palmarès déjà impressionnant en solitaire.
Ce qu'il faut retenir
- Nicolas Lunven, 43 ans, participe à la Solitaire du Figaro Paprec 2026 après dix ans d’absence, cherchant à retrouver les fondamentaux de la régate en monotype.
- Le navigateur breton, double vainqueur de l’épreuve en 2010 et 2013, revient sans se revendiquer favori malgré son expérience sur des bateaux technologiques comme les Imoca.
- En 2024-2025, il termine 6ᵉ du Vendée Globe, un exploit salué pour sa régularité et sa gestion stratégique en solitaire et sans escale.
- L’édition 2026 s’élance ce dimanche 18 mai de Perros-Guirec (Côtes-d’Armor) vers Vigo (Espagne), sur une première étape de 610 milles.
- Parmi les 36 skippers engagés, Lunven devra prouver sa capacité à s’adapter au monotype après des années passées sur des voiliers plus sophistiqués.
Un marin complet revenu des sommets de la course au large
Nicolas Lunven n’est pas un inconnu dans le milieu de la voile. Méthodique, calme et redoutablement efficace, le Breton s’est imposé comme l’un des marins français les plus respectés du circuit international. Selon Le Figaro, il a multiplié les expériences sur des supports variés, passant des multicoques aux Imoca, ces monocoques de 60 pieds qui lui ont ouvert les portes du Vendée Globe.
Son parcours en Imoca a notamment culminé avec une 6ᵉ place lors de l’édition 2024-2025 du tour du monde en solitaire, une performance remarquable pour une première participation. À bord de bateaux toujours plus rapides et technologiques, il a démontré un talent rare pour allier vitesse et fiabilité, deux qualités essentielles en course au large.
Une approche discrète mais respectée par ses pairs
Au-delà de ses résultats, Nicolas Lunven est reconnu pour son approche rigoureuse de la navigation. Excellent météorologue et stratège avéré, il est souvent cité parmi les skippers les plus intelligents du circuit. Son profil tranche avec le bruit médiatique entourant certains de ses concurrents : discret, il préfère laisser parler les faits plutôt que les déclarations.
Cette humilité, il la revendique à nouveau à l’aube de cette Solitaire du Figaro. « Je ne reviens pas avec l’étiquette de favori », a-t-il souligné, comme pour rappeler que la course en monotype, avec ses contraintes et son imprévisibilité, nécessite une toute autre approche que celle des grands multicoques ou des Imoca. Pour lui, l’enjeu est clair : retrouver les fondamentaux de la régate.
« Je ne reviens pas avec l’étiquette de favori. »
— Nicolas Lunven, selon Le Figaro
La Solitaire du Figaro Paprec 2026 : une édition exigeante dès la première étape
L’édition 2026 de la Solitaire du Figaro Paprec s’annonce exigeante. Le départ est donné ce dimanche 18 mai depuis Perros-Guirec, en direction de Vigo en Espagne. Les 36 skippers engagés devront affronter une première étape de 610 milles, un parcours piégeux et éprouvant pour les organismes, comme le rappelle Le Figaro.
Parmi les concurrents, Lauriane Nolot, vice-championne olympique de kitefoil et triple championne du monde, a déjà marqué les esprits en remportant un troisième titre mondial ce samedi 17 mai. Son engagement dans cette course, où les femmes restent encore minoritaires, ajoute une dimension particulière à cette édition.
Un retour aux sources pour Lunven, après une décennie d’absence
Le choix de Nicolas Lunven de participer à la Solitaire du Figaro après dix ans d’absence n’est pas anodin. Cette épreuve, considérée comme l’une des plus difficiles en solitaire, impose aux marins de maîtriser parfaitement les fondamentaux de la régate en monotype. Autant dire que le retour de Lunven n’est pas un simple come-back : c’est une remise en question.
Bref, si son expérience en Imoca lui a ouvert les portes des grands événements, la Solitaire du Figaro reste un défi à part. Pour lui, comme pour les 35 autres skippers, l’objectif est double : performer et, pourquoi pas, entrer dans la légende de cette course unique.
La suite de la course, avec ses trois étapes au total, s’annonce tout aussi intense. Les prochains jours diront si le marin breton, discret mais redoutable, saura ajouter un troisième titre à son palmarès dans cette épreuve mythique.