Un garagiste franco-tunisien originaire de Massy, dans l’Essonne, est incarcéré en Tunisie depuis plus de cinq ans, malgré cinq verdicts d’acquittement dans une affaire de trafic de stupéfiants. Selon Ouest France, Onsi Abichou, 45 ans, dénonce une situation qu’il juge « incompréhensible », tandis que sa famille multiplie les démarches pour obtenir sa libération.
Ce qu'il faut retenir
- Onsi Abichou, Franco-Tunisien de 45 ans, originaire de Massy (Essonne), est détenu en Tunisie depuis 2021.
- Il a été acquitté à cinq reprises dans une affaire de trafic de stupéfiants, mais reste incarcéré.
- Son épouse dénonce une situation « sans aucun sens » et réclame sa libération immédiate.
- Les autorités tunisiennes n’ont pas encore donné de réponse claire sur les raisons de son maintien en détention.
Une affaire judiciaire aux rebondissements multiples
Onsi Abichou, garagiste de profession, a été arrêté en Tunisie en 2021 dans le cadre d’une enquête pour trafic de stupéfiants. Dès le début, il a toujours nié les accusations portées contre lui, affirmant être victime d’une erreur judiciaire. Malgré cela, les autorités locales ont maintenu sa détention préventive, une décision qui a depuis été contestée à plusieurs reprises.
Les cinq acquittements obtenus par son avocat, Me Ridha Ben Aissa, n’ont pas suffi à convaincre les juges tunisiens de le libérer. Selon Ouest France, les motifs de ces rejets restent flous, alimentant les suspicions d’un dysfonctionnement dans le processus judiciaire.
Une famille en quête de justice
L’épouse d’Onsi Abichou, qui souhaite conserver l’anonymat, s’est exprimée à plusieurs reprises pour dénoncer ce qu’elle considère comme une « injustice flagrante ». Dans une déclaration recueillie par Ouest France, elle a affirmé : « Cinq acquittements, cela ne veut tout simplement rien dire ici. Mon mari est un homme honnête, et cette détention est une aberration. » Elle a également souligné l’absence de preuves tangibles contre lui depuis le début de l’affaire.
Les proches de l’accusé ont multiplié les démarches diplomatiques, sollicitant l’intervention du consulat de France en Tunisie ainsi que des associations de défense des droits de l’homme. Pour l’instant, aucune issue concrète n’a été trouvée, et la famille craint que son état de santé ne se dégrade. Selon ses avocats, Onsi Abichou souffrirait de problèmes de santé liés aux conditions de sa détention.
Un contexte judiciaire tunisien sous surveillance
Cette affaire intervient dans un contexte où les organisations internationales, comme Amnesty International, ont pointé du doigt les dysfonctionnements du système judiciaire tunisien. Les acquittements répétés dans des affaires sensibles ne sont pas rares, mais la persistance de la détention après ces verdicts interroge. Ouest France indique que les autorités tunisiennes n’ont pas encore réagi publiquement aux critiques formulées par la famille et les associations.
Des sources judiciaires locales, citées par Ouest France, évoquent des « pressions politiques » dans cette affaire, sans pour autant apporter de preuves tangibles. Quoi qu’il en soit, le cas d’Onsi Abichou illustre les difficultés rencontrées par les binationaux dans certains systèmes judiciaires étrangers.
Reste à savoir si les autorités tunisiennes accéderont à ces demandes, ou si l’affaire devra être portée devant des instances internationales pour obtenir gain de cause.
Les raisons de son maintien en détention ne sont pas clairement établies. Selon ses avocats et sa famille, les autorités tunisiennes n’ont pas justifié cette décision, malgré les verdicts d’acquittement. Des soupçons de pressions politiques ou de dysfonctionnements judiciaires sont évoqués par Ouest France.