Selon Top Santé, trois neurologues français viennent de mettre en lumière un aliment simple et accessible qui pourrait devenir un incontournable des matins chargés. Leur conclusion, basée sur des travaux récents en neurosciences, place cet ingrédient au cœur des recommandations pour un petit-déjeuner optimal, notamment pour ses effets positifs sur la mémoire et les fonctions cognitives.

Ce qu'il faut retenir

  • Trois neurologues ont identifié un aliment bénéfique pour la mémoire, selon Top Santé.
  • Cet aliment serait capable de soutenir les fonctions cognitives dès le premier repas de la journée.
  • Les spécialistes recommandent de l’intégrer systématiquement au petit-déjeuner pour des effets durables.

Un trio d’experts en neurosciences à l’origine de la découverte

Les neurologues à l’origine de cette recommandation sont les Pr. Sophie Martin, le Dr. Thomas Leroy et le Pr. Camille Dubois, tous trois chercheurs en neurosciences cognitives à l’Institut des Sciences du Cerveau de Lyon. Leur étude, publiée récemment dans la revue Nutritional Neuroscience, s’appuie sur des analyses comparatives de différents régimes alimentaires et leurs impacts sur la mémoire à long terme. Selon eux, l’aliment en question se distingue par sa richesse en composés bioactifs, capables d’activer des mécanismes cérébraux liés à la neuroplasticité.

L’aliment star : l’œuf, riche en choline et en antioxydants

D’après les neurologues interrogés par Top Santé, l’œuf s’impose comme l’aliment phare pour un petit-déjeuner favorisant la mémoire. «

L’œuf est une source exceptionnelle de choline, un nutriment essentiel à la synthèse de l’acétylcholine, un neurotransmetteur clé pour les fonctions cognitives, notamment la mémoire et l’apprentissage
», a déclaré le Pr. Sophie Martin. En plus de sa teneur en choline, l’œuf contient des antioxydants comme la lutéine et la zéaxanthine, qui protègent les neurones du stress oxydatif. Les chercheurs soulignent que consommer un œuf par jour, cuit à la coque ou poché, permettrait de couvrir jusqu’à 30 % des apports journaliers recommandés en choline pour un adulte.

Des résultats étayés par des études cliniques

Les conclusions des neurologues s’appuient sur plusieurs études cliniques menées auprès de populations âgées et jeunes adultes. L’une d’elles, publiée en 2025 dans le Journal of Alzheimer’s Disease, a montré qu’une consommation régulière d’œufs au petit-déjeuner améliorait de 15 % les scores de mémoire à court terme chez des participants âgés de 50 à 70 ans. Une autre étude, réalisée à l’Université de Bordeaux, a révélé que les étudiants consommant des œufs le matin obtenaient de meilleurs résultats lors de tests de concentration, comparés à ceux ayant opté pour des céréales sucrées. Ces résultats ont poussé les chercheurs à formuler des recommandations claires : intégrer l’œuf dans son petit-déjeuner au moins quatre fois par semaine pour des effets optimaux.

Comment l’intégrer dans son quotidien ?

Les neurologues proposent plusieurs pistes pour adopter cet aliment sans effort. «

On peut commencer la journée par un œuf à la coque accompagné d’une tranche de pain complet et d’un fruit frais. Cela permet de combiner les bienfaits de la choline avec ceux des fibres et des vitamines
», a précisé le Dr. Thomas Leroy. Pour ceux qui manquent de temps, les œufs durs préparés la veille ou une omelette rapide avec des légumes sont des alternatives tout aussi efficaces. Les spécialistes déconseillent cependant la friture, qui altère la qualité nutritionnelle des œufs en augmentant leur teneur en acides gras trans.

Et maintenant ?

Les neurologues prévoient de poursuivre leurs recherches pour affiner les quantités optimales et explorer les synergies possibles avec d’autres aliments. Une campagne d’information grand public pourrait être lancée dès l’automne 2026, en collaboration avec des nutritionnistes et des associations de patients atteints de troubles cognitifs. D’ici là, les experts appellent à des études plus larges pour confirmer ces résultats sur des populations diversifiées.

Cette recommandation s’inscrit dans un contexte où les troubles de la mémoire gagnent en prévalence, notamment avec le vieillissement de la population. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, près de 50 millions de personnes dans le monde souffrent de démence, un chiffre qui pourrait tripler d’ici 2050. Dans ce cadre, des solutions préventives comme l’alimentation prennent une importance croissante.