Dans une tribune publiée jeudi 28 mai 2026 dans le Monde, Philippe Zaouati, ancien membre du conseil d’administration de WWF France, met en lumière ce qu’il qualifie d’« instrumentalisation de la communauté juive » dans le cadre du départ de la présidente de l’organisation, Marine Crozon. Ce débat intervient alors que le Fonds mondial pour la nature (WWF) traverse une période de tensions internes, révélées au grand jour par cette démission surprise.
Ce qu'il faut retenir
- Philippe Zaouati, ex-membre du conseil d’administration de WWF France, publie une tribune dans le Monde le 28 mai 2026 pour dénoncer l’instrumentalisation de la communauté juive dans le départ de Marine Crozon, présidente du Fonds mondial pour la nature.
- Selon Zaouati, la communauté juive française se retrouve « malgré elle » au cœur d’un conflit interne au sein de l’ONG environnementale.
- Cette tribune intervient après la démission de Marine Crozon, annoncée jeudi 28 mai, sans précision immédiate des motifs officiels.
- Zaouati souligne que cette instrumentalisation sert des « règlements de comptes internes » au sein du WWF, sans lien direct avec les enjeux environnementaux de l’organisation.
- L’article de Zaouati met en lumière les tensions croissantes au sein du conseil d’administration et de la direction du WWF France.
Une tribune publiée dans le Monde pour dénoncer un dérapage
Philippe Zaouati, qui a siégé au conseil d’administration de WWF France, prend la plume dans les colonnes du Monde pour alerter sur ce qu’il considère comme une dérive politique et communautaire. Dans sa tribune, il explique que la communauté juive française, pourtant non impliquée directement dans les tensions internes du WWF, se retrouve « malgré elle » au centre d’un conflit qui dépasse largement son engagement pour l’écologie. Pour Zaouati, cette situation reflète une stratégie visant à discréditer Marine Crozon en mobilisant des arguments étrangers aux enjeux environnementaux de l’ONG.
Selon lui, cette instrumentalisation révèle des fractures profondes au sein même du conseil d’administration, où des membres chercheraient à régler des comptes personnels sous couvert de débats idéologiques ou communautaires. Zaouati précise que ces tensions n’ont « aucun rapport avec la mission environnementale du WWF », soulignant ainsi l’absence de légitimité d’un tel détournement.
Le départ de Marine Crozon, un séisme pour le WWF France
La démission de Marine Crozon, annoncée jeudi 28 mai 2026, intervient dans un contexte de remous internes au sein de l’organisation. Bien que les raisons officielles de son départ n’aient pas été communiquées dans l’immédiat, plusieurs sources internes évoquent des désaccords stratégiques avec une partie du conseil d’administration. Ces tensions, selon Philippe Zaouati, ont conduit à une radicalisation des positions, où certains membres auraient cherché à instrumentaliser des questions communautaires pour fragiliser la direction en place.
Cette démission survient alors que le WWF France prépare plusieurs campagnes majeures sur la protection des écosystèmes et la lutte contre le réchauffement climatique. Le départ de sa présidente pourrait donc avoir des répercussions sur la stratégie et la crédibilité de l’organisation, alors que les enjeux environnementaux n’ont jamais été aussi pressants. Selon Zaouati, cette crise interne risque de paralyser temporairement les actions du WWF en France, le temps de clarifier les responsabilités et de désigner une nouvelle direction.
Un débat qui dépasse le cadre environnemental
Si l’affaire se joue initialement au sein du WWF France, les répercussions pourraient s’étendre bien au-delà. Philippe Zaouati insiste dans sa tribune sur le risque que ces tensions internes ne nuisent à l’image du WWF, une organisation mondialement reconnue pour son engagement écologique. Pour lui, il est essentiel de désamorcer immédiatement cette instrumentalisation communautaire, afin que l’organisation puisse se recentrer sur ses missions premières.
Cette situation rappelle que les ONG, même les plus prestigieuses, ne sont pas à l’abri des luttes de pouvoir internes. Pour Zaouati, le WWF doit désormais faire preuve de transparence et clarifier les motifs réels du départ de Marine Crozon, afin d’éviter que cette crise ne s’envenime. Il appelle également les membres du conseil d’administration à privilégier l’intérêt général de l’organisation, plutôt que des calculs personnels ou communautaires.
La question reste ouverte : le WWF parviendra-t-il à surmonter cette épreuve sans altérer sa crédibilité, ou cette affaire marquera-t-elle un tournant dans son histoire ?
Philippe Zaouati est un ancien membre du conseil d’administration de WWF France. Il a occupé cette fonction avant de prendre ses distances avec l’organisation, notamment en raison des tensions internes actuelles. Dans sa tribune publiée dans le Monde, il dénonce l’instrumentalisation de la communauté juive dans le départ de la présidente Marine Crozon.