La 32e cérémonie des Molières, qui s’est tenue mardi 5 mai 2026 au Théâtre de la Porte Saint-Martin à Paris, a suscité des réactions politiques, notamment de la part de l’ancien maire de Cannes et ex-LR David Lisnard. Ce dernier a vivement critiqué l’événement, qu’il juge « teinté de conformisme de gauche », selon 20 Minutes - Politique.
Ce qu'il faut retenir
- La cérémonie des Molières 2026, diffusée en direct sur France 2, a été marquée par des prises de parole politiques après certains discours.
- David Lisnard, ancien membre des Républicains, a dénoncé une soirée « trop alignée » sur les valeurs progressistes.
- D’autres personnalités, comme la députée RN Julie Lechanteux, ont également réagi aux propos tenus lors de l’événement.
- Le président des Molières, Pierre Lescure, a répondu à ces critiques en défendant la neutralité de la cérémonie.
L’ex-ministre de la Culture a mis en cause la soirée, évoquant une « homogénéité idéologique » dans les interventions. Dans un message publié sur X, David Lisnard a écrit : « Les Molières 2026 confirment une tendance lourde : le conformisme de gauche s’impose même dans les cérémonies culturelles. Dommage pour la diversité des idées. » Ces propos ont été relayés par plusieurs médias, alimentant une polémique autour de l’indépendance des récompenses théâtrales.
Outre Lisnard, d’autres figures politiques ont réagi à la cérémonie. La députée du Rassemblement National Julie Lechanteux a partagé sur le réseau social : « Quand les Molières deviennent un outil de propagande progressiste, on touche le fond. Le théâtre devrait célébrer l’art, pas les idéologies. » Ces déclarations interviennent dans un contexte où les subventions publiques allouées au spectacle vivant font régulièrement débat, certains accusant les institutions de favoriser certains courants de pensée.
Face à ces critiques, Pierre Lescure, président des Molières depuis 2019, a défendu la soirée. Dans une interview accordée à 20 Minutes - Politique, il a précisé : « Les Molières récompensent avant tout l’excellence artistique, indépendamment des convictions de chacun. La diversité des spectacles primés cette année en est la preuve. » Il a également rappelé que la cérémonie était diffusée sur une chaîne publique, France 2, et qu’elle devait s’adresser à un large public.
Cette polémique s’inscrit dans une série de tensions autour de la représentation culturelle en France. Depuis plusieurs années, des élus de droite et d’extrême droite pointent du doigt ce qu’ils perçoivent comme un biais idéologique dans les institutions culturelles, notamment au sein du ministère de la Culture. En 2025, un rapport sénatorial avait déjà souligné la nécessité de « garantir une plus grande neutralité » dans l’attribution des subventions.
Côté récompenses, la soirée a été marquée par la victoire de Leïla Slimani dans la catégorie « Meilleur spectacle » pour sa pièce « Les Diables », ainsi que par le prix du meilleur comédien attribué à Niels Schneider pour son interprétation dans « Hamlet ». Malgré ces succès artistiques, les débats politiques ont éclipsé une partie des discussions sur les lauréats.
L’ancien maire de Cannes, David Lisnard, a dénoncé une cérémonie « teintée de conformisme de gauche », estimant que les discours tenus lors de l’événement reflétaient une homogénéité idéologique progressiste. Il a partagé ses critiques sur le réseau social X, où il a également déploré un manque de diversité des idées.