Selon Ouest France, les contribuables ayant perçu une prime de départ à la retraite en 2025 s’interrogent sur sa déclaration dans le cadre de leur impôt sur le revenu 2026. Les experts fiscaux rappellent que ces revenus exceptionnels peuvent modifier le montant de l’impôt dû, à l’instar des clôtures de Plan épargne retraite (PER).

Ce qu'il faut retenir

  • Une prime de départ à la retraite perçue en 2025 doit être déclarée en 2026 dans la catégorie des traitements et salaires.
  • Ces revenus sont soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu, sauf exonération partielle ou totale prévue par la loi.
  • Le montant déclaré peut influencer le calcul de la contribution sociale généralisée (CSG) et de la contribution à la réduction de la dette sociale (CRDS).
  • Les contribuables concernés doivent vérifier leur avis d’imposition 2026 pour s’assurer de la bonne prise en compte de cette prime.
  • En cas de doute, un conseiller fiscal ou un expert-comptable peut apporter un éclairage personnalisé.

Une prime à déclarer dans les revenus exceptionnels

Comme le rapporte Ouest France, toute prime perçue en 2025, y compris celle liée à un départ à la retraite, doit être intégrée dans la déclaration des revenus 2026. Cette obligation s’applique même si le montant est modeste. Les contribuables concernés doivent cocher la case « traitements et salaires » dans leur déclaration en ligne ou papier. « Il est essentiel de ne pas omettre cette prime, car elle peut modifier le taux marginal d’imposition et donc le montant de l’impôt dû », précise un expert fiscal cité par le média.

Contrairement à une prime classique, une prime de départ à la retraite peut bénéficier d’un régime fiscal spécifique. Certaines exonérations partielles ou totales existent, notamment pour les primes versées dans le cadre d’un plan de départ volontaire ou d’un licenciement. Les bénéficiaires doivent se référer au barème de l’impôt sur le revenu applicable en 2026 pour évaluer l’impact de cette somme sur leur imposition.

Des conséquences sur les prélèvements sociaux

Au-delà de l’impôt sur le revenu, cette prime peut avoir un impact sur les prélèvements sociaux. Comme le souligne Ouest France, les revenus exceptionnels sont soumis à la CSG et à la CRDS, sauf exceptions prévues par la loi. Ces prélèvements, qui s’élèvent respectivement à 9,2 % et 0,5 % sur les revenus du capital et certains revenus exceptionnels, doivent être pris en compte dans le calcul global.

Pour éviter les mauvaises surprises, les contribuables sont invités à utiliser le simulateur officiel des impôts disponible sur le site impots.gouv.fr. Cet outil permet d’estimer le montant de l’impôt dû en fonction de la prime déclarée. « Un oubli ou une erreur de déclaration peut entraîner des redressements, mais aussi des pénalités », rappelle un conseiller en gestion de patrimoine interrogé par le journal.

Des exonérations possibles sous conditions

Certaines primes de départ à la retraite peuvent bénéficier d’exonérations partielles ou totales. Selon Ouest France, cela dépend du contexte de leur versement. Par exemple, une prime versée dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) ou d’un accord de performance collective peut être exonérée jusqu’à un certain plafond. Les montants exonérés varient également en fonction de l’ancienneté du salarié dans l’entreprise.

Pour vérifier si sa prime entre dans le cadre d’une exonération, le contribuable doit consulter le code général des impôts (CGI), notamment les articles 81 et suivants. Un expert-comptable ou un service des impôts peut également apporter des précisions. « Chaque situation est unique, il est donc crucial de bien se renseigner avant de déclarer », insiste un fiscaliste cité par le média.

Et maintenant ?

Les contribuables ayant perçu une prime de départ à la retraite en 2025 doivent finaliser leur déclaration d’impôt avant la date limite, qui varie selon leur département. Pour les résidents des départements 01 à 19, la date limite est fixée au 23 mai 2026 ; pour les autres, elle est au 30 mai 2026. En cas de retard, des pénalités de 10 % peuvent s’appliquer. Les avis d’imposition seront ensuite envoyés à partir du mois d’août 2026, avec un paiement possible en plusieurs fois.

Reste à voir si les pouvoirs publics modifieront prochainement le régime fiscal des primes de départ à la retraite, dans le cadre des réformes en cours sur l’épargne retraite. Pour l’heure, les contribuables doivent respecter scrupuleusement les règles en vigueur pour éviter tout désagrément fiscal.