Le marché de l’emploi des cadres en France montre des signes de reprise après deux années de ralentissement. Selon les prévisions de l’Apec, les recrutements de cadres devraient progresser de 4 % en 2026, comme le rapporte Capital. Cette embellie reste fragile, dans un contexte économique et géopolitique encore incertain. Les services à forte valeur ajoutée concentrent une large part des besoins en recrutement, avec cinq secteurs particulièrement porteurs.

Ce qu'il faut retenir

  • Les recrutements de cadres devraient augmenter de 4 % en 2026, après deux années de ralentissement, selon l’Apec.
  • L’informatique reste le premier vivier d’embauches avec 61 000 recrutements prévus, en hausse de 4 % sur un an.
  • La recherche et développement occupe la deuxième place avec 52 000 embauches attendues, soit une progression de 7 %.
  • Les secteurs du commerce et du marketing représentent 52 000 recrutements, soit 17 % des embauches de cadres.
  • Les fonctions financières (finance, comptabilité, audit) devraient générer 36 700 recrutements.
  • Les métiers de l’administration, des ressources humaines, de la communication et du juridique totaliseront 27 500 embauches.

Cette reprise des embauches s’inscrit dans un contexte où les entreprises continuent d’investir dans des domaines stratégiques. L’informatique, la recherche et développement, le commerce, la finance et les fonctions support figurent parmi les secteurs les plus dynamiques. Autant dire que les cadres disposant de compétences numériques ou spécialisées devraient bénéficier d’un avantage marqué sur le marché du travail.

L’informatique, toujours en tête des recrutements

Malgré le ralentissement observé ces dernières années, l’informatique conserve sa place de leader en matière de recrutement de cadres. Selon les données rapportées par Capital, près de 61 000 embauches sont attendues en 2026, soit une progression de 4 % sur un an. Les entreprises investissent massivement dans des domaines comme la cybersécurité, la transformation numérique ou encore l’intelligence artificielle. Ces compétences, devenues incontournables, sont recherchées dans un nombre croissant de secteurs. Pour les cadres spécialisés, les opportunités devraient donc rester nombreuses, même si la concurrence pourrait s’intensifier dans certains domaines.

La recherche et développement, dopée par l’industrie et l’énergie

En deuxième position, la recherche et développement affiche une dynamique encourageante. Environ 52 000 recrutements sont prévus en 2026, avec une hausse de 7 %. Cette croissance s’explique notamment par la bonne santé de l’industrie, avec des secteurs comme l’automobile, l’aéronautique ou les équipements de transport qui continuent de recruter. Leur dynamisme repose sur des carnets de commandes bien garnis. L’énergie participe également à cette tendance, portée par les investissements dans le nucléaire et les technologies de transition énergétique. Bref, les profils techniques et scientifiques devraient être particulièrement recherchés.

Commerce et marketing : des besoins renforcés par la reprise

Avec près de 52 000 embauches attendues, les métiers du commerce et du marketing complètent le podium des secteurs les plus dynamiques. Ils représenteront à eux seuls environ 17 % des recrutements de cadres en 2026. Les entreprises renforcent leurs équipes commerciales pour accompagner la reprise de l’activité. Les profils maîtrisant les outils numériques et les usages de l’intelligence artificielle disposent d’un avantage croissant. Cette tendance reflète l’importance croissante du digital dans les stratégies commerciales des entreprises.

Les fonctions financières, un secteur stratégique en tension

Les fonctions financières (finance, comptabilité, contrôle de gestion, audit) figurent parmi les secteurs les plus porteurs. L’Apec prévoit près de 36 700 recrutements dans ces domaines en 2026. Dans un environnement économique plus complexe, les entreprises recherchent des experts capables de piloter leur performance, d’optimiser leurs coûts et de sécuriser leurs activités. Les profils alliant rigueur et compétences analytiques devraient donc bénéficier d’opportunités significatives.

Administration, RH, communication et juridique : des fonctions support devenues stratégiques

Enfin, les métiers de l’administration, des ressources humaines, de la communication et du juridique devraient générer près de 27 500 recrutements en 2026. L’évolution de la réglementation, les enjeux de recrutement et de fidélisation des talents, ainsi que les transformations organisationnelles alimentent cette demande. Ces fonctions, autrefois considérées comme des postes de soutien, sont désormais perçues comme stratégiques pour la pérennité des entreprises.

Et maintenant ?

Cette reprise des recrutements reste fragile, dans un contexte économique où les incertitudes géopolitiques et les tensions sur certains marchés pourraient freiner la croissance. Les prochains mois seront déterminants pour confirmer cette tendance, notamment à l’approche des décisions budgétaires des entreprises pour 2027. Les cadres devront donc surveiller l’évolution des secteurs porteurs et adapter leurs compétences en conséquence. Une chose est sûre : l’adaptabilité restera un atout majeur sur un marché du travail en constante évolution.

Reste à voir si cette embellie se confirmera dans les prochains trimestres. Les entreprises, prudentes, pourraient ajuster leurs prévisions en fonction de l’évolution de la conjoncture. Pour les candidats, l’année 2026 s’annonce comme une période propice à la recherche d’emploi, à condition de cibler les bons secteurs et de mettre en avant des compétences en phase avec les besoins du marché.

Les compétences les plus recherchées concernent la cybersécurité, la transformation numérique et l’intelligence artificielle, selon les prévisions de l’Apec. Les profils capables de maîtriser ces domaines devraient bénéficier d’un avantage marqué sur le marché du travail.

Cette dynamique s’explique par la bonne santé de l’industrie (automobile, aéronautique, équipements de transport) et les investissements dans le nucléaire et les technologies de transition énergétique, qui stimulent les besoins en profils techniques et scientifiques.