Le premier prototype du futur RER B, baptisé MI 20, a effectué ses premiers essais ce jeudi 7 mai sur le site d’Alstom à Crespin, dans le Nord, selon Capital. Ce train, destiné à remplacer les rames actuelles de la ligne la plus fréquentée d’Europe après le RER A, marque une rupture avec les générations précédentes.

Avec une fréquentation quotidienne dépassant le million de voyageurs, la ligne du RER B est un pilier du réseau francilien. Le MI 20, plus long et plus lumineux, a été conçu pour répondre à deux défis majeurs : des trajets courts en zone urbaine dense et de longues distances jusqu’à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Capital précise que ce nouveau matériel a été pensé pour améliorer le confort des usagers avec notamment la climatisation, des prises USB-C et des informations en temps réel.

Ce qu'il faut retenir

  • Le nouveau RER B, appelé MI 20, entre en phase de tests sur le site d’Alstom à Crespin depuis le 7 mai 2026, selon Capital.
  • Ce train, plus long et plus lumineux, est conçu pour répondre aux besoins des trajets urbains denses et des liaisons longues distances vers Roissy.
  • Il pourra accueillir jusqu’à 1 000 passagers en heure de pointe, soit 35 % de voyageurs supplémentaires par rapport aux rames actuelles des années 1980.
  • Le nombre de places assises sera également augmenté de 20 %, avec une configuration articulée pour faciliter la circulation à bord.
  • La mise en service du MI 20 est prévue à partir de fin 2028, voire début 2029.

Un train repensé pour répondre aux besoins d’une ligne saturée

Le MI 20 se distingue par une configuration entièrement repensée. Contrairement aux rames actuelles, il adopte une structure articulée sans séparation entre les voitures, ce qui doit faciliter la circulation des voyageurs et s’adapter aux quais parfois courbes du réseau. Capital souligne que cette conception vise à améliorer les montées et descentes, un enjeu crucial sur une ligne souvent saturée aux heures de pointe.

Les aménagements intérieurs incluent également une meilleure répartition des espaces, avec une augmentation de 20 % du nombre de sièges. Les voyageurs pourront aussi profiter de prises USB-C et d’un système d’information en temps réel, deux éléments souvent demandés par les usagers des transports en commun franciliens. Capital rappelle que la ligne du RER B, avec plus d’un million de voyageurs quotidiens, est la plus fréquentée d’Europe après le RER A.

Une capacité d’emport accrue pour absorber la hausse de fréquentation

L’un des principaux défis du RER B réside dans sa capacité à absorber l’augmentation constante du nombre de voyageurs. Selon Capital, le MI 20 pourra transporter jusqu’à 1 000 passagers en heure de pointe, soit une hausse de 35 % par rapport aux rames actuelles. Cette amélioration est rendue possible par une optimisation de l’espace intérieur et une meilleure gestion des flux de voyageurs.

Le projet, porté par Alstom en partenariat avec CAF, mobilise également les équipes d’Île-de-France Mobilités, qui a commandé 146 rames pour un montant total d’environ 2,5 milliards d’euros. Capital indique que ces investissements s’inscrivent dans une volonté de modernisation globale du réseau francilien, déjà en cours avec d’autres projets comme le RER E ou le Grand Paris Express.

Des essais exigeants avant une mise en service prévue fin 2028

Avant de pouvoir circuler avec des voyageurs, le MI 20 devra subir de nombreux tests pour obtenir les certifications nécessaires. Capital rapporte que certains essais sont particulièrement exigeants, notamment ceux portant sur l’étanchéité du train pour garantir sa résistance face à des conditions météorologiques extrêmes. Les ingénieurs simulent ainsi des pluies intenses pour vérifier la fiabilité du matériel dans toutes les situations.

Si le calendrier est respecté, les premiers voyageurs pourront emprunter ce nouveau RER B à partir de fin 2028, voire début 2029. Capital précise que cette mise en service constituera une étape majeure dans la modernisation du réseau francilien, déjà engagé avec l’arrivée de nouveaux matériels roulants sur d’autres lignes.

Et maintenant ?

D’ici à la mise en service du MI 20, plusieurs étapes restent à franchir. Les essais techniques, notamment sur l’étanchéité et la résistance aux intempéries, doivent se poursuivre jusqu’à obtenir les certifications requises. Par ailleurs, la RATP et Île-de-France Mobilités devront finaliser la préparation des infrastructures pour accueillir ces nouveaux trains, ce qui pourrait impliquer des aménagements sur certains quais ou voies.

La mise en service progressive du MI 20 devrait permettre d’améliorer significativement le confort et la capacité de la ligne, mais son impact réel dépendra aussi de l’évolution de la fréquentation et des éventuels ajustements nécessaires.

La modernisation du RER B s’inscrit dans un plan plus large de rénovation du réseau francilien, avec d’autres projets en cours comme le prolongement du RER E ou le développement du Grand Paris Express. Si le calendrier est respecté, les usagers pourront donc bénéficier dès 2029 d’un train plus spacieux, plus confortable et mieux adapté à leurs besoins.

Le MI 20 offre une capacité d’emport accrue de 35 %, soit jusqu’à 1 000 passagers en heure de pointe, contre environ 740 pour les rames actuelles. Il propose également 20 % de sièges en plus, une configuration articulée sans séparation entre les voitures pour faciliter la circulation, ainsi que des équipements modernes comme la climatisation, des prises USB-C et des informations en temps réel.