À 21 ans, Robin Risser s’apprête à vivre l’un des moments forts de sa jeune carrière. Selon RMC Sport, le gardien de Lens, retenu par Didier Deschamps dans la liste des Bleus pour la Coupe du monde 2026, dispute ce vendredi 23 mai la finale de la Coupe de France face à Nice au Stade de France. Une rencontre qui pourrait sceller son statut de révélation de la saison et lui offrir un trophée avant même ses débuts avec les Tricolores.
La sélection de Risser dans le groupe français, officialisée quelques jours après son sacre comme meilleur gardien de Ligue 1 aux trophées UNFP, marque une ascension fulgurante. Recruté par Lens en 2025, le jeune Colmarien, timide et discret, a dû s’adapter à une médiatisation soudaine qu’il n’avait pas anticipée. « Je suis timide, c’est vrai que je n’ai pas trop aimé », a-t-il confié à L’Équipe, selon RMC Sport. « Ce n’était pas vraiment ma volonté, je l’avais dit au club. Je préférais garder cet effet de surprise pour moi. Mais on a vécu un bon moment tous ensemble malgré tout. »
Ce qu'il faut retenir
- Robin Risser (21 ans), gardien de Lens, a été élu meilleur gardien de Ligue 1 aux trophées UNFP 2026 avant d’être retenu par Didier Deschamps pour la Coupe du monde 2026.
- Il dispute ce vendredi 23 mai 2026 la finale de la Coupe de France avec Lens contre Nice au Stade de France.
- Recruté par Lens en 2025, il est originaire de Colmar et a commencé sa carrière à Strasbourg.
- Risser a été critiqué après des erreurs lors de la défaite de Lens contre Monaco (2-3) en février, mais a su rebondir en profitant des absences de Lucas Chevalier (PSG) et des blessures en sélection.
- Il vise un trophée pour renforcer sa légitimité dans un vestiaire des Bleus déjà bien fourni en titres.
Une ascension éclair entre Lens et les Bleus
L’inclusion de Risser dans la liste des 26 joueurs français pour le Mondial 2026, prévue du 11 juin au 19 juillet au Canada, aux États-Unis et au Mexique, s’inscrit dans une dynamique de renouvellement de l’équipe nationale. Selon RMC Sport, le staff des Bleus l’a supervisé tout au long de la saison, malgré un début de campagne difficile. Le 21 février 2026, lors de la défaite 2-3 de Lens face à Monaco, Risser avait commis des erreurs sous les yeux de Franck Raviot, entraîneur des gardiens des Bleus. Pourtant, il n’a pas laissé ces écueils le fragiliser : « Franchement, je me suis détaché de ça », a-t-il expliqué. « Je ne suis pas beaucoup sur les réseaux, et c’est votre métier de faire du bruit par rapport à ça. Je l’ai dit avec mon entourage : quand tu te fais critiquer, c’est que tu commences à déranger. Donc, j’ai pris ça plutôt positivement, j’ai essayé de m’en servir. On est des hommes, donc on est piqués, on a envie de répondre. »
Ses performances régulières en club, combinées à la blessure de Lucas Chevalier au PSG et au manque de temps de jeu de ce dernier, ont finalement joué en sa faveur. Risser, qui était souvent cité comme l’un des candidats pour le poste de troisième gardien derrière Mike Maignan et Brice Samba, a su saisir sa chance. Son profil de jeune gardien prometteur, doté d’une maturité précoce, correspond aux attentes d’un Didier Deschamps en quête de renouvellement.
La Coupe de France, un objectif prioritaire avant le Mondial
Pour Risser, la finale de la Coupe de France contre Nice représente bien plus qu’un simple match. Selon ses propres mots rapportés par RMC Sport, un trophée en poche lui donnerait « un peu de poids » dans un vestiaire des Bleus déjà rempli de stars aux palmarès impressionnants. « C’est sûr que ça me donnerait un peu de poids, dans un vestiaire avec de très grands joueurs qui ont des tas de trophées », a-t-il souri. « Je n’ai pas encore discuté avec le coach (Didier Deschamps), je pense qu’il veut d’abord bien me laisser finir cette saison. »
L’enjeu est double pour le gardien lensois. D’un côté, il peut légitimer son statut de numéro 3 des Bleus en remportant un titre majeur. De l’autre, il souhaite aborder son premier Mondial avec une confiance renforcée. Face à Nice, une équipe expérimentée et bien organisée, Risser devra faire preuve de sang-froid pour réaliser l’exploit et offrir à Lens son premier trophée depuis 1999. Une victoire qui, si elle se concrétise, pourrait aussi accélérer sa préparation pour le Mondial, où il pourrait être amené à suppléer Maignan ou Samba en cas de blessure.
Un parcours marqué par la résilience et la discrétion
Le parcours de Risser illustre une ascension classique dans le football moderne : des racines modestes à Strasbourg, un passage remarqué en Ligue 1 avec Lens, et une consécration rapide avec les Bleus. Pourtant, son profil reste celui d’un homme discret, peu habitué aux feux des projecteurs. L’interview accordée à L’Équipe après sa sélection en équipe nationale, où il a évoqué son malaise face à la médiatisation, a humanisé son image. « Ce n’était pas vraiment ma volonté, je l’avais dit au club, je préférais garder pour moi cet effet de surprise », a-t-il déclaré, confirmant ainsi sa nature réservée.
Son calme apparent face aux critiques, comme celles reçues après la défaite contre Monaco, révèle une maturité rare pour un joueur de son âge. Risser a su transformer les remises en question en moteur de progression, une qualité essentielle pour évoluer au plus haut niveau. Son histoire, entre timidité et ambition, résonne avec celle de nombreux jeunes talents qui rêvent de briller sur la scène internationale sans y être totalement préparés.
Reste à savoir si la victoire en Coupe de France suffira à convaincre Deschamps de lui accorder plus de temps de jeu lors du Mondial. Une chose est sûre : le jeune Colmarien a déjà prouvé qu’il ne se laisse pas impressionner, ni par les projecteurs ni par les attentes. Une qualité qui pourrait faire de lui un atout majeur pour les Bleus dans les années à venir.
Robin Risser a été retenu par Didier Deschamps en raison de ses performances régulières avec Lens et de l’absence de temps de jeu de Lucas Chevalier (PSG), blessé, ainsi que de la nécessité de rajeunir l’effectif des gardiens des Bleus. Son statut de meilleur gardien de Ligue 1 aux trophées UNFP 2026 a également joué en sa faveur, selon RMC Sport.
Pour Risser, gagner la Coupe de France avec Lens lui permettrait de renforcer sa légitimité dans un vestiaire des Bleus déjà bien fourni en titres. Il a déclaré à L’Équipe, selon RMC Sport, que cela lui donnerait « un peu de poids » face à des coéquipiers expérimentés comme Mbappé ou Griezmann.