Alors que le sommet du G7 s’apprête à s’ouvrir en France, le Royaume-Uni et le Japon ont officialisé dimanche 14 juin 2026 à Londres un accord historique censé dynamiser leur coopération économique et technologique. Ce partenariat, dont la valeur est estimée à plus de 18 milliards de livres sterling — soit environ 21 milliards d’euros —, s’accompagne de la signature de plus de dix accords commerciaux, dont un projet phare d’éolien offshore d’une valeur de 9 milliards de livres. Keir Starmer, Premier ministre britannique, a qualifié ce rapprochement de « grand, grand pas en avant » pour les relations entre les deux nations.
Ce qu'il faut retenir
- Signature d’un partenariat économique et technologique entre le Royaume-Uni et le Japon, estimé à plus de 18 milliards de livres sterling.
- Accord de plus de dix contrats commerciaux, dont un projet d’éolien offshore de 9 milliards de livres.
- Lancement du Frontier Tech Partnership (FTP), un cadre de coopération dans les domaines de l’IA, du calcul quantique et des semi-conducteurs.
- Renforcement de la collaboration entre Rolls-Royce et l’Agence japonaise de l’énergie atomique pour le développement de technologies nucléaires de nouvelle génération.
- Réaffirmation de l’engagement des deux pays dans le Programme mondial de combat aérien (GCAP), un projet d’avion de chasse de nouvelle génération impliquant également l’Italie.
Selon BFM Business, cette rencontre entre Keir Starmer et Sanae Takaichi, Première ministre japonaise, s’est tenue en amont du sommet du G7 qui s’ouvre ce lundi en France. Les deux dirigeants ont souligné l’importance de cette collaboration, notamment dans les secteurs stratégiques comme l’intelligence artificielle, le calcul quantique, le nucléaire civil et les semi-conducteurs. Un accord formel doit lier le Centre britannique des semi-conducteurs et la fonderie japonaise Rapidus, afin de sécuriser des canaux de production de puces électroniques de dernière génération.
Côté énergie, l’un des projets les plus ambitieux concerne un parc éolien offshore dont la valeur s’élève à 9 milliards de livres. Keir Starmer a décrit ce projet comme un « grand pas en avant », tandis que Sanae Takaichi a salué la volonté des deux pays de renforcer leur coopération industrielle. Une table ronde avec des industriels des deux nations a également été organisée pour concrétiser ces ambitions.
Le partenariat ne se limite pas à l’économie et à la technologie. Les deux pays ont également réaffirmé leur engagement dans le Programme mondial de combat aérien (GCAP), un projet d’avion de chasse de nouvelle génération lancé en 2022. Bien qu’aucune annonce concrète n’ait été faite lors de ce sommet, Keir Starmer a rappelé que ce programme restait « au cœur » de leur relation bilatérale. Ce projet, qui implique également l’Italie, vise à développer un avion de combat de sixième génération pour remplacer les flottes actuelles des trois pays.
Dans le domaine du nucléaire civil, les deux nations ont annoncé un renforcement de leur collaboration, notamment entre le groupe britannique Rolls-Royce et l’Agence japonaise de l’énergie atomique. L’objectif est de développer des technologies nucléaires de nouvelle génération, un secteur considéré comme stratégique pour la transition énergétique et la souveraineté technologique des deux pays.
Le lancement du Frontier Tech Partnership (FTP) constitue l’un des volets majeurs de cet accord. Ce cadre de coopération vise à accélérer la recherche et le transfert de technologies dans des domaines clés comme l’intelligence artificielle, le calcul quantique et les semi-conducteurs. Selon les deux gouvernements, cette initiative devrait permettre de positionner le Royaume-Uni et le Japon comme des leaders mondiaux dans ces secteurs en pleine expansion.
La rencontre de dimanche s’est conclue sur une note positive, avec des déclarations conjointes soulignant « une nouvelle ère de coopération » entre les deux nations. Keir Starmer a ainsi déclaré : « Nous avons franchi une étape majeure dans notre relation bilatérale. Ce partenariat ne se limite pas aux échanges commerciaux, mais s’étend à des domaines critiques pour l’avenir de nos économies et de notre sécurité collective. » De son côté, Sanae Takaichi a affirmé que « ce sommet marque le début d’une collaboration durable et mutuellement bénéfique, fondée sur l’innovation et la confiance ».
Reste à voir dans quelle mesure ces engagements se traduiront par des réalisations concrètes dans les mois à venir. L’enjeu est de taille : il s’agit pour les deux pays de consolider leur position face à la concurrence internationale, notamment celle des États-Unis et de la Chine, dans des secteurs aussi stratégiques que l’énergie, l’IA et les technologies de pointe.
Les secteurs prioritaires incluent l’intelligence artificielle, le calcul quantique, le nucléaire civil, les semi-conducteurs et l’éolien offshore. Un cadre de coopération spécifique, le Frontier Tech Partnership (FTP), a été lancé pour accélérer la recherche et le transfert de technologies dans ces domaines.
La valeur totale des accords s’élève à plus de 18 milliards de livres sterling, soit environ 21 milliards d’euros. Parmi ces accords figure un projet d’éolien offshore d’une valeur de 9 milliards de livres.