Le pilier des Lions et international sud-africain Asenathi Ntlabakanye a été suspendu pour une durée de 18 mois par l’Institut sud-africain pour un sport sans dopage (SAIDS), selon Franceinfo - Sport. La décision, notifiée jeudi 14 mai 2026, exclut le joueur de toute compétition jusqu’à la fin de la prochaine Coupe du monde, prévue du 1er octobre au 13 novembre 2027 en Australie. Cette sanction fait suite à un contrôle antidopage positif réalisé en août 2025, qui avait déjà valu à Ntlabakanye d’être écarté de la tournée des Springboks en Nouvelle-Zélande à l’époque.
Ce qu’il faut retenir
- Asenathi Ntlabakanye, pilier des Lions et trois fois international avec l’Afrique du Sud, a été suspendu 18 mois pour violation des règles antidopage.
- Le joueur, contrôlé positif en août 2025, avait été rappelé dans le groupe des Springboks pour la tournée d’automne, suscitant une polémique.
- La substance détectée, prescrite par un médecin pour des raisons médicales, ne présentait selon la fédération « aucun avantage indu » pour le joueur.
- La suspension prend effet le 13 mai 2026 et s’achève après la Coupe du monde 2027 en Australie.
- Ntlabakanye a la possibilité de faire appel de cette décision auprès des instances compétentes.
Une suspension qui clôt un dossier ouvert depuis près d’un an
Asenathi Ntlabakanye, 27 ans, avait été retiré du groupe des Springboks en août 2025 lors d’une tournée en Nouvelle-Zélande, après qu’un contrôle antidopage aléatoire réalisé par le SAIDS eut révélé la présence d’une substance interdite dans son organisme. L’analyse avait alors montré que ce produit, prescrit par un médecin spécialiste au début de l’année 2025 pour des raisons médicales, n’avait « à aucun moment » été utilisé dans l’intention d’obtenir un avantage sportif illicite, avait tenu à préciser la fédération sud-africaine.
Malgré cette suspension initiale, le joueur avait été rappelé au sein de l’effectif des Springboks pour la tournée d’automne, notamment pour affronter la France. Une décision qui avait suscité une vive polémique au sein de la communauté rugbystique, certains observateurs remettant en cause la cohérence des critères de sélection. Aujourd’hui, la sanction définitive met un terme à cette période d’incertitude pour le joueur comme pour son club, les Lions, basés à Johannesburg.
Un parcours marqué par des choix médicaux controversés
Dans un communiqué publié ce 14 mai 2026, les Lions ont confirmé avoir été notifiés de la décision du SAIDS par un courrier officiel. « La Lions Rugby Company confirme avoir été informée par l’Institut sud-africain pour un sport sans dopage (SAIDS) d’une décision de sanctionner le pilier des Lions, Asenathi Ntlabakanye, pour une durée de 18 mois à la suite d’une violation des règles antidopage », peut-on y lire. La suspension a débuté le 13 mai 2026, ce qui signifie qu’elle s’étendra au-delà de la Coupe du monde 2027 en Australie, dont le coup d’envoi est prévu le 1er octobre 2027.
La substance en cause, bien que prescrite pour des raisons médicales, figure sur la liste des produits interdits par l’Agence mondiale antidopage (AMA). Les autorités compétentes ont estimé que sa consommation constituait une infraction aux règles, indépendamment de l’intention du joueur. Celui-ci, qui totalise trois sélections avec les Springboks, n’avait jusqu’alors jamais été impliqué dans une affaire de dopage, ce qui avait nourri les débats autour de sa réintégration en équipe nationale.
Une décision qui interroge sur la gestion des cas médicaux en rugby
Ce cas soulève à nouveau la question de la frontière entre traitement médical légitime et violation des règles antidopage en rugby. En effet, si la fédération sud-africaine avait initialement assuré que la substance ne conférait « aucun avantage indu » au joueur, les instances de contrôle ont jugé que sa présence dans l’organisme suffisait à caractériser une infraction. Une nuance qui illustre la complexité de l’application des règlements antidopage, notamment lorsque des prescriptions médicales sont en jeu.
Asenathi Ntlabakanye n’est pas le premier rugbyman à se retrouver dans une telle situation. En 2023, le demi de mêlée français Antoine Dupont avait été temporairement suspendu après avoir utilisé un spray nasal contenant de la cortisone, sans intention frauduleuse. Ces affaires rappellent que les joueurs, même de haut niveau, ne sont pas à l’abri d’un manquement involontaire aux règles, en raison de prescriptions médicales ou d’erreurs d’interprétation des listes de substances interdites.
Ce cas pourrait également inciter la fédération sud-africaine et les instances du rugby mondial à renforcer les protocoles de communication entre joueurs, médecins et autorités antidopage. Autant dire que l’affaire Ntlabakanye met en lumière l’importance d’une vigilance constante pour éviter que des prescriptions médicales ne deviennent, malgré elles, des sources de sanctions.