Le virus Ebola continue de représenter une menace sanitaire majeure en Afrique, notamment avec des souches émergentes comme celle de Bundibugyo. À ce jour, aucun vaccin n’a encore été homologué contre cette variante spécifique du pathogène. Deux candidats-vaccins sont actuellement en phase de développement, mais l’un des plus avancés, bien que prometteur, n’a pas encore fait l’objet d’essais cliniques humains ou d’évaluation de son efficacité sur modèle animal. Dans ce contexte, la Russie affirme avoir mis au point un vaccin potentiel contre cette souche. L’Africa Centres for Disease Control and Prevention (Africa CDC) examine désormais cette proposition.
Ce qu'il faut retenir
- Aucun vaccin homologué à ce jour contre la souche Bundibugyo d’Ebola, selon les données disponibles.
- Deux candidats-vaccins sont en développement, dont l’un pourrait entrer en phase d’essais cliniques dans deux à trois mois.
- Aucune donnée animale ou humaine n’a encore été publiée concernant l’efficacité du vaccin le plus avancé.
- La Russie annonce avoir développé un vaccin, actuellement en cours d’examen par l’Africa CDC.
Une souche rare mais dangereuse
La souche Bundibugyo du virus Ebola a été identifiée pour la première fois en Ouganda en 2007. Depuis, elle a causé plusieurs épidémies en Afrique centrale et de l’Est, avec des taux de létalité pouvant atteindre 36 % selon les données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Contrairement à la souche Zaïre, la plus médiatisée, Bundibugyo reste moins documentée, ce qui limite les options thérapeutiques et préventives disponibles. Les experts soulignent donc l’importance de disposer de vaccins spécifiques pour endiguer d’éventuelles flambées épidémiques.
Un vaccin russe en examen par l’Africa CDC
D’après les informations rapportées par RFI, le laboratoire russe impliqué dans le développement du vaccin n’a pas encore communiqué de détails sur sa composition ou ses résultats précliniques. L’Africa CDC, qui supervise la réponse sanitaire sur le continent, a confirmé être en phase d’évaluation de cette proposition. Cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la préparation des pays africains face aux menaces virales émergentes. « Nous suivons de près les avancées technologiques russes, mais aucune décision n’a encore été prise », a indiqué un porte-parole de l’institution.
Côté russe, les autorités sanitaires ont salué cette innovation. « Ce vaccin représente une avancée majeure pour la santé publique mondiale, en particulier pour les régions africaines les plus exposées », a déclaré le ministre russe de la Santé, Mikhaïl Mourachko, lors d’une conférence de presse à Moscou. Le gouvernement russe n’a cependant pas précisé si des accords de distribution avaient déjà été envisagés avec des pays africains.
En attendant, l’OMS continue de recommander des mesures strictes de surveillance et de réponse rapide en cas de résurgence de la maladie. Les pays africains, notamment ceux d’Afrique centrale, restent en alerte maximale pour prévenir toute épidémie. Les laboratoires internationaux, quant à eux, maintiennent leurs efforts pour développer des solutions durables, alors que le virus Ebola continue de représenter une menace persistante.
La souche Bundibugyo, identifiée pour la première fois en Ouganda, présente des caractéristiques génétiques distinctes des autres souches comme Zaïre ou Soudan. Bien que moins médiatisée, elle affiche un taux de létalité pouvant atteindre 36 %, ce qui en fait une menace sérieuse. Contrairement à la souche Zaïre, responsable de l’épidémie en RDC entre 2018 et 2020, Bundibugyo est moins documentée, limitant les options de traitement et de prévention disponibles.