Selon nos confrères de Capital, le groupe aéronautique Safran a récemment arraché un contrat décisif avec EDF pour sa nouvelle usine de production de freins carbone pour avion, située sur la zone d’activité de Saint-Vulbas dans l'Ain. Cette usine, d'un investissement de 450 millions d’euros, devrait entrer en service en 2030.
Le processus de sélection de l'emplacement de cette usine a duré près de cinq ans, pendant lesquels Safran a étudié différents sites en Europe et aux États-Unis. Le groupe aéronautique a finalement choisi la zone d’activité de Saint-Vulbas, non loin de la centrale du Bugey et de ses quatre réacteurs de 900 MWe, qui couvrent déjà 40% des besoins électriques de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Ce qu'il faut retenir
- Safran a signé un contrat avec EDF pour sa nouvelle usine de production de freins carbone pour avion.
- L'usine sera située sur la zone d’activité de Saint-Vulbas dans l'Ain.
- L'investissement pour cette usine est de 450 millions d’euros.
- L'usine devrait entrer en service en 2030.
- Safran a étudié différents sites en Europe et aux États-Unis avant de choisir la zone d’activité de Saint-Vulbas.
Le contexte
Comme le rapporte Capital, Safran avait identifié avant le Covid la nécessité d'un nouveau site pour accompagner la croissance du transport aérien. Cependant, l'analyse a pris du temps en raison des écarts de coûts, notamment sur l'énergie, qui peuvent tripler ou quadrupler entre l'Europe et les États-Unis.
« Nous avions identifié avant le Covid qu’il nous faudrait un nouveau site pour accompagner la croissance du transport aérien. Seulement, l’analyse a pris du temps car nous avions des écarts de coûts, notamment sur l’énergie, qui peuvent tripler ou quadrupler entre l’Europe et les États-Unis, à cause de contraintes européennes qui indexent l’électricité sur le prix du gaz, par exemple », a déclaré Jean-Michel Hillion, le directeur de la division roues et freins de Safran Landing Systems.
Les détails du contrat
Safran a finalement obtenu un tarif compétitif avec EDF, avec un prix d'environ 55 euros/MWh dans le cadre du futur Contrat d’allocation de production nucléaire (CAPN) proposé par EDF. Ce contrat est découpé en plusieurs tranches, avec une certaine variabilité dans le temps.
« C’était dans l’Oregon que l’électricité était la moins chère. Le Québec était aussi bien placé avec une énergie 100% hydroélectrique », a précisé Jean-Michel Hillion, qui n’a jamais fermé la porte à la possibilité de réinvestir en France.
Les conséquences
La région Auvergne-Rhône-Alpes avait promis 16 millions d’euros d’aide à l’implantation, un million de plus que ce que mettrait également l’État pour accompagner Safran sur ce projet. Avec cette trentaine de millions d’euros de subventions, « sur les dernières offres, nous étions dans des valeurs analogues à ce que l’on pouvait obtenir au Canada. Pour les États-Unis, ils ne nous offraient pas assez de visibilité à long terme sur les prix de l’électricité. Pour un investissement de 40 ans, nous avons besoin d’y voir clair », a précisé Jean-Michel Hillion.
En conclusion, le contrat signé entre Safran et EDF est une étape importante pour le développement de la nouvelle usine de production de freins carbone pour avion. Il reste maintenant à voir comment les choses évolueront dans les prochaines années et comment Safran sera en mesure de profiter de ce contrat pour renforcer sa position sur le marché.
