Une règle simple et efficace pour chouchouter ses intestins ? Consommer au moins 30 plantes différentes chaque semaine, selon une diététicienne interrogée par Top Santé. Face à la multiplication des régimes restrictifs et des conseils nutritionnels parfois anxiogènes, cette recommandation mise sur la diversité alimentaire comme clé d’une bonne santé intestinale.

Ce qu'il faut retenir

  • Une diététicienne recommande de consommer 30 plantes variées par semaine pour préserver la santé intestinale.
  • Cette approche privilégie la diversité plutôt que les régimes restrictifs ou les comptes caloriques stricts.
  • Les plantes incluent fruits, légumes, céréales complètes, légumineuses, épices, noix et graines.
  • Cette méthode s’appuie sur le lien entre la diversité alimentaire et la richesse du microbiote intestinal.
  • Les bénéfices attendus concernent la réduction des inflammations et l’amélioration de la digestion.

Une alternative aux régimes restrictifs

Dans un paysage nutritionnel marqué par l’inflation des régimes dits « miracles » et des applications comptabilisant chaque calorie, la proposition d’une diététicienne prend un relief particulier. Selon elle, la solution ne réside pas dans la privation, mais dans une approche inclusive : intégrer davantage de plantes dans son alimentation quotidienne. « Les régimes restrictifs peuvent parfois aggraver les déséquilibres intestinaux », explique-t-elle à Top Santé. « L’objectif est de miser sur la variété, et non sur l’élimination. »

Cette recommandation s’inscrit dans la continuité des travaux récents sur le microbiote intestinal, dont la diversité est désormais reconnue comme un indicateur clé de bonne santé. Les plantes, sous toutes leurs formes, constituent une source inépuisable de fibres, vitamines et antioxydants, essentiels au bon fonctionnement digestif.

Les plantes, alliées d’un microbiote en bonne santé

Le microbiote intestinal, composé de milliards de bactéries, joue un rôle central dans l’immunité, la digestion et même l’humeur. Pour le préserver, la diversité alimentaire est un levier majeur. Les 30 plantes hebdomadaires suggérées incluent aussi bien des fruits et légumes que des céréales complètes, des légumineuses, des épices, des noix ou encore des graines. « Chaque type de plante apporte des nutriments spécifiques, et c’est leur combinaison qui enrichit le microbiote », précise la spécialiste.

Prenons l’exemple des céréales complètes : riches en fibres, elles favorisent le transit et nourrissent les bactéries bénéfiques. Les légumineuses, quant à elles, apportent des protéines végétales et des minéraux, tandis que les épices comme le curcuma ou le gingembre possèdent des propriétés anti-inflammatoires. « On ne parle pas de suppléments ou de produits exotiques, mais bien d’aliments accessibles au quotidien », ajoute-t-elle.

Un objectif réalisable et modulable

Atteindre les 30 plantes par semaine peut sembler ambitieux, mais la méthode prônée par la diététicienne repose sur la progressivité. « L’idée n’est pas de tout changer du jour au lendemain, mais d’ajouter une variété supplémentaire à chaque repas », conseille-t-elle. Par exemple, remplacer une portion de pâtes blanches par du quinoa, ou ajouter des lentilles dans une salade.

Pour faciliter cette transition, elle suggère de tenir un « journal alimentaire » pendant quelques jours, afin d’identifier les plantes déjà consommées et celles à intégrer. « L’objectif est de diversifier sans se mettre la pression. Même 20 plantes par semaine est un bon début », rassure-t-elle. Les recettes traditionnelles, souvent riches en ingrédients variés, offrent également une piste concrète pour atteindre cet objectif.

Et maintenant ?

Si cette recommandation gagne en visibilité, son application réelle dépendra de l’évolution des habitudes alimentaires des Français. Les prochains mois pourraient voir émerger des campagnes de sensibilisation ou des outils numériques pour aider les consommateurs à suivre leur consommation de plantes. Reste à voir si les professionnels de santé et les pouvoirs publics s’empareront de ce sujet pour en faire une priorité de santé publique.

Pour aller plus loin : quelques exemples de plantes à intégrer

Voici une liste non exhaustive de plantes à privilégier pour diversifier son alimentation :

  • Légumes : brocoli, épinard, carotte, poivron, courgette, chou kale.
  • Fruits : pomme, banane, fraise, myrtille, kiwi, orange.
  • Céréales complètes : quinoa, sarrasin, avoine, boulgour, épeautre.
  • Légumineuses : lentilles, pois chiches, haricots rouges, fèves.
  • Épices et aromates : curcuma, gingembre, cannelle, persil, basilic.
  • Noix et graines : amandes, noix, graines de lin, graines de chia, pistaches.

Non, il s’agit d’un objectif hebdomadaire à atteindre progressivement. L’important est d’intégrer une variété de plantes dans ses repas, sans se focaliser sur un décompte strict chaque jour. L’idée est d’élargir son assiette plutôt que de compter.