Le Sénégal et l'Organisation des Nations Unies ont finalisé un accord pour la création de la Maison des Nations Unies, a annoncé ce dimanche 14 juin 2026 France 24. Après deux années de tractations engagées sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye, cette infrastructure, située en périphérie de Dakar, accueillera les principales institutions onusiennes de l'Afrique de l'Ouest. Un édifice de 15 000 m² qui symbolise, selon les termes des négociateurs, « un ancrage renforcé du Sénégal dans le multilatéralisme régional ».
Ce qu'il faut retenir
- Un accord conclu après deux ans de négociations, entamées dès l'entrée en fonction du président Bassirou Diomaye Faye en avril 2024
- La Maison des Nations Unies sera implantée en périphérie de Dakar et couvrira 15 000 m²
- Elle abritera les principales institutions onusiennes dédiées à la sous-région ouest-africaine
- Un projet estimé à plus de 50 milliards de FCFA, cofinancé par l'ONU et l'État sénégalais
- Cette structure vise à renforcer la présence des Nations Unies en Afrique de l'Ouest et à faciliter les interventions humanitaires et de développement
Un projet phare pour la diplomatie sénégalaise
Selon les informations recueillies par notre correspondant à Dakar, Elimane Ndao, cette Maison des Nations Unies s'inscrit dans une volonté affichée de Dakar de devenir un hub diplomatique et logistique régional. Le bâtiment, dont la construction devrait débuter avant la fin de l'année 2026, abritera notamment des bureaux de la CEDEAO, de la Banque mondiale et des agences onusiennes comme le PNUD ou l'UNICEF. Dix pays ouest-africains bénéficieront directement de cette structure, a précisé un haut responsable du ministère des Affaires étrangères sénégalais sous couvert d'anonymat.
« Ce projet est une avancée majeure pour notre pays, a déclaré Bassirou Diomaye Faye lors d'une conférence de presse organisée à Dakar. Il confirme la place centrale du Sénégal dans les débats africains et internationaux ». Le chef de l'État a également souligné que cette maison s'ajouterait à l'ensemble des infrastructures diplomatiques déjà présentes au Sénégal, comme le siège de la Banque africaine de développement.
Des retombées économiques et politiques attendues
Les autorités sénégalaises misent sur ce projet pour doper l'emploi local et attirer des investissements étrangers. Le gouvernement table sur la création de plus de 2 000 emplois directs et indirects pendant la phase de construction, ainsi que sur l'émergence de nouveaux partenariats technologiques avec les agences onusiennes. Le coût global du projet est évalué à 50 milliards de FCFA, dont 60 % seront financés par des fonds internationaux et 40 % par le budget national.
Du côté des Nations Unies, on évoque déjà des synergies avec les programmes de développement en cours dans la région, notamment dans les domaines de l'éducation, de la santé et de la résilience climatique. « L'Afrique de l'Ouest a besoin de structures adaptées pour répondre aux défis actuels, a rappelé un porte-parole de l'ONU à Genève. Cette maison permettra une coordination renforcée entre les différents acteurs ».
Reste à voir comment ce projet s'intégrera dans le paysage institutionnel ouest-africain, alors que plusieurs pays de la région développent des initiatives similaires. Une chose est sûre : Dakar marque une étape importante dans son ambition de s'imposer comme une capitale diplomatique incontournable.
Selon les informations communiquées, la Maison abritera principalement des bureaux du PNUD, de l'UNICEF, de la CEDEAO et de la Banque mondiale, en plus des agences onusiennes spécialisées dans les domaines du développement, de l'éducation et de la santé. D'autres institutions régionales pourraient également y être représentées.