Le cannabis récréatif est légal au Canada depuis maintenant sept ans, et les autorités constatent une consommation globalement stable depuis cette date. D’après Libération, cette légalisation a permis de structurer un marché encadré tout en dégageant des fonds pour des initiatives de prévention et de sensibilisation dans plusieurs provinces du pays.

Ce qu'il faut retenir

  • La légalisation du cannabis au Canada a été effective depuis 2018.
  • La consommation de marijuana récréative reste stable depuis sept ans.
  • Les recettes générées par ce marché financent des programmes de prévention dans certaines provinces.

Un marché légal qui a su se stabiliser

Officiellement autorisé en octobre 2018, le cannabis récréatif a marqué un tournant dans la politique canadienne en matière de drogues. Sept ans après cette réforme majeure, les autorités fédérales et provinciales dressent un bilan mitigé, mais globalement positif. Selon les données disponibles, la consommation n’a pas connu de flambée incontrôlée, contrairement à certaines craintes initiales. « La légalisation a permis d’encadrer un marché auparavant informel », a rappelé un porte-parole du gouvernement ontarien. Autant dire que l’objectif d’une régulation maîtrisée semble, dans une large mesure, atteint.

Des recettes fiscales au service de la santé publique

Le principal argument avancé par les défenseurs de la légalisation était la possibilité de taxer un marché autrefois illégal. Or, les revenus générés par la vente de cannabis ont effectivement permis de financer des programmes spécifiques. Au Québec, par exemple, une partie des fonds collectés est allouée à des campagnes de prévention contre la consommation chez les jeunes. « Les recettes issues du cannabis légal ont été réinvesties dans des actions concrètes de santé publique », a précisé le ministère de la Santé québécois. D’autres provinces, comme la Colombie-Britannique, ont adopté une approche similaire, bien que les montants varient selon les territoires.

Une consommation stable, mais des défis persistants

Si le marché du cannabis légal semble s’être stabilisé, les autorités canadiennes reconnaissent que certains défis subsistent. Le marché noir, bien qu’en recul, reste actif, notamment en raison de prix parfois jugés trop élevés dans le circuit légal. « Le prix reste un frein pour certains consommateurs, qui se tournent vers des sources non régulées », a expliqué un analyste du secteur. Par ailleurs, les disparités entre provinces dans la gestion du marché créent des inégalités d’accès et de prix. Autant de questions qui nécessitent une attention continue des pouvoirs publics.

Et maintenant ?

Les prochains mois pourraient voir une révision des politiques fiscales sur le cannabis dans plusieurs provinces, afin de rendre le produit légal plus compétitif face au marché noir. Une commission parlementaire fédérale doit rendre ses conclusions d’ici la fin de l’année 2026, ce qui pourrait mener à des ajustements législatifs. Reste à voir si ces mesures suffiront à réduire encore davantage la part du marché illégal, tout en maintenant les bénéfices pour la santé publique.

En conclusion, sept ans après sa légalisation, le cannabis au Canada semble avoir trouvé un équilibre relatif. Le marché légal a permis de générer des revenus stables et d’investir dans des programmes de prévention, mais des défis persistent, notamment en matière de concurrence avec le marché noir et d’harmonisation entre provinces.

Le prix moyen d’un gramme de cannabis légal varie entre 10 et 15 dollars canadiens, selon la province et le type de produit. Au Québec, il est généralement autour de 10-12 $, tandis qu’en Colombie-Britannique, les prix peuvent atteindre 14-15 $ en raison de taxes supplémentaires.