Selon Euronews FR, Shrey Parikh, un adolescent californien de 14 ans, a remporté la 98e édition du Scripps National Spelling Bee ce jeudi 28 mai 2026, après un affrontement d’orthographe intense de 90 secondes face à son dernier rival, Ishaan Gupta, 12 ans, originaire du New Jersey. Le jeune champion a su se distinguer en épelant correctement 32 mots en un temps record, dont le terme final « cashaw », scellant ainsi sa victoire.
Ce qu'il faut retenir
- Shrey Parikh, 14 ans, remporte la 98e édition du Scripps National Spelling Bee après avoir épelé 32 mots correctement en 90 secondes lors d’un duel final face à Ishaan Gupta.
- La compétition a nécessité trois jours de compétition, 18 manches et un format de départage inédit appelé « spell-off », introduit en 2021 pour tester à la fois la précision et la vitesse des candidats.
- Plus de 11 millions d’élèves ont participé aux éliminatoires locales et régionales aux États-Unis, parmi lesquels 247 se sont qualifiés pour la finale.
- Cette année, le concours a intégré des épreuves de vocabulaire à choix multiples et une animation inspirée des jeux télévisés pour séduire un public plus jeune.
- Les mots proposés aux candidats provenaient du Merriam-Webster Unabridged Dictionary, incluant des termes obscurs comme « Jatrorrhiza » ou « Kadohadacho ».
Un duel historique pour le titre national
La finale du Scripps National Spelling Bee 2026 s’est tenue sous haute tension ce jeudi soir à Washington, après trois jours de compétition acharnée. Parmi les neuf finalistes en lice, seuls deux sont restés en compétition après plus de deux heures d’épreuves : Shrey Parikh et Ishaan Gupta. Aucun des deux n’ayant réussi à se départager après 18 manches mêlant orthographe et questions de vocabulaire, les organisateurs ont dû recourir à un format exceptionnel, le « spell-off ».
Ce système, introduit en 2021, impose aux concurrents d’épeler le plus grand nombre de mots possible en 90 secondes, transformant ainsi la vitesse en un critère presque aussi important que la précision. Parikh a su tirer son épingle du jeu, terminant avec un score de 32 mots correctement épelés contre 25 pour Gupta. Le mot final, « cashaw », un terme peu usité désignant une variété de courge, a scellé sa victoire et marqué la fin d’une compétition exigeante.
Un concours centenaire en pleine mutation
Le Scripps National Spelling Bee, créé en 1925, est devenu au fil des décennies un événement incontournable du calendrier éducatif américain. Cette année, pas moins de 11 millions d’élèves ont participé aux éliminatoires organisés dans les écoles du pays, avant qu’un panel de 247 participants ne soit retenu pour la phase finale. L’épreuve, qui attire traditionnellement l’attention des médias et du public, cherche depuis plusieurs années à se réinventer pour toucher un public plus jeune.
Depuis 2021, les organisateurs ont introduit une épreuve de vocabulaire à choix multiples lors des finales télévisées, afin de mieux évaluer la compréhension globale de la langue plutôt que la simple mémorisation de termes obscurs. Pour cette édition 2026, ils ont également opté pour un « vibe shift », une refonte ambiante visant à donner au concours des allures de jeu télévisé. Pour cela, ils se sont associés au producteur Michael Davies, connu pour avoir relancé l’émission Jeopardy! et popularisé Who Wants to Be a Millionaire? au Royaume-Uni. L’animation de la retransmission a été confiée à Mina Kimes, journaliste vedette d’ESPN et championne de Celebrity Jeopardy!.
Des mots obscurs et une préparation intensive
Malgré ces innovations, l’esprit du concours reste inchangé : épater le public avec des mots tirés du Merriam-Webster Unabridged Dictionary, un ouvrage de référence contenant des termes scientifiques, des emprunts linguistiques et des expressions rares. Les candidats, âgés de 9 à 15 ans, ont dû maîtriser des mots comme « Jatrorrhiza » (une plante médicinale), « catometope » (un terme d’anatomie), « Faesulae » (une ville antique) ou encore « Kadohadacho » (un nom amérindien).
Parmi les mots ayant marqué les précédentes éditions, on retrouve aussi bien des termes familiers comme « croissant » ou « luge » que des défis linguistiques comme « psammophile » (qui aime le sable) ou « éclaircissement ». Pour Parikh, le mot « cashaw » est venu couronner des années de travail acharné. Le jeune champion avait déjà participé à l’épreuve en 2022, terminant à la 89e place, avant d’obtenir la médaille de bronze en 2024.
« J’ai passé environ cinq heures par jour à étudier au cours de l’année écoulée », a déclaré Shrey Parikh à l’issue de la compétition. « C’est un investissement important, mais c’est ce qui m’a permis de devenir le nouveau champion national. »
Un parcours jalonné de défis et de persévérance
La route vers le titre de champion du Scripps National Spelling Bee est semée d’embûches, tant sur le plan intellectuel que mental. Les participants doivent non seulement mémoriser des milliers de mots obscurs, mais aussi gérer la pression d’une compétition retransmise en direct devant des millions de téléspectateurs. Pour Parikh, cette victoire représente l’aboutissement de quatre années d’efforts ininterrompus.
Originaire de Californie, il a su tirer les leçons de ses participations précédentes. En 2022, son classement à la 89e place lui avait servi de leçon, tandis que sa troisième place en 2024 avait confirmé son potentiel. Cette année, sa rigueur et sa détermination ont payé, faisant de lui le plus jeune champion de l’histoire récente du concours.
Cette édition 2026 confirme une fois de plus que le Scripps National Spelling Bee reste un événement phare aux États-Unis, alliant tradition et innovation pour inspirer les générations futures de passionnés de langue.
Le « spell-off » est un format de départage introduit en 2021 par les organisateurs du Scripps National Spelling Bee. Il consiste à imposer aux deux derniers concurrents restants d’épeler le plus grand nombre de mots possible en 90 secondes. Ce système évalue à la fois la précision et la rapidité, contrairement aux manches classiques où seule la justesse est récompensée.
Les candidats doivent mémoriser des milliers de mots tirés de dictionnaires de référence comme le Merriam-Webster Unabridged Dictionary. Lors des finales, les mots proposés peuvent aller de termes scientifiques complexes à des expressions rares issues de différentes langues. Les champions passés ont souvent dû maîtriser des centaines, voire des milliers de mots pour atteindre les dernières manches.