Cette allocation vise à équilibrer risque et rendement en combinant **60 % d’actions** et **40 % d’obligations**, selon une analyse présentée le 19 mai 2026 dans l’émission Tout pour investir sur BFM Business.
L’émission, animée par Antoine Larigaudrie, a réuni Christian Fontaine, directeur de la rédaction du magazine Le Revenu, et Marc Tempelman, fondateur de Cashbee, pour décrypter cette stratégie souvent citée comme une référence en matière de gestion patrimoniale. « Cette répartition reste un pilier pour les investisseurs souhaitant concilier croissance et stabilité », a précisé Christian Fontaine. « Mais son efficacité dépend largement du contexte économique actuel, marqué par une remontée des taux et une volatilité accrue. »
Ce qu'il faut retenir
- La stratégie **60/40** consiste à allouer **60 % du portefeuille en actions** et **40 % en obligations**, un équilibre visant à limiter les risques tout en maximisant les rendements potentiels.
- Cette approche a été discutée le 19 mai 2026 dans l’émission Tout pour investir sur BFM Business, avec l’intervention de Christian Fontaine (Le Revenu) et Marc Tempelman (Cashbee).
- Les experts soulignent que son efficacité est aujourd’hui remise en question par la **hausse des taux longs aux États-Unis**, qui atteint des niveaux inédits depuis **2007**. « Les obligations deviennent moins attractives dans un environnement de taux élevés », a expliqué Marc Tempelman.
- Les **indices européens** affichent une **surperformance récente**, mais leur stabilité à long terme reste incertaine face aux tensions sur les taux et à l’inflation persistante.
- Les invités ont insisté sur la nécessité d’**adapter cette stratégie** en fonction des cycles économiques, notamment en période de **taux sous tension**, comme c’est le cas actuellement.
- L’émission est diffusée du **lundi au vendredi** sur BFM Business et disponible en podcast pour réécoute.
Une stratégie historique face à un environnement économique inédit
La répartition **60/40** est un classique de la gestion de patrimoine. Traditionnellement, elle permet de bénéficier de la **croissance des actions** tout en se protégeant partiellement grâce aux **obligations**, considérées comme moins risquées. Mais aujourd’hui, ce modèle est mis à l’épreuve. « Les taux longs américains ont atteint un pic depuis 2007, ce qui rend les obligations moins compétitives », a souligné Marc Tempelman. « Autant dire que les investisseurs doivent revoir leur approche. »
Christian Fontaine, de son côté, a rappelé que cette stratégie avait fait ses preuves lors des décennies précédentes, mais qu’elle nécessitait désormais une **veille constante**. « On ne peut plus se contenter d’une allocation figée. Il faut ajuster en fonction des signaux du marché, surtout quand les taux remontent aussi vite. » Selon lui, les **fonds indiciels (ETF)** et les **obligations souveraines** restent des piliers, mais leur poids relatif doit être réévalué.
Les marchés européens en surperformance, mais pour combien de temps ?
Dans ce contexte, les **indices européens** ont enregistré une **hausse notable** ces dernières semaines, comme en témoigne le segment « Surperformance et hausse des indices européens » présenté lors de l’émission. Antoine Larigaudrie a détaillé cette tendance, qui s’explique en partie par un **recentrage des investisseurs** sur les valeurs continentales, perçues comme moins exposées aux tensions géopolitiques que leurs homologues américains.
Pourtant, cette dynamique pourrait être éphémère. « Les marchés obligataires continuent de se tendre, ce qui pèse sur les valorisations », a averti Christian Fontaine. « Et si les taux devaient encore grimper, la pression sur les actions serait inévitable. » Les experts s’interrogent : cette surperformance est-elle durable, ou s’agit-il d’un simple rebond technique avant un nouveau repli ?
Taux sous tension : comment gérer son portefeuille dans ce contexte ?
Le thème de la **gestion des taux** a été central lors de l’émission. Avec des **taux directeurs élevés** et une **inflation qui peine à redescendre**, les investisseurs doivent faire preuve de prudence. « La clé, c’est la diversification », a conseillé Marc Tempelman. « Il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier, surtout quand les marchés deviennent imprévisibles. »
Les obligations d’État, autrefois perçues comme un refuge, voient leur attractivité diminuer. « Leur rendement est désormais plus élevé, mais leur sensibilité aux hausses de taux les rend plus risquées », a expliqué Christian Fontaine. « Dans ce cas, il peut être judicieux de privilégier des **obligations court terme** ou des **actifs non corrélés**, comme l’or ou l’immobilier. »
L’émission Tout pour investir : une référence pour les épargnants
Diffusée chaque jour de la semaine sur BFM Business, l’émission Tout pour investir s’impose comme un rendez-vous incontournable pour les épargnants et investisseurs. Animée par Antoine Larigaudrie, elle propose des **décryptages**, des **analyses d’experts** et des **conseils pratiques** pour naviguer dans un environnement financier de plus en plus complexe.
Le 19 mai 2026, l’émission a abordé plusieurs thèmes complémentaires, comme le **cours de l’or**, l’**intelligence artificielle** dans la gestion de patrimoine, ou encore l’**arbitrage entre actions et obligations**. Chaque sujet est traité avec des intervenants de premier plan, garantissant une information de qualité. « L’idée, c’est de donner aux téléspectateurs les clés pour prendre des décisions éclairées », a résumé Antoine Larigaudrie.
Pour ceux qui souhaitent approfondir, l’intégralité des émissions est disponible en **podcast** sur les plateformes habituelles. Une occasion de se tenir informé, même en dehors des horaires de diffusion.
D’après les experts interrogés par BFM Business, cette stratégie reste pertinente, mais elle doit être **adaptée en temps réel** aux conditions du marché. Dans un contexte de **taux élevés**, il peut être judicieux de réduire le poids des obligations au profit d’autres actifs, comme des **actions défensives** ou des **actifs alternatifs**. L’important est de **diversifier** et de **surveiller les indicateurs économiques** de près.
L’émission est diffusée du **lundi au vendredi** sur BFM Business, et ses épisodes sont disponibles en **podcast** sur les principales plateformes (Apple Podcasts, Spotify, Deezer, etc.). Les replays et extraits sont également accessibles sur le site de BFM Business et ses réseaux sociaux.