Supergirl, le film de Craig Gillespie intégré à l’univers DCU (DC Universe), divise autant qu’il fascine. Selon Journal du Geek, l’adaptation cinématographique de Kara Zor-El, interprétée par Milie Bobby Brown, cumule autant de points forts que de faiblesses, ce qui en fait un blockbuster à l’équilibre fragile.
Ce qu'il faut retenir
- Milie Bobby Brown incarne un Superman féminin crédible et charismatique, malgré un scénario parfois inégal.
- Les scènes d’action, spectaculaires, bénéficient d’une mise en scène dynamique, mais certains effets visuels manquent de finesse.
- L’univers DCU, encore en construction, peine à trouver son identité, entre hommages à Superman et tentative de singularisation.
- La bande originale, signée Hans Zimmer, renforce l’épopée, mais les dialogues restent critiqués pour leur manque de profondeur.
- Le film enregistre un box-office mitigé, avec 420 millions de dollars de recettes mondiales, loin des records de ses prédécesseurs DC.
Une interprétation majeure pour Milie Bobby Brown
L’actrice Milie Bobby Brown, déjà connue pour son rôle dans Stranger Things, endosse le costume de Kara Zor-El avec une aisance remarquable. Selon Journal du Geek, son interprétation mêle vulnérabilité et détermination, offrant une version moderne et accessible du personnage. Les critiques s’accordent sur son charisme à l’écran, même si certains regrettent un manque de nuances dans les moments dramatiques. « Elle porte littéralement le film sur ses épaules », a souligné un critique de Variety, cité par Journal du Geek.
Côté réalisation, Craig Gillespie, réalisateur de I, Tonya et Cruella, apporte un style visuel audacieux, oscillant entre réalisme et exagération. Les scènes de vol, notamment, sont saluées pour leur fluidité, même si certains plans rappellent trop les effets des films précédents de l’univers DC.
Des effets spéciaux inégaux et un scénario clivant
Si les séquences d’action sont globalement bien exécutées, la qualité des effets visuels varie énormément. Les combats aériens, avec leurs décors grandioses, impressionnent, mais certains plans, comme les explosions ou les transformations, paraissent datés. « On est entre deux eaux : certains moments frôlent le génie, d’autres donnent l’impression d’un travail fait en urgence », a commenté un spectateur lors de la projection presse.
Le scénario, écrit par Oren Uziel et Graham Mark, peine à trouver son rythme. Alternant entre moments intimistes et séquences épiques, le film peine à équilibrer développement des personnages et progression de l’intrigue. Les dialogues, souvent critiqués pour leur manque de subtilité, peinent à donner de la profondeur aux relations entre les personnages secondaires.
Un univers DCU toujours en quête d’identité
Supergirl s’inscrit dans la continuité du DCU, un univers cinématographique lancé en 2024 avec Superman de James Gunn. Pourtant, malgré les références évidentes à l’iconographie Superman, le film peine à se démarquer. Les créateurs semblent tiraillés entre l’envie de fidélité aux comics et la volonté d’innover. Résultat : un mélange de références obligées (la Kryptonite, les pouvoirs de Kara) et de tentatives originales (un méchant secondaire plus nuancé).
Cette ambiguïté se ressent aussi dans la réception critique. Si certains saluent une tentative louable de moderniser le personnage, d’autres reprochent au film de ne pas assez s’affranchir des codes des précédentes adaptations. « On a l’impression d’un film qui hésite entre hommage et réinvention », a résumé un critique du Figaro.
Si Supergirl ne révolutionne pas le genre, il confirme néanmoins l’attrait persistant des adaptations de super-héros, malgré des écueils récurrents. Le film pourrait ainsi servir de test pour l’avenir du DCU, entre fidélité aux origines et nécessité d’innover. Reste à savoir si les prochaines productions parviendront à concilier ces deux impératifs.
À ce jour, Supergirl cumule 420 millions de dollars de recettes mondiales, selon les données disponibles le 7 juillet 2026. Ce chiffre place le film dans la moyenne des productions DCU, loin des records d’autres blockbusters du genre.