Le professeur Avocksouma Djona Atchénémou, l’un des huit dirigeants de la coalition d’opposition Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), condamné à huit ans de prison le 8 mai 2026 par le Tribunal de grande instance de N’Djamena, a obtenu une « sortie provisoire pour suivre ses soins »
d’après RFI.

Cette décision, annoncée par l’un de ses avocats, intervient alors que la procédure judiciaire autour de ce procès politique reste en cours. « Nous espérons bien que la Cour d’appel puisse renverser la première décision rendue par le Tribunal de grande instance de N’Djamena », a-t-il déclaré.

Ce qu’il faut retenir

  • Le professeur Avocksouma Djona Atchénémou, figure de l’opposition tchadienne, a été condamné à huit ans de prison le 8 mai 2026 dans le cadre du procès du GCAP.
  • Il a obtenu une sortie provisoire pour raisons médicales, a indiqué l’un de ses avocats à RFI.
  • La coalition GCAP compte huit dirigeants condamnés dans cette affaire.
  • Les avocats du professeur misent sur une annulation de la condamnation en appel.
  • Le procès s’est tenu devant le Tribunal de grande instance de N’Djamena.

Un procès politique sous haute tension

Le 8 mai 2026, le Tribunal de grande instance de N’Djamena a rendu son verdict dans l’affaire opposant les autorités tchadiennes à la coalition GCAP, un regroupement de partis et personnalités politiques critiques envers le pouvoir en place. Parmi les huit condamnés, Avocksouma Djona Atchénémou, professeur et figure intellectuelle reconnue, a écopé de huit ans de prison ferme, une peine considérée comme particulièrement sévère par ses soutiens.

Cette condamnation s’inscrit dans un contexte politique marqué par une répression accrue des oppositions au Tchad, où les tensions entre le gouvernement et les mouvements contestataires se sont intensifiées ces derniers mois. Les observateurs internationaux ont déjà exprimé leur inquiétude quant au respect des libertés fondamentales dans le pays, notamment après plusieurs affaires judiciaires ciblant des figures de l’opposition.

Une sortie médicale temporaire, mais une bataille judiciaire toujours en cours

C’est dans ce cadre que l’avocat de Avocksouma Djona Atchénémou a annoncé, via RFI, que son client avait obtenu une autorisation de sortie provisoire pour raisons médicales. Cette mesure, accordée par les autorités judiciaires, permet au professeur de quitter provisoirement l’établissement pénitentiaire où il est incarcéré afin de suivre des soins adaptés à son état de santé.

« Nous espérons bien que la Cour d’appel puisse renverser la première décision rendue par le Tribunal de grande instance de N’Djamena », a souligné l’avocat, confirmant que la stratégie de défense repose désormais sur un recours en appel. Cette procédure pourrait aboutir à une révision du procès, voire à l’annulation pure et simple de la condamnation. Les proches du condamné et ses soutiens appellent à une mobilisation internationale pour faire pression en faveur de sa libération.

Et maintenant ?

La prochaine étape judiciaire devrait se jouer devant la Cour d’appel de N’Djamena, où les avocats du professeur devraient déposer un recours dans les prochaines semaines. Selon les informations disponibles, la date d’audience n’a pas encore été fixée, mais les observateurs s’attendent à ce que ce dossier reste sous le feu des projecteurs dans les mois à venir. Par ailleurs, les associations de défense des droits humains pourraient amplifier leurs démarches pour soutenir la cause d’Avocksouma Djona Atchénémou, tout en surveillant l’évolution de la situation des sept autres condamnés du GCAP.

Reste à voir si cette sortie médicale provisoire permettra d’améliorer son état de santé, tandis que la bataille juridique se poursuit. Une chose est sûre : l’affaire continue de cristalliser les tensions entre pouvoir et opposition au Tchad.