Le cinquième volet de la saga Toy Story, sorti le week-end du 21 juin 2026 en Amérique du Nord, a enregistré un démarrage historique au box-office. Selon Franceinfo - Culture, le film d’animation des studios Pixar a généré 160 millions de dollars de recettes dès son premier week-end d’exploitation, un record pour la franchise et la deuxième meilleure performance de tous les temps pour un film d’animation.
Ce qu'il faut retenir
- 160 millions de dollars de recettes en Amérique du Nord pour Toy Story 5 dès son premier week-end, un record pour Pixar et la deuxième meilleure performance pour un film d’animation.
- Le film surpasse Toy Story 4 de 37 % en termes de recettes lors de son week-end de sortie, selon l’analyste David Gross.
- À titre de comparaison, Les Indestructibles 2 détient toujours le record avec 182,7 millions de dollars en 2018.
- Le film de Steven Spielberg, Disclosure Day, arrive en deuxième position avec 17 millions de dollars, loin derrière la performance de Pixar.
- Le week-end de sortie de Toy Story 5 coïncidait avec la fête des pères en Amérique du Nord, un choix stratégique pour cibler le public familial.
Cette performance exceptionnelle confirme la domination des studios Pixar dans le domaine du film d’animation. « C’est la quintessence du film à aller voir en famille, et Toy Story tient ses promesses », a déclaré David Gross, analyste chez Franchise Entertainment Research. Pour lui, ces chiffres représentent « une nouvelle sortie sensationnelle pour une suite Pixar », dépassant de 37 % les recettes de Toy Story 4, sorti en 2019.
Le succès de Toy Story 5 s’explique en partie par son scénario, où Buzz l’Éclair et ses amis jouets doivent faire face à une menace inédite : la concurrence des gadgets électroniques, incarnés notamment par une tablette intelligente. Ce thème résonne particulièrement dans un contexte où les écrans occupent une place centrale dans le quotidien des familles. « Les familles cherchent des expériences cinématographiques à partager, et Toy Story reste une valeur sûre », précise Gross.
Un week-end historique pour Pixar face à la concurrence
Le week-end du 21 juin 2026 restera donc comme celui de l’explosion de Toy Story 5. Avec 160 millions de dollars, le film pulvérise les prévisions et s’installe à la deuxième place des meilleures entrées pour un film d’animation en Amérique du Nord, derrière Les Indestructibles 2 (182,7 millions en juin 2018). À titre de comparaison, le précédent record de la saga datait de 2019 avec Toy Story 4, qui avait enregistré 120,9 millions de dollars lors de son week-end de sortie.
Ce démarrage fulgurant intervient dans un paysage cinématographique nord-américain particulièrement concurrentiel. En effet, le même week-end, plusieurs blockbusters se disputaient l’attention du public. Le film de science-fiction Disclosure Day, réalisé par Steven Spielberg, n’a pu qu’observer de loin le succès de Pixar. Avec seulement 17 millions de dollars de recettes pour son deuxième week-end, il termine loin derrière, malgré la présence d’Emily Blunt et Josh O’Connor dans les rôles principaux. Disclosure Day, qui raconte l’histoire d’un lanceur d’alerte révélant l’existence d’extraterrestres, peine à convaincre le public malgré son pedigree hollywoodien.
Les autres sorties de la semaine n’ont pas réussi à rivaliser avec l’enthousiasme généré par Toy Story 5. Le film d’horreur indépendant Obsession, en sixième semaine d’exploitation, a engrangé 14 millions de dollars, portant son total à 215,8 millions de dollars en Amérique du Nord. Un autre film d’horreur, Backrooms, a engrangé 7,3 millions de dollars lors de sa quatrième semaine, portant son total à 175 millions. Enfin, le sixième volet de la franchise parodique Scary Movie a terminé avec 6,7 millions de dollars, tandis que le biopic sur Michael Jackson, sorti en avril, a réalisé 2,2 millions de dollars en dixième position.
Une stratégie marketing ciblée et un timing parfait
La sortie de Toy Story 5 coïncidait avec la fête des pères en Amérique du Nord, un choix qui n’est probablement pas anodin. Les studios Pixar ont ainsi misé sur un public familial large, composé de parents et d’enfants. « Le week-end de la fête des pères est traditionnellement un moment fort pour les sorties familiales », rappelle un responsable du marketing chez Disney. « Les parents cherchent des activités à partager avec leurs enfants, et un film comme Toy Story correspond parfaitement à cette attente. »
Le succès de Toy Story 5 pourrait également s’expliquer par l’engouement durable autour de la franchise, qui fête ses 30 ans en 2025. Depuis le premier volet en 1995, les aventures de Woody, Buzz et leurs amis ont su évoluer avec leur époque, intégrant des thèmes modernes comme l’intelligence artificielle ou, dans ce cas précis, la domination des écrans. « Pixar a su conserver l’esprit de la saga tout en l’adaptant aux enjeux actuels », souligne Gross. « Cela explique pourquoi les familles reviennent en masse voir ces films. »
Un phénomène culturel qui dépasse le cadre cinématographique
Au-delà des chiffres, le succès de Toy Story 5 illustre l’importance des franchises familiales dans l’industrie du cinéma. Dans un contexte où le streaming et les réseaux sociaux captent une part croissante du temps de loisir, les familles continuent de privilégier les sorties en salles pour des expériences partagées. « Les films d’animation restent un pilier du box-office », explique un distributeur indépendant. « Ils offrent une alternative aux écrans individuels et permettent aux parents de partager un moment avec leurs enfants. »
Par ailleurs, la saga Toy Story s’inscrit dans une logique de nostalgie et de transmission. Les enfants qui ont grandi avec les premiers volets sont désormais des adultes, et ils reviennent au cinéma avec leurs propres enfants. Ce phénomène de « nostalgie intergénérationnelle » est un atout majeur pour les studios, qui misent sur des suites ou des remakes pour fidéliser leur public. « Pixar a su créer une mythologie autour de ses personnages », précise Gross. « Woody et Buzz sont devenus des icônes culturelles, au même titre que Mickey Mouse. »
Le box-office nord-américain en ébullition
Si Toy Story 5 domine largement le classement, les autres positions du box-office reflètent la diversité des goûts du public nord-américain. Les films d’horreur, souvent portés par des budgets modestes mais un marketing viral, occupent une place importante. Obsession, par exemple, a su se faire une place grâce à une campagne axée sur le bouche-à-oreille et les réseaux sociaux. De son côté, Backrooms mise sur l’engouement autour des phénomènes internet, comme le mythe des « pièces maudites » qui a émergé sur les plateformes vidéo.
Quant à Scary Movie 6, la franchise parodique continue de séduire un public jeune et habitué aux références culturelles. Enfin, le biopic sur Michael Jackson, bien que moins médiatisé, parvient à trouver son public grâce à un public de niche et une sortie échelonnée. Ces résultats montrent que le marché nord-américain reste dynamique, malgré la concurrence des plateformes de streaming et des jeux vidéo.
Un modèle économique à suivre pour l’industrie
Le succès de Toy Story 5 pourrait servir de référence pour les studios souhaitant relancer ou prolonger des franchises. Les recettes générées par un film comme celui-ci ne se limitent pas aux entrées en salles. Les produits dérivés, les droits télévisuels et les accords avec les plateformes de streaming représentent des revenus complémentaires non négligeables. « Une sortie comme celle de Toy Story 5 peut générer des millions de dollars en merchandising », explique un expert du secteur. « Les jouets, les vêtements et les accessoires liés au film se vendent pendant des années après sa sortie. »
De plus, ce type de performance permet aux studios de négocier des contrats publicitaires avantageux. Les marques de produits alimentaires, de jouets ou de vêtements sont prêtes à payer cher pour associer leur image à un film qui cartonne. « C’est un cercle vertueux », souligne Gross. « Plus un film marche, plus il attire des partenaires commerciaux, ce qui génère encore plus de revenus. »
Avec un tel succès, il est probable que Pixar accélère le développement d’un sixième volet. Les fans, eux, peuvent déjà se projeter dans les prochaines aventures de Woody et Buzz. En attendant, le week-end du 21 juin 2026 restera dans les annales comme celui de l’explosion de Toy Story 5.
Toy Story 5 s’installe à la deuxième place des meilleures entrées pour un film d’animation en Amérique du Nord, derrière Les Indestructibles 2 (182,7 millions de dollars en juin 2018). Avec 160 millions de dollars en trois jours, il dépasse de 37 % les recettes de Toy Story 4 à sa sortie.