Selon Euronews FR, le président américain Donald Trump a invité in extremis Jensen Huang, le patron de Nvidia, à participer au sommet sino-américain prévu jeudi et vendredi à Pékin. Une douzaine de dirigeants du secteur technologique ont embarqué à bord de l’Air Force One pour ce déplacement, où Huang n’était initialement pas inscrit sur la liste des invités.
Ce qu'il faut retenir
- Jensen Huang, PDG de Nvidia, a rejoint la délégation américaine à la dernière minute, alors qu’il n’était pas mentionné sur la liste des invités publiée lundi.
- Un porte-parole de Nvidia a indiqué que Huang participait « à l’invitation du président Trump afin de soutenir les États-Unis et les objectifs de l’administration ».
- Donald Trump a affirmé sur Truth Social que Huang se trouvait à bord d’Air Force One, tout en démentant une invitation tardive, bien que plusieurs médias, dont Reuters et CNBC, rapportent le contraire.
- Huang fait pression depuis des mois pour que l’administration américaine assouplisse les restrictions à l’exportation des puces d’IA H200 vers la Chine, sans succès pour l’instant.
- La Chine, qui cherche à réduire son retard technologique, développe ses propres semi-conducteurs via des entreprises comme Huawei, Alibaba et ByteDance.
- Les autres invités notables incluent Elon Musk (Tesla), Tim Cook (Apple) et Cristiano Amon (Qualcomm).
Une invitation surprise pour Huang, absent de la liste initiale
Selon les informations d’Euronews FR, Jensen Huang, PDG de Nvidia, a été ajouté à la dernière minute à la délégation américaine en route pour la Chine. Bien que sa présence à bord d’Air Force One ait été confirmée par Donald Trump sur Truth Social, son nom ne figurait pas sur la liste des invités publiée lundi. Cette décision intervient après que plusieurs médias, dont Reuters et CNBC, ont relayé l’absence du dirigeant technologique.
Les médias américains rapportent que Trump a contacté Huang directement après avoir pris connaissance de l’information. CNBC évoque même un appel téléphonique passé par le président américain à Huang, alors que la couverture médiatique soulignait son exclusion initiale. Un porte-parole de Nvidia a ensuite précisé que Huang participait au sommet « à l’invitation du président Trump afin de soutenir les États-Unis et les objectifs de l’administration ».
Un enjeu technologique majeur en toile de fond
Cette invitation surprise s’inscrit dans un contexte de tensions commerciales autour des semi-conducteurs, pilier de l’intelligence artificielle. Nvidia, leader mondial des puces dédiées à l’IA, tente depuis des mois de faire assouplir les restrictions américaines à l’exportation vers la Chine. En février, l’entreprise a indiqué que les versions de ses puces H200, pourtant approuvées par Washington, n’avaient toujours pas reçu l’autorisation de quitter le territoire américain.
Cette situation illustre les difficultés croissantes des États-Unis à concilier leur leadership technologique et leur politique de contrôle des exportations. La Chine, de son côté, accélère ses propres développements. Selon un rapport publié en 2026 par le Stanford Institute for Human-Centered Artificial Intelligence, Pékin domine désormais en nombre de brevets, de publications scientifiques et d’applications physiques de l’IA, comme la robotique. Les États-Unis conservent toutefois l’avantage en termes de capitaux, d’infrastructures et de puces haut de gamme.
« Je demanderai au président Xi, un dirigeant d’une distinction extraordinaire, “d’ouvrir” la Chine pour que ces personnes brillantes puissent faire des merveilles. »
Donald Trump, sur Truth Social
La Chine mise sur son autonomie technologique
Face aux restrictions américaines, la Chine a lancé une stratégie ambitieuse pour réduire sa dépendance aux importations de semi-conducteurs. Des géants comme Huawei, Alibaba et ByteDance ont investi massivement dans la conception de puces locales, capables de rivaliser avec les technologies occidentales. Selon le rapport de Stanford, cette dynamique a permis à Pékin de combler une partie de l’écart avec Washington, notamment dans les applications concrètes de l’IA.
Pourtant, malgré ces avancées, les experts interrogés par Euronews FR estiment qu’un accord majeur sur les semi-conducteurs reste peu probable lors de ce sommet. Les restrictions à l’exportation imposées par les États-Unis depuis 2022 visent à limiter l’accès chinois aux technologies les plus avancées, un sujet qui devrait dominer les discussions entre Trump et Xi. L’administration américaine justifie ces mesures par des raisons de sécurité nationale, craignant que ces puces ne soient utilisées à des fins militaires.
Une délégation technologique de haut niveau
Outre Huang et les dirigeants déjà mentionnés, la délégation américaine compte une dizaine d’autres figures majeures du secteur. Parmi elles, on trouve notamment le PDG de Tesla, Elon Musk, le PDG d’Apple, Tim Cook, et le PDG de Qualcomm, Cristiano Amon. Leur présence souligne l’importance accordée par Washington aux enjeux technologiques dans les relations avec Pékin.
Selon des sources proches du dossier, Trump aurait personnellement veillé à ce que cette délégation reflète l’influence des États-Unis dans l’innovation mondiale. La question de l’accès au marché chinois, crucial pour des entreprises comme Nvidia ou Apple, sera probablement au cœur des échanges. Cependant, les attentes en matière d’avancées concrètes restent mesurées, les deux parties étant engagées dans une rivalité structurelle.
Contexte : une guerre technologique en arrière-plan
Ce sommet intervient dans un climat de rivalité technologique exacerbée entre les États-Unis et la Chine. Depuis 2022, Washington a imposé des restrictions strictes sur l’exportation de puces avancées, notamment celles utilisées pour l’IA et le supercalcul. Ces mesures visent à empêcher Pékin d’accéder à des technologies considérées comme stratégiques, notamment dans le domaine militaire.
Pour Nvidia, l’enjeu est double : conserver son avance technologique tout en maintenant un accès au marché chinois, qui représente une part significative de ses revenus. Huang a multiplié les démarches auprès de l’administration américaine pour obtenir des exemptions, sans succès pour l’instant. La situation illustre les dilemmes auxquels sont confrontés les géants technologiques, pris entre les impératifs géopolitiques et les logiques économiques.
Selon plusieurs médias américains, dont Reuters et CNBC, Donald Trump a contacté Jensen Huang après avoir pris connaissance de la couverture médiatique soulignant son absence de la délégation initiale. Cette décision intervient dans un contexte de tensions autour des restrictions à l’exportation des puces d’IA vers la Chine, un sujet sur lequel Nvidia fait pression depuis des mois.
Les discussions entre les États-Unis et la Chine devraient porter principalement sur l’accès aux semi-conducteurs avancés, cruciaux pour le développement de l’intelligence artificielle. Washington cherche à limiter l’accès de Pékin à ces technologies, tandis que la Chine tente de réduire sa dépendance en développant ses propres puces. Les restrictions américaines, en place depuis 2022, restent un point de friction majeur.