Selon Le Figaro, les Gardiens de la Révolution iraniens ont organisé mardi 12 mai 2026 des manœuvres militaires à Téhéran, impliquant leur armée idéologique et la milice du Bassidj. Ces exercices, présentés comme un succès par le général Hassan Hassanzadeh, visaient à simuler des combats face à un « ennemi américano-sioniste », dans un contexte de tension persistante entre l’Iran, Israël et les États-Unis. Parallèlement, plusieurs développements diplomatiques et militaires ont été rapportés à travers la région, soulignant l’instabilité persistante malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril.
Ce qu'il faut retenir
- Les Gardiens de la Révolution iraniens ont mené mardi 12 mai 2026 des manœuvres militaires à Téhéran, en présence de l’armée idéologique et du Bassidj, selon Le Figaro.
- Le général Hassan Hassanzadeh a déclaré que ces exercices visaient à améliorer la préparation face à une éventuelle agression américaine ou israélienne.
- Israël a livré des batteries de défense antiaérienne « Dôme de fer » aux Émirats arabes unis, une première depuis le début du conflit, a confirmé l’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee.
- Le Koweït a annoncé avoir déjoué une tentative d’infiltration de quatre membres des Gardiens de la Révolution iraniens début mai, près de l’île de Bubiyan.
- Le Liban déplore 380 morts depuis le cessez-le-feu du 17 avril, dont 22 enfants et 39 femmes, selon le ministère de la Santé libanais.
- Le premier ministre qatari, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane Al Thani, a appelé l’Iran à ne pas utiliser le détroit d’Ormuz comme levier de pression sur les pays du Golfe.
Des manœuvres militaires à Téhéran pour préparer une éventuelle riposte
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont déployé mardi leurs forces à Téhéran pour des manœuvres militaires d’envergure, impliquant leur branche idéologique et la milice paramilitaire du Bassidj, affiliée. Le général de brigade Hassan Hassanzadeh, commandant des Gardiens de la Révolution à Téhéran, a déclaré que ces exercices avaient pour objectif de « répéter des scénarios de combat contre l’ennemi » sur tous les terrains. « L’un des objectifs était d’améliorer la préparation au combat pour faire face à tout mouvement de l’ennemi américano-sioniste », a-t-il expliqué, selon la télévision publique iranienne. Le général a affirmé que ces manœuvres avaient été « menées avec succès », sans préciser leur durée ou l’ampleur des forces engagées.
Une région sous haute tension malgré le cessez-le-feu
Ces manœuvres surviennent alors que les négociations entre l’Iran et les États-Unis pour consolider la trêve en vigueur depuis le 17 avril restent dans l’impasse. L’Iran a transmis sa réponse aux propositions américaines, mais Téhéran exige notamment l’arrêt du blocus de ses ports par la marine américaine et le dégel de ses avoirs à l’étranger. « Il n’y a pas d’autre choix que d’accepter les droits du peuple iranien, tels qu’établis dans la proposition en 14 points », a averti Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien et principal négociateur, sur le réseau social X. Il a ajouté que toute tentative de renégociation serait « infructueuse » et ne mènerait qu’à des « échecs successifs ».
De son côté, Donald Trump a jugé lundi que la proposition iranienne était « bonne à mettre à la poubelle ». Le président américain a également estimé que le cessez-le-feu était « sous assistance respiratoire », évoquant même une chance de survie de « seulement 1% ». Il n’a pas exclu de relancer l’opération « Projet Liberté », visant à sécuriser le passage des navires dans le détroit d’Ormuz, brièvement mise en œuvre la semaine précédente.
Israël et les Émirats arabes unis renforcent leur coopération militaire
Dans un contexte de tensions régionales, Israël a livré aux Émirats arabes unis des batteries de défense antiaérienne « Dôme de fer » et du personnel formé à leur utilisation, a révélé mardi l’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee. « Israël vient de leur envoyer des batteries du “Dôme de fer” (...) Comment cela se fait-il ? Parce que des relations extraordinaires unissent les Émirats arabes unis et Israël », a-t-il souligné lors d’une conférence à l’Université de Tel-Aviv. Cette coopération s’inscrit dans le cadre des accords d’Abraham, signés en 2020, qui ont normalisé les relations entre Israël et plusieurs pays du Golfe, dont les Émirats. Ces derniers ont été ciblés par des centaines de missiles et drones iraniens depuis le début du conflit, faisant dix morts parmi les civils.
Selon Le Figaro, les Émirats arabes unis auraient également mené en avril leurs propres frappes contre des installations pétrolières iraniennes, notamment sur l’île de Lavan, dans le Golfe. Ces attaques, non revendiquées officiellement, font suite à des frappes iraniennes contre des cibles émiraties en mars. Le ministère émirati de la Défense a recensé plus de 551 missiles balistiques, 29 missiles de croisière et 2 263 drones tirés depuis le début de la guerre, visant des bases américaines et des infrastructures énergétiques.
Le Liban et le Koweït confrontés aux conséquences du conflit
Au Liban, les frappes israéliennes se poursuivent malgré le cessez-le-feu du 17 avril. Selon le ministère de la Santé libanais, 380 personnes, dont 22 enfants et 39 femmes, ont été tuées depuis l’entrée en vigueur de la trêve, portant le bilan total à près de 2 900 morts depuis le début de la guerre le 2 mars. Le Hezbollah, mouvement pro-iranien, continue de revendiquer des attaques contre des cibles israéliennes, tandis qu’Israël opère au sol jusqu’à une « ligne jaune » située à une dizaine de kilomètres de la frontière. Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé mardi que le désarmement de son groupe ne ferait pas partie des négociations avec Israël, déclarant que « les armes et la Résistance ne concernent personne hors du Liban ».
Le Koweït, de son côté, a annoncé avoir déjoué une tentative d’infiltration de quatre membres des Gardiens de la Révolution iraniens début mai. Selon le ministère de l’Intérieur koweïtien, ces hommes, deux colonels et deux officiers de marine, avaient pour mission d’infiltrer l’île de Bubiyan, proche des côtes iraniennes, afin de mener des « actions hostiles » contre le pays. Ces arrestations s’inscrivent dans une série de condamnations prononcées par Bahreïn, où trois personnes ont été condamnées à la prison à vie pour collaboration avec l’Iran, et une vingtaine d’autres à des peines allant jusqu’à dix ans de prison.
Enfin, la récente révélation d’une implication directe des Émirats arabes unis dans des frappes contre l’Iran pourrait modifier l’équilibre des forces dans la région, alors que les monarchies du Golfe cherchent à protéger leurs intérêts face à la montée des tensions. Les prochaines semaines seront déterminantes pour savoir si les parties prenantes parviendront à stabiliser la situation ou si le conflit reprendra de plus belle.
Selon Le Figaro, les manœuvres organisées mardi 12 mai 2026 par les Gardiens de la Révolution iraniens visent principalement à préparer leurs forces à une éventuelle confrontation avec les États-Unis ou Israël. Le général Hassan Hassanzadeh a précisé que ces exercices avaient pour but de « répéter des scénarios de combat contre l’ennemi » et d’améliorer la préparation au combat. Ces manœuvres s’inscrivent dans un contexte de menace persistante, malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril.