Le 25 juin 2024, un chauffard de 21 ans a percuté un pompier volontaire de 41 ans sur la Promenade des Anglais à Nice, après avoir inhalé du protoxyde d'azote. Selon Le Figaro, ce jeune conducteur a été condamné lundi à sept ans de prison, dont six fermes, pour ce meurtre involontaire.
Ce qu'il faut retenir
- Le chauffard a été condamné à sept ans de prison, dont six fermes.
- Il a inhalé du protoxyde d'azote avant de percuter le pompier.
- Le pompier volontaire a été projeté à plus de 60 mètres et a succombé à ses blessures.
Les faits se sont déroulés peu après minuit le 25 juin 2024, alors que le chauffard, Marvin R., revenait d'une soirée à Antibes avec trois amis à bord de la Mercedes de sa mère. Aucun des quatre n'avait pris d'alcool ou de drogue, mais le jeune conducteur a profité d'un arrêt pour récupérer une bonbonne de protoxyde d'azote dans le coffre.
«Je cherchais à m'amuser. J'avais essayé pour la première fois trois semaines plus tôt, ça m'avait fait rigoler mais pas perdre le contrôle», a raconté Marvin R. à l'audience. Son passager avant, absent à l'audience, avait témoigné aux enquêteurs : «Il ne contrôlait plus rien, j'ai paniqué. Je l'ai touché pour lui dire de ralentir, je pense qu'il ne sentait rien».
Lancé à au moins 108 km/h, le chauffard a grillé deux feux rouges et percuté le pompier, qui revenait d'une soirée en hommage à un collègue décédé. Les tentatives de réanimation engagées par des collègues ont été vaines, et le pompier a rapidement succombé à ses blessures.
«Nous avons pris perpétuité. Que cette peine soit un modèle, que les irresponsables comprennent qu'un permis de conduire n'est pas un permis de tuer», a lancé la compagne du pompier. Le chauffard, Marvin R., a été placé sous contrôle judiciaire avant d'être placé en détention provisoire en septembre 2025, après avoir été contrôlé une nuit au volant d'une voiture, positif au cannabis et à la cocaïne.
La condamnation du chauffard à sept ans de prison, dont six fermes, est un rappel de l'importance de la sécurité routière et de la nécessité de prendre en compte les risques liés à l'inhalation de substances illicites.
La source : Le Figaro.