Un incendie s’est déclaré vendredi 7 août 2026 dans un centre logistique du géant russe de l’e-commerce Wildberries, situé à Ekaterinbourg, dans la région de Sverdlovsk, après une attaque de drones attribuée à l’Ukraine. Selon Le Figaro, aucun blessé n’est à déplorer, l’ensemble du personnel ayant été évacué avant l’arrivée des secours.

Dans un communiqué diffusé en urgence, Wildberries a confirmé la situation et précisé que « des pompiers sont déployés dans le centre logistique de la compagnie à Ekaterinbourg, où un incendie s’est déclaré à cause d’une attaque ». L’entreprise a également rappelé que ses équipes locales avaient été évacuées préalablement, évitant ainsi tout risque pour les employés.

Ce qu'il faut retenir

  • Un incendie s’est déclaré le 7 août 2026 dans un entrepôt Wildberries à Ekaterinbourg (Russie) après une attaque de drones ukrainiens.
  • L’incendie n’a fait aucune victime grâce à l’évacuation préventive du personnel.
  • Trois drones ont percuté le toit du centre logistique sans causer de blessé, selon le gouverneur régional Denis Passler.
  • Depuis mi-juillet 2026, l’Ukraine a ciblé une vingtaine de sites Wildberries en Russie et en Crimée.
  • Les premières attaques, les 17 et 18 juillet, avaient fait 8 morts et près de 90 blessés dans la région de Moscou et à Tambov.

Une série d’attaques visant Wildberries depuis juillet

Depuis la nuit du 17 au 18 juillet 2026, l’Ukraine a multiplié les frappes contre des infrastructures appartenant à Wildberries, une plateforme d’e-commerce russe souvent comparée à l’« Amazon russe ». Selon Le Figaro, ces attaques ont visé des sites dans plusieurs régions de Russie, ainsi qu’en Crimée, région annexée par Moscou en 2014. Les premières frappes, qui avaient causé la mort de huit personnes et blessé près de quatre-vingt-dix autres, avaient particulièrement touché la région de Moscou et celle de Tambov, dans le centre-ouest du pays.

Les frappes se sont ensuite étendues à d’autres zones stratégiques. Le gouverneur Denis Passler a confirmé que trois drones avaient touché le toit de l’entrepôt d’Ekaterinbourg vendredi matin, sans faire de victime. Comme le rapporte Le Figaro, ces attaques s’inscrivent dans une stratégie plus large de l’Ukraine, qui cible désormais des infrastructures logistiques et commerciales russes, en plus des sites militaires traditionnels.

Une escalade des frappes à longue portée entre Kiev et Moscou

Plus de quatre ans après le début de l’invasion russe à grande échelle en Ukraine, les deux belligérants intensifient leurs frappes à longue portée, entraînant une hausse des victimes civiles. Wildberries, en tant que géant de l’e-commerce russe, est devenu une cible privilégiée pour Kiev, qui cherche à fragiliser l’économie russe et à perturber les chaînes logistiques du pays. Selon Le Figaro, les attaques récentes ont visé des sites proches de Saint-Pétersbourg (nord-ouest), à Simferopol en Crimée, ainsi qu’à Krasnodar, Volgograd (sud) et Samara (région de la Volga).

Cette stratégie ukrainienne s’inscrit dans un contexte de guerre hybride, où les infrastructures civiles, y compris celles liées au commerce en ligne, sont désormais considérées comme des objectifs militaires légitimes. D’après Le Figaro, les services de renseignement ukrainiens auraient justifié ces frappes en affirmant que Wildberries contribue indirectement au soutien logistique de l’armée russe, via le transport de marchandises et la gestion des stocks.

Un géant de l’e-commerce pris pour cible

Fondé en 2004, Wildberries est aujourd’hui le premier site de vente en ligne en Russie, devant des concurrents comme Ozon ou Yandex Market. Avec des millions d’utilisateurs quotidiens et des milliers d’employés, l’entreprise est un acteur économique majeur dans le pays. Selon Le Figaro, son modèle repose sur un réseau dense d’entrepôts et de centres logistiques, répartis dans l’ensemble du territoire russe, ce qui en fait une cible de choix pour les frappes ukrainiennes.

La multiplication des attaques contre ses infrastructures a déjà eu des répercussions sur ses activités. Plusieurs sources industrielles évoquent des retards dans les livraisons et des perturbations dans la chaîne d’approvisionnement, bien que l’entreprise n’ait pas communiqué officiellement sur l’impact économique de ces incidents. Comme le souligne Le Figaro, Wildberries a néanmoins assuré que ses équipes maintenaient un niveau de service « satisfaisant », malgré les contraintes imposées par les frappes répétées.

Et maintenant ?

Les prochaines heures seront déterminantes pour évaluer l’ampleur des dégâts causés à l’entrepôt d’Ekaterinbourg et pour connaître les réactions des autorités russes. Une enquête devrait être ouverte pour déterminer l’origine exacte des drones ayant frappé le site, tandis que Kiev pourrait annoncer de nouvelles frappes dans les jours à venir. La question reste entière quant à la capacité de Wildberries à maintenir ses opérations dans un contexte de tensions accrues.

La communauté internationale, notamment les pays européens, pourrait également réagir à cette escalade, alors que les frappes à longue portée se multiplient des deux côtés du front. Les prochaines réunions diplomatiques, prévues en septembre à l’ONU, devraient aborder la question des attaques contre les infrastructures civiles, un sujet qui divise déjà les alliés de Kiev et de Moscou.

D’après les analyses relayées par Le Figaro, Kiev justifie ces frappes en affirmant que Wildberries, en tant que géant logistique, contribue indirectement au soutien de l’armée russe. L’entreprise transporte des marchandises et gère des stocks qui pourraient être utilisés à des fins militaires, bien que cette affirmation reste contestée par Moscou.