Deux chercheuses en écologie ont lancé un projet ambitieux pour recenser le phytoplancton présent dans la Seine. Leur objectif ? Intégrer ces micro-organismes au label de Paysage urbain historique de l’Unesco, une démarche encore inédite. Selon Ouest France, cette initiative pourrait redéfinir la perception de la biodiversité fluviale en milieu urbain.

Ce qu'il faut retenir

  • Deux docteures en écologie, Sahima Hamlaoui et Maria Cellamare, mènent le projet Planktonautes en Île-de-France pour inventorier le phytoplancton de la Seine.
  • Leur proposition vise à intégrer ces micro-organismes au concept de Paysage urbain historique de l’Unesco.
  • Ce projet s’inscrit dans une volonté de mieux valoriser la biodiversité des cours d’eau en milieu urbain.

Un inventaire scientifique inédit pour la Seine

Sahima Hamlaoui et Maria Cellamare, toutes deux docteures en écologie, ont lancé le projet Planktonautes avec une mission précise : recenser et étudier le phytoplancton présent dans la Seine. Ces micro-organismes, invisibles à l’œil nu, jouent pourtant un rôle clé dans l’équilibre des écosystèmes aquatiques. Ouest France souligne que cette démarche s’inscrit dans une approche scientifique rigoureuse, combinant analyses en laboratoire et observations de terrain.

Leur travail s’appuie sur des méthodes de prélèvement et d’analyse adaptées aux milieux fluviaux urbains. Autant dire que cette initiative pourrait bien devenir un modèle pour d’autres villes souhaitant concilier développement urbain et préservation de la biodiversité.

Intégrer le plancton au patrimoine mondial de l’Unesco

La proposition la plus originale de ce projet réside dans son ambition de lier le phytoplancton au label Paysage urbain historique de l’Unesco. Cette distinction, attribuée à des sites culturels ou naturels d’une valeur universelle exceptionnelle, pourrait ainsi s’élargir à des éléments biologiques jusqu’ici ignorés. Maria Cellamare a indiqué que cette intégration « permettrait de reconnaître l’importance des micro-organismes dans la préservation des paysages fluviaux ».

Pour Sahima Hamlaoui, cette démarche est aussi une façon de « repenser la relation entre l’homme et son environnement ». En valorisant des éléments souvent invisibles, le projet Planktonautes pourrait inspirer d’autres initiatives similaires à l’échelle internationale.

Un enjeu écologique et urbain pour Paris

La Seine, artère historique de Paris, est au cœur de cette réflexion. Longtemps perçue comme un cours d’eau dégradé, elle fait aujourd’hui l’objet de projets de renaturation et de dépollution. Le projet Planktonautes s’inscrit dans cette dynamique en mettant en lumière la richesse biologique du fleuve. Ouest France précise que cette initiative pourrait renforcer les efforts de préservation déjà engagés par la Ville de Paris et les associations environnementales.

Bref, en valorisant le phytoplancton, les deux chercheuses proposent une nouvelle grille de lecture pour évaluer la santé écologique de la Seine. Leur approche pourrait bien influencer les politiques publiques en matière de gestion des milieux aquatiques.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes du projet Planktonautes devraient inclure des campagnes de sensibilisation auprès du grand public et des décideurs politiques. Une demande formelle d’intégration du phytoplancton au label Unesco pourrait être déposée d’ici la fin de l’année 2026. Reste à voir si cette initiative trouvera un écho auprès des instances internationales.

En attendant, les deux chercheuses continuent leurs travaux sur le terrain, convaincues que chaque micro-organisme compte dans l’équilibre des écosystèmes urbains.

Selon les chercheuses, cette intégration permettrait de reconnaître officiellement le rôle écologique des micro-organismes dans la préservation des paysages fluviaux urbains. Cela pourrait aussi servir de levier pour renforcer les politiques de protection des cours d’eau en milieu urbain.