Quatre personnes ont péri et des pannes d’électricité ont touché six régions ukrainiennes lors des derniers bombardements russes, selon Le Monde.

Ce qu'il faut retenir

  • Quatre morts dans les frappes sur la ville de Dnipro, selon les autorités locales ukrainiennes.
  • Des coupures d’électricité signalées dans six oblasts (Soumy, Donetsk, Kharkiv, Zaporijia, Dnipropetrovsk et Poltava).
  • La compagnie Ukrenergo confirme les perturbations dans le réseau électrique national.
  • Les bombardements ciblent des infrastructures civiles, aggravant la crise humanitaire.

Quatre victimes civiles à Dnipro après une frappe russe

Les autorités locales de la ville de Dnipro, située dans la région de Dnipropetrovsk, ont annoncé ce jeudi 9 juillet 2026 la mort de quatre civils dans des bombardements russes. Selon un communiqué de la mairie, les frappes ont visé un quartier résidentiel en début de soirée. Les services de secours ont déploré quatre décès et plusieurs blessés, dont l’état de santé n’a pas été précisé. Les autorités ukrainiennes ont immédiatement condamné ces attaques, qualifiant ces frappes de « violences inacceptables contre les civils ».

Dnipro, troisième ville du pays, est régulièrement touchée par des frappes russes depuis le début de l’invasion à grande échelle en février 2022. La région de Dnipropetrovsk, sous contrôle ukrainien, reste un objectif stratégique pour Moscou en raison de son importance industrielle et logistique. Les autorités locales ont appelé la population à rester dans les abris et à suivre les consignes de sécurité.

Six régions ukrainiennes privées d’électricité après les frappes

Outre le bilan humain, les derniers bombardements ont provoqué des pannes d’électricité généralisées dans six oblasts ukrainiens, d’après les informations communiquées par la compagnie nationale Ukrenergo. Les régions concernées sont Soumy, Donetsk, Kharkiv, Zaporijia, Dnipropetrovsk et Poltava. Ces coupures, qui touchent aussi bien des zones urbaines que rurales, risquent d’aggraver les difficultés rencontrées par la population, notamment en matière d’accès à l’eau potable et aux soins.

Ukrenergo a précisé que les équipes techniques travaillent à rétablir le courant, mais n’a pas donné d’échéance précise pour la fin des perturbations. Les autorités ukrainiennes ont évoqué des « dégâts importants » sur les infrastructures électriques, sans fournir de détails supplémentaires. Ces pannes surviennent alors que l’Ukraine tente de stabiliser son réseau après des mois de tensions et de réparations partielles.

Une stratégie russe visant les infrastructures civiles

Les frappes récentes s’inscrivent dans une stratégie russe plus large visant à déstabiliser les infrastructures civiles en Ukraine, selon les analystes militaires. Depuis plusieurs semaines, Moscou intensifie ses attaques contre les réseaux électriques, les usines et les voies de communication, dans l’objectif de fragiliser la résistance ukrainienne. Ces méthodes, déjà observées lors des hivers 2022 et 2023, avaient alors plongé une partie du pays dans le noir pendant plusieurs semaines.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé ces attaques lors de son allocution quotidienne, soulignant que « chaque coup porté aux infrastructures est un coup porté à la survie des Ukrainiens ». L’Ukraine a appelé ses partenaires internationaux à renforcer leur aide militaire et humanitaire pour faire face à cette escalade. À Bruxelles, le haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères, Josep Borrell, a réaffirmé le soutien de l’Union européenne, tout en appelant à la « retenue » pour éviter une escalade incontrôlable.

Et maintenant ?

Les autorités ukrainiennes ont indiqué qu’elles pourraient décréter des mesures d’urgence dans les oblasts touchés par les coupures d’électricité, notamment pour assurer l’approvisionnement en eau et en nourriture des populations. D’ici à 48 heures, des inspections détaillées des infrastructures endommagées devraient être réalisées pour évaluer l’ampleur des réparations nécessaires. Côté russe, aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée, mais Moscou a régulièrement justifié ses frappes par la nécessité de « neutraliser les cibles militaires ukrainiennes ».

La situation reste sous haute surveillance, alors que les négociations pour un éventuel cessez-le-feu piétinent. La prochaine réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, prévue le 12 juillet, pourrait aborder les conséquences humanitaires de ces bombardements.

Ces attaques visent à affaiblir la résistance ukrainienne en privant la population de services essentiels, comme l’électricité et l’eau. Cette stratégie, déjà utilisée lors des hivers précédents, cherche à créer un climat de chaos et à pousser les autorités ukrainiennes à négocier sous pression. Les analystes estiment que Moscou espère ainsi fragiliser le moral des civils et des soldats.