La Cour d’assises de Maine-et-Loire a rendu son verdict ce jeudi 18 juin 2026 : Daniel Servant, un installateur de fibre optique, a été condamné à vingt ans de réclusion criminelle pour le viol d’un collégien de 15 ans commis dans la nuit du 3 au 4 février 2023, près d’Angers. Cette décision, prononcée après plusieurs jours d’audience, marque la fin d’un procès où l’accusé avait dénoncé « un acharnement judiciaire ». Selon Ouest France, les jurés ont retenu les faits de viol, commis dans un contexte où la victime, alors en pré-stage dans l’entreprise de Daniel Servant, avait été droguée à l’alcool avant d’être agressée.
Ce qu'il faut retenir
- Vingt ans de prison pour Daniel Servant, condamné pour le viol d’un mineur de 15 ans.
- L’agression a eu lieu dans la nuit du 3 au 4 février 2023, près d’Angers.
- La victime était en pré-stage dans l’entreprise de l’accusé au moment des faits.
- Daniel Servant a dénoncé « un acharnement judiciaire » lors de son procès.
- La Cour d’assises de Maine-et-Loire a rendu son verdict le 18 juin 2026.
Un procès marqué par la gravité des faits
Les débats devant la Cour d’assises de Maine-et-Loire ont mis en lumière la vulnérabilité de la victime, un collégien de 15 ans accueilli en pré-stage dans l’entreprise de Daniel Servant. Selon Ouest France, l’accusé aurait profité de l’état d’ébriété avancé du mineur, provoqué par l’absorption d’alcool, pour commettre l’agression. Les éléments à charge, incluant des témoignages et des preuves matérielles, ont convaincu les jurés de la réalité des faits. La procédure judiciaire avait été engagée après le dépôt de plainte des parents de la victime, qui avaient découvert les circonstances traumatisantes de l’agression quelques jours plus tard.
Durant l’audience, la défense de Daniel Servant avait tenté de minimiser sa responsabilité, évoquant des circonstances floues et un contexte mal interprété. Pourtant, les éléments présentés par l’accusation ont permis d’établir la préméditation et la gravité des actes commis. Les parties civiles, représentées par leurs avocats, ont demandé une peine exemplaire, soulignant l’impact durable des faits sur la vie de la victime.
Une condamnation à la hauteur de la gravité des faits
Le verdict de vingt ans de réclusion criminelle, assorti d’une période de sûreté, reflète la sévérité de la justice face à ce type d’infraction. La Cour a pris en compte non seulement la violence physique et psychologique subie par la victime, mais aussi l’abus de vulnérabilité lié à son jeune âge et à sa position de stagiaire. Selon Ouest France, les jurés ont également été sensibles aux circonstances aggravantes, notamment la consommation forcée d’alcool pour désinhiber la victime. La peine maximale encourue pour un viol sur mineur de moins de 15 ans est de trente ans de réclusion, mais les circonstances atténuantes avancées par la défense n’ont pas suffi à réduire la sanction.
Daniel Servant a immédiatement fait part de son intention de faire appel de la décision, qualifiant le procès d’« injuste » et dénonçant un « acharnement judiciaire ». Son avocat a indiqué que des éléments nouveaux pourraient être soulevés en appel, sans préciser lesquels pour l’instant. La procédure pourrait donc s’étendre sur plusieurs mois, voire années, avant un éventuel nouveau procès.
Réactions et perspectives
Les associations de défense des droits des mineurs ont salué la fermeté de la peine, tout en appelant à un accompagnement renforcé des victimes de violences sexuelles. « Cette condamnation envoie un signal fort contre l’impunité, mais il ne faut pas oublier le travail de reconstruction qui attend la victime », a déclaré une porte-parole de l’association « Justice et Paix ». De son côté, le parquet de Maine-et-Loire a rappelé que cette affaire illustrait les risques encourus par les mineurs vulnérables dans certains environnements professionnels. Les prochaines étapes judiciaires, notamment l’éventuel appel, seront suivies de près par les familles et les défenseurs des droits des enfants.
Cette décision survient dans un contexte où les violences sexuelles sur mineurs font l’objet d’une attention accrue de la part des autorités. En 2025, une circulaire ministérielle avait d’ailleurs renforcé les obligations des entreprises en matière de prévention des risques psychosociaux et de protection des jeunes travailleurs.
Daniel Servant a annoncé son intention de faire appel de la décision. La procédure pourrait donc être réexaminée devant la Cour d’assises d’appel dans les mois à venir. L’échéance exacte dépendra des délais de transmission du dossier et de la programmation de l’audience.