Vingt-deux pays, dont la France, les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie, ont conjointement appelé l’Iran à mettre fin aux attaques attribuées à des entités liées à Téhéran contre des cibles situées sur leurs territoires respectifs. Dans un communiqué rendu public ce jeudi 11 juin 2026, ces États condamnent les actions menées en Europe, en Amérique du Nord et en Océanie contre des dissidents iraniens, des journalistes ainsi que des membres des communautés juives et israéliennes. « La République islamique d’Iran doit cesser ces actes immédiatement », soulignent-ils, comme le rapporte BMF - International.
Ce qu'il faut retenir
- Un groupe de 22 pays, incluant la France, les États-Unis et plusieurs nations européennes, exige de l’Iran l’arrêt des attaques menées par des entités qui lui sont liées.
- Ces attaques visent des dissidents iraniens, des journalistes et des membres de communautés juives ou israéliennes en Europe, en Amérique du Nord et en Australie.
- Le communiqué cite spécifiquement le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), la Force Al-Qods, le ministère du renseignement iranien ainsi que des groupes soutenus par Téhéran.
- En France, le Parquet national antiterroriste enquête sur le rôle présumé d’un groupuscule pro-iranien dans un projet d’attentat déjoué visant le siège parisien de Bank of America en mars 2026.
Des attaques ciblées en Europe et au-delà
Les pays signataires dénoncent des tentatives de meurtre et autres actions malveillantes attribuées à des structures sous contrôle iranien, comme le Corps des gardiens de la révolution islamique, la Force Al-Qods ou encore le ministère du renseignement et de la sécurité. Ces attaques ont été recensées en Europe, en Amérique du Nord et en Australie, touchant notamment des dissidents, des journalistes et des membres de la communauté juive. Selon le communiqué, ces actes constituent une violation flagrante de la souveraineté des États concernés.
Parmi les groupes mentionnés, le Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiya (Hayi), soutenu par des intermédiaires proches de Téhéran, est pointé du doigt pour une série d’attaques revendiquées en Europe. Ce groupe, apparu récemment, a notamment revendiqué une attaque au couteau contre deux hommes juifs à Londres en avril 2026, ainsi qu’un incendie ayant détruit quatre ambulances de la communauté juive près d’une synagogue londonienne en mars 2026.
La France en première ligne face aux menaces
La France figure parmi les pays les plus exposés aux actions hostiles attribuées à des proxys iraniens. Le ministère des Affaires étrangères français a publié le texte du communiqué en français, soulignant la gravité de la situation. Sur le territoire national, le Parquet national antiterroriste mène actuellement une enquête sur le rôle présumé d’un groupuscule pro-iranien dans un projet d’attentat déjoué contre le siège parisien de Bank of America, survenu en mars 2026.
Les autorités françaises n’ont pas communiqué de détails supplémentaires sur l’enquête en cours, mais ont confirmé que les soupçons pèsent sur des individus liés à des réseaux soutenus par l’Iran. Ces révélations interviennent alors que les tensions entre Paris et Téhéran restent vives depuis plusieurs années, notamment en raison du soutien iranien à des groupes armés au Proche-Orient.
Une campagne coordonnée contre les communautés juives
Le communiqué des 22 pays met en lumière une campagne récente d’attaques ciblant spécifiquement les communautés juives en Europe. Le groupe Hayi a revendiqué plusieurs attaques contre des synagogues et des centres communautaires en Belgique et aux Pays-Bas, diffusant des vidéos de ces actes sur les réseaux sociaux. Ces actions s’inscrivent dans un contexte de montée des tensions antisémites en Europe, alimentée en partie par des rhétoriques radicales et des financements étrangers.
Les services de renseignement occidentaux surveillent de près l’évolution de ces groupes, dont les méthodes s’inspirent de celles utilisées par des organisations terroristes classiques. Leur capacité à opérer sur plusieurs continents en fait une menace transnationale, nécessitant une réponse coordonnée des États concernés.
« La République islamique d’Iran doit cesser ces actes immédiatement. Ces attaques menées sur le sol de nos pays sont inacceptables et violent les principes les plus fondamentaux du droit international. »
— Extrait du communiqué commun des 22 pays, publié le 11 juin 2026
Cette mobilisation intervient alors que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient restent à un niveau historiquement élevé, notamment en raison des conflits en cours en Syrie, au Yémen et en Irak. La question du respect de la souveraineté des États et de la lutte contre le terrorisme transnational pourrait dominer l’agenda diplomatique des prochains mois, alors que plusieurs échéances électorales approchent dans les pays occidentaux.
En France, où les services de renseignement surveillent de près la menace terroriste, les autorités ont réaffirmé leur détermination à protéger les lieux de culte et les institutions juives, tout en appelant à une vigilance accrue de la part de la population. Pour l’instant, aucun indice ne laisse présager une escalade immédiate, mais la situation reste sous haute surveillance.
Les 22 pays signataires incluent la France, les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Australie, la Belgique, le Canada, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Suède, le Danemark, la Finlande, la Norvège, la Pologne, la République tchèque, la Hongrie, la Lituanie, la Lettonie, l’Estonie, la Grèce et le Japon. Une liste variée reflétant l’ampleur de la préoccupation internationale face à ces agissements.