Selon RMC Sport, une série de violences a éclaté jeudi soir dans les rues de Paris, à la veille de la finale de la Coupe de France opposant Lens à Nice, prévue vendredi à 21 heures au Stade de France. Ces incidents ont fait six blessés, dont un dans un état grave, et ont conduit à l’interpellation de soixante-cinq supporters niçois, placés en garde à vue pour participation à un groupement en vue de commettre des violences.
Ce qu'il faut retenir
- Six personnes blessées, dont une grièvement, lors de violences à Paris jeudi soir.
- Les troubles ont éclaté dans le 10e arrondissement, près du Quai de Valmy, après une rixe entre supporters niçois et des passants.
- Soixante-cinq personnes interpellées et placées en garde à vue pour « participation à un groupement en vue de commettre des violences ».
- Armes blanches, armes par destination, cagoules et gants coqués saisis par les forces de l’ordre.
- Un important déploiement policier a permis de faire cesser rapidement les troubles.
Les affrontements sont survenus vers 23 h 30, alors qu’une centaine de supporters de l’OGC Nice, rassemblés d’abord dans un bar du 10e arrondissement, ont ensuite déambulé dans les rues avant de se diriger vers le Quai de Valmy. « Ils cherchaient manifestement à en découdre avec les badauds », précise un responsable policier cité par BFMTV, partenaire de RMC Sport pour le recueil des informations.
L’intervention des forces de l’ordre, rapidement déployées sur place, a permis de disperser les groupes et de mettre fin aux violences. Lors des contrôles, les policiers ont saisi des armes blanches et des armes par destination, ainsi que des équipements destinés à masquer l’identité des individus, comme des cagoules et des gants coqués. Parmi les interpellations, certaines personnes ont été placées en garde à vue pour des faits de violences ou de port d’arme prohibé.
Les six victimes des affrontements, dont l’identité n’a pas été révélée, ont été prises en charge par les secours. L’une d’elles, blessée grièvement, a nécessité une prise en charge médicale urgente. Les autres ont subi des blessures légères ou modérées. Aucune arrestation n’a été signalée côté Lens, mais les autorités n’excluent pas d’étendre les investigations si des éléments les y conduisent.
Un contexte tendu avant une finale sous haute surveillance
Ces violences surviennent dans un contexte particulièrement sensible, à la veille d’une finale de Coupe de France qui, traditionnellement, attire un grand nombre de supporters des deux camps. Le match opposant le RC Lens à l’OGC Nice, prévu à 21 heures au Stade de France, est placé sous haute surveillance par les autorités. Les forces de l’ordre prévoient un important dispositif pour éviter tout débordement, aussi bien à l’intérieur qu’aux abords du stade.
« Nous avons tiré les leçons des incidents survenus lors de précédentes finales », a indiqué une source proche du ministère de l’Intérieur. « Un dispositif spécifique a été mis en place pour encadrer les supporters », a-t-elle ajouté. Les organisateurs ont rappelé que l’accès aux tribunes était strictement réservé aux titulaires de billets, et que tout comportement violent serait sanctionné sans délai.
Des mesures préventives renforcées après les événements de Paris
Face à l’ampleur des violences enregistrées jeudi soir, les autorités parisiennes ont annoncé le renforcement des patrouilles dans les zones sensibles de la capitale. Les bars et établissements accueillant des supporters ont été invités à limiter leur affluence et à signaler tout rassemblement suspect aux forces de l’ordre. « Nous appelons les supporters à rester calmes et à éviter tout regroupement non autorisé », a déclaré un porte-parole de la Préfecture de Police de Paris.
Les clubs de Lens et de Nice, de leur côté, ont condamné fermement les débordements. « Nous condamnons sans réserve ces actes de violence », a réagi la direction de l’OGC Nice dans un communiqué. « Nos supporters sont invités à respecter les consignes de sécurité et à privilégier un comportement exemplaire ». Le RC Lens, par la voix de son président, a également exprimé sa solidarité envers les victimes et appelé au calme.
Le match de vendredi soir, qui opposera Lens à Nice, se déroulera sous une forte présence policière. Les autorités espèrent que les violences de jeudi resteront sans lendemain et que la finale se déroulera dans le calme, conformément aux attentes des organisateurs et des supporters.
Les supporters placés en garde à vue risquent des poursuites pour « participation à un groupement en vue de commettre des violences », un délit puni jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. En cas de condamnation pour port d’arme ou blessures, les peines peuvent être alourdies.