Depuis 2019, La Turballe, port emblématique de la presqu’île guérandaise, s’est dotée d’une ambassadrice aussi passionnée que discrète : Diana Chamasova. Chargée de faire découvrir les coulisses de la criée et de son musée de la pêche perché sur le toit de la halle à marée, cette guide s’est imposée comme une figure incontournable pour les visiteurs en quête d’authenticité, comme le rapporte Ouest France.

Ce qu'il faut retenir

  • Diana Chamasova est guide officielle à La Turballe depuis 2019.
  • La criée de La Turballe, cœur battant du port, propose des visites guidées pour le grand public.
  • Un musée de la pêche, modeste mais complet, est installé sur le toit de la halle à marée.
  • Les visites permettent de découvrir les méthodes de pêche locales et l’histoire maritime du territoire.
  • La Turballe est un port de pêche actif, intégré à l’économie locale et touristique de la presqu’île.

La criée de La Turballe, un lieu vivant à explorer

La criée de La Turballe, située en plein cœur du port, est bien plus qu’un simple marché aux poissons. C’est un lieu où se croisent chaque jour pêcheurs, mareyeurs et consommateurs, où l’on achète et vend les produits de la mer fraîchement débarqués. Diana Chamasova, guide depuis sept ans, connaît les moindres recoins de ce site industriel et touristique. Elle y mène des visites commentées, destinées à faire comprendre le fonctionnement d’une criée moderne et ses enjeux économiques. Ouest France souligne que ces parcours sont particulièrement appréciés des familles et des touristes souhaitant s’immerger dans l’univers maritime local.

Le port de La Turballe, l’un des plus importants de Loire-Atlantique, joue un rôle clé dans l’approvisionnement en produits de la mer de la région. Chaque année, des milliers de tonnes de poissons, coquillages et crustacés y sont débarqués, avant d’être redistribués vers les circuits de vente locaux et nationaux. Les visites organisées par Diana Chamasova permettent d’assister, selon les jours, à l’arrivée des bateaux de pêche ou à la vente aux enchères, deux étapes spectaculaires du cycle maritime.

Un musée de la pêche perché sur le toit de la criée

Perchée sur le toit de la halle à marée, une petite structure abrite le musée de la pêche de La Turballe. Ce musée, bien que modeste en taille, offre un concentré d’histoire et de savoir-faire liés à la pêche artisanale et industrielle. Les visiteurs y découvrent des outils anciens, des maquettes de bateaux, ainsi que des témoignages sur l’évolution des techniques de pêche au fil des siècles. Diana Chamasova y consacre une partie de ses visites, en expliquant comment les pêcheurs locaux ont su s’adapter aux changements économiques et environnementaux.

Le musée, ouvert en même temps que la criée, attire chaque année des milliers de visiteurs. Il constitue une porte d’entrée idéale pour comprendre l’importance historique et culturelle de la pêche à La Turballe. Ouest France précise que l’espace, bien que petit, est conçu pour être accessible et pédagogique, avec des supports visuels et des objets mis en valeur pour toucher tous les publics, des enfants aux seniors.

Une guide passionnée au service du patrimoine maritime

Recrutée en 2019, Diana Chamasova a rapidement su se faire remarquer par son enthousiasme et sa connaissance approfondie du milieu maritime. Originaire d’un pays de tradition halieutique, elle a su mettre à profit son expérience pour enrichir les visites proposées à La Turballe. Selon les propos rapportés par Ouest France, elle aime à rappeler que « la pêche, ce n’est pas seulement une activité économique, c’est aussi un patrimoine vivant, fait de savoir-faire et de traditions ».

Ses interventions ne se limitent pas à la simple présentation des lieux. Elle aborde aussi les défis auxquels fait face le secteur, comme la raréfaction de certaines espèces ou la nécessité de concilier exploitation et préservation des ressources. Pour elle, chaque visite est l’occasion de sensibiliser le public à ces enjeux, tout en valorisant le travail des pêcheurs et des mareyeurs locaux. « On parle souvent de la mer comme d’une ressource inépuisable, mais ici, on montre qu’elle est aussi fragile et précieuse », explique-t-elle.

Et maintenant ?

Les visites guidées organisées par Diana Chamasova devraient se poursuivre tout au long de l’été, période où le port de La Turballe connaît un afflux de touristes. D’ici la fin de l’année, la commune et les acteurs locaux pourraient étudier l’opportunité d’étendre l’offre de visites, notamment en intégrant des parcours plus longs ou des ateliers pratiques. Une réflexion est également engagée sur la modernisation des supports du musée, afin d’enrichir l’expérience des visiteurs. Reste à voir si ces projets aboutiront, dans un contexte où les financements publics restent serrés.

Avec son musée et sa criée en activité, La Turballe confirme son statut de destination incontournable pour les amateurs de patrimoine maritime. Et grâce à des guides comme Diana Chamasova, le lien entre les habitants, les pêcheurs et les visiteurs ne cesse de se renforcer, pour le plus grand bénéfice de tous.

Les visites sont organisées principalement en saison estivale, avec des créneaux proposés en matinée et en après-midi. Les horaires précis et les réservations peuvent être consultés directement sur le site de l’office de tourisme de La Turballe ou en contactant la mairie.