Un concours de recrutement pour les futurs magistrats malgaches, initialement prévu pour mi-mars 2026, reste suspendu après la découverte de fraudes massives lors des épreuves écrites organisées en décembre 2025 à Antananarivo. Selon RFI, 196 candidats déclarés admissibles n’ont pas pu accéder aux épreuves orales en raison de ces irrégularités, plongeant des années de préparation dans l’incertitude. Six personnes ont depuis été présentées à la justice pour des faits de corruption active et passive, mais aucune date de reprogrammation n’a été communiquée.

Ce qu'il faut retenir

  • 196 candidats admissibles au concours des élèves magistrats n’ont pas pu passer les oraux en mars 2026 à cause de fraudes aux écrits de décembre 2025.
  • Six suspects ont été déférés devant la justice pour corruption active et passive.
  • Aucune date de reprogrammation des oraux n’a été annoncée à ce jour.
  • Les candidats craignent une annulation pure et simple du concours, ce qui anéantirait des années de travail.
  • Les épreuves écrites se sont déroulées à Antananarivo en décembre 2025.

Le concours de recrutement des élèves magistrats à Madagascar traverse une crise sans précédent. Initialement organisé pour sélectionner les futurs professionnels du droit, il a été entaché par des irrégularités lors des épreuves écrites, qui se sont tenues en décembre 2025 dans la capitale, Antananarivo. RFI rapporte que 196 candidats, pourtant déclarés admissibles, n’ont pas pu accéder aux épreuves orales prévues pour mars 2026, en raison de ces fraudes. Les autorités judiciaires ont depuis ouvert une enquête et présenté six suspects à la justice pour des faits de corruption active et passive.

Pourtant, malgré ces avancées judiciaires, le processus de recrutement reste au point mort. Aucune date de reprogrammation des épreuves orales n’a été communiquée aux candidats, ce qui plonge ces derniers dans une attente angoissante. « Nous avons passé des années à nous préparer, et aujourd’hui, tout est remis en question », a déclaré un candidat sous couvert d’anonymat. Les craintes d’une annulation pure et simple du concours grandissent, alors que les résultats des écrits, initialement prévus pour nourrir l’espoir des candidats, se sont transformés en un sujet de préoccupation majeure.

Du côté des autorités, aucune communication officielle n’a été faite depuis l’ouverture de l’enquête. Les six suspects, dont l’identité n’a pas été révélée, ont été déférés devant la justice pour répondre des accusations de corruption. « Les investigations se poursuivent pour établir l’ampleur des fraudes et identifier d’éventuels complices », a indiqué un porte-parole du parquet d’Antananarivo, cité par RFI. Pour l’instant, les candidats restent dans l’expectative, sans savoir s’ils pourront un jour concrétiser leur rêve de devenir magistrats.

Et maintenant ?

La situation devrait évoluer dans les prochaines semaines, à mesure que l’enquête judiciaire progresse. Les autorités pourraient annoncer une reprogrammation des épreuves orales d’ici la fin du mois de mai 2026, si les investigations permettent d’établir la fiabilité des résultats des écrits. Cependant, une annulation définitive du concours n’est pas exclue, ce qui contraindrait les candidats à repasser l’intégralité des épreuves. La transparence des autorités sera déterminante pour rétablir la confiance dans le processus de recrutement.

Cette affaire soulève des questions sur la gestion des concours publics à Madagascar, où les soupçons de fraudes dans les examens ne sont pas rares. Les candidats, qui ont investi temps et énergie dans leur préparation, attendent désormais des réponses claires. Reste à savoir si les autorités parviendront à sauver ce concours, ou si cette promotion de futurs magistrats sera tout simplement annulée.

Les six suspects présentés à la justice pour corruption active et passive devraient être jugés dans les prochains mois. L’enquête se poursuit pour identifier d’éventuels autres complices et établir l’ampleur exacte des fraudes.

Aucune information n’a été communiquée à ce jour sur une éventuelle annulation pure et simple du concours. Les candidats espèrent une reprogrammation des épreuves orales, mais une répétition des écrits n’est pas exclue si les résultats sont jugés non fiables.